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Mars 2002

Nicolas Figère
« J’ai déjà retrouvé une grande partie de mes sensations »
L’actualité hivernale n’est pas constituée que de performances en salle ou en cross. Avec le critérium national des lancers longs et le challenge européen, les lanceurs ont l’occasion de jauger leur forme à quelques mois des grands rendez-vous de l’été. Nicolas Figère, le champion de France en titre du marteau, en a profité pour confirmer son statut de lanceur de niveau mondial en passant plusieurs fois la barre des 77 m.

Athlé.com : Nicolas, vous avez lancé à 77,68 au challenge européen des lancers longs de Puzla, en Croatie, ce week-end. Cette performance est-elle conforme à ce que vous espériez ?
Nicolas Figère
: Oui, tout à fait, d’autant que ce n’est pas ma meilleure marque de la saison. J’avais déjà lancé à 78,15 m en Russie cet hiver. Mais ce qui me satisfait surtout, c’est la progression par rapport à l’an passé. J’avais alors terminé 5è du challenge en lançant à 75m, me voilà 4è à plus de 77 m. C’est encourageant, même si j’ai eu un peu de mal à entrer dans le concours.

Quel était votre objectif, en cette période hivernale ?
- D’être meilleur que l’an dernier à la même époque, tout simplement. J’avais dû attendre la période de mars – avril pour atteindre les 76 m. Actuellement, j’ai déjà retrouvé toutes ces sensations et dépassé ce niveau. Surtout, je suis régulier à 77 m ou au-delà. C’est une grande satisfaction.

Les lanceurs, en particulier ceux qui pratiquent les lancers longs, effectuent généralement un gros travail physique en hiver. N’est-ce pas difficilement compatible avec des compétitions ?
- Non, car le critérium national ou le challenge européen des lancers sont des coupures nécessaires dans notre préparation. Cela nous donne des objectifs, alors que nous travaillons tout l’hiver dans des conditions peu évidentes, sous la pluie, le froid ou la neige. Ces compétitions permettent de rester motivé. J’espère d’ailleurs que, comme il en est question, le critérium national prendra l’an prochain le titre de championnats de France d’hiver, et que le challenge européen sera lui aussi baptisé championnat d’Europe.

Enfin, si nous travaillons beaucoup le physique, nous ne délaissons pas la technique, et participer à un concours permet aussi de franchir un palier de ce côté-là.

Après un tel hiver, on imagine que vous ne manquez pas d’ambitions pour cet été…
- Le premier objectif sera de conserver mon titre de champion de France. Ensuite, il y aura bien sûr les championnats d’Europe. En terme de performance comme de place, il me faudra encore progresser, et passer, en tout cas, le stade des qualifications. Enfin, j’espère que cette saison sera l’occasion de me frotter plus régulièrement aux meilleurs mondiaux : le marteau est au programme du Grand Prix, et j’aimerais participer au plus grand nombre de meetings possibles. On y gagne toujours en expérience.

Propos recueillis par Cyril Pocréaux


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