Archives Actualités

Compétitions
Résultats
Bilans
Live

Sophie Duarte : « Il me tarde d’y être »

3 Décembre 2013

Sophie Duarte : « Il me tarde d’y être »

5e voilà dix jours du cross de l’Acier devant la double championne d’Europe de la spécialité, l’Irlandaise Fionnuala Britton, Sophie Duarte, déjà 2e du cross d’Allonnes une semaine plus tôt,  pointe comme une des athlètes en forme cet automne. Ce dimanche 8 décembre, à Belgrade, elle fera partie des meilleures chances bleues à l’occasion des Europe de cross. Elle évoque ses ambitions, son passage sur 5000 m, le marathon…

Athle.fr : Sophie, visiblement, vous tenez la forme. Vous semblez même en progrès par rapport à l’an passé…
Sophie Duarte : Oui, je suis satisfaite de mes deux courses de rentrée, je me sens bien et la préparation s’est bien déroulée. Et oui, je me sens plus forte que l’an dernier. J’étais alors dans une phase de transition car je débutais avec David (ndlr : Heath, son entraîneur depuis 2011). J’ai depuis beaucoup travaillé le 5000 - 10000, et cela compte. Et là, je sors d’un bon été, avec les Mondiaux de Moscou (où elle a disputé les séries du 5000 m). Depuis 2007, j’ai acquis pas mal d’expérience, disputé des championnats du Monde… Je le ressens.

Vous avez été surprise d’atteindre les 15’14’57 sur 5000 m, pour votre première année post 3000 steeple ?
Non, car je savais ce que je faisais à l’entraînement quand j’avais réalisé 9’25 au steeple, j’avais des repères. Je me situais bien dans les séances avec d’autres filles ou garçons, et j’ai toujours été pas mal sur le foncier. Et puis, j’avais déjà terminé deux fois sixième aux Europe de cross, où on voit beaucoup de bonnes coureuses du 1500 au marathon.

Justement, après ces deux 6e places en 2011 et 2012, le rendez-vous de Belgrade dimanche doit vous donner des idées…
Individuellement, je peux viser une bonne place, mais comme Britton, Felix (la Portugaise vice-championne d’Europe 2012), ou Belete (la Belge 4e l’an passé à Budapest)… Je me sens bien, mais je vais botter en touche : je ne suis pas favorite (rires). Britton vient d’ailleurs de dire qu’avec deux kilomètres en plus, ce serait une toute autre course qu’à l’Acier, alors… de toute façon, cela reste un championnat : les positions et les places ne sont jamais les mêmes que sur la course d’avant. Mais c’est vrai que je me sens bien, et qu’il me tarde d’y être. Je vise forcément quelque chose de beau. C’est excitant.

Côté collectif, les féminines semblent aussi en mesure de jouer un rôle, d’autant que l’équipe semble vraiment soudée…
C’est une nouvelle dimension qu’a apportée le DTN, Ghani Yalouz. Il impulse une notion d’équipe, et une vraie dynamique s’est créée à travers les échanges, les discours et les actes. L’encadrement l’impulse aussi. Nous, les filles, avons aujourd’hui une ambition collective, comme c’était le cas l’an passé aux Mondiaux de cross.

Si on regarde plus loin, vous avez évoqué ces derniers temps vos envies de passer sur marathon. Dès cette saison ?
Disons qu’il y a déjà l’été prochain un championnat majeur avec les Europe sur piste, et je veux croire que j’en serai puisque j’étais aux Mondiaux l’été dernier. Cette première saison sur 5000 m’a beaucoup plu. J’y ai pris énormément de plaisir. Mais le marathon reste d’actualité, et il y en aura un au programme durant l’année 2014. Sans doute à l’automne… C’est très français de dire que quand on fait du marathon, on ne peut plus courir sur 5000 ou 1500 m. Mais mon coach et moi, nous pensons que cela n’est pas incompatible, même si cela ne s’improvise pas. Mais j’ai mon plan en tête…

Propos recueillis par Cyril Pocréaux pour athle.fr

Retrouvez la biographie de Sophie en cliquant ici

Retrouvez tous les reportages, interviews et résultats de l’athlétisme en vous abonnant sur ce site à Athlétisme Magazine, le mensuel de référence de l’athlétisme français. Cliquez ici !!