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Résumé du Dimanche 31 Août

Une fin en apothéose

L’athlétisme français a désormais presque toutes les qualités. Il sait gagner l’or, l’argent et le bronze, en individuel ou en groupe. Il sait trouver la route du podium en course et dans les concours, en relais et dans les épreuves combinées. Il sait commencer fort, et terminer en beauté. Chapeau.

Dimanche 31 août, la dernière épreuve des championnats du monde a offert à l’équipe de France sa septième médaille. Une médaille attendue, espérée, rêvée par tout un stade. Leslie Djhone, Naman Keita, Stéphane Diagana et Marc Raquil ont été chercher la deuxième place du 4x400 m, à un souffle des Américains, pourtant annoncés intouchables. Les quatre garçons, habités par la même rage de vaincre, ont tout donné, comme ils savent le faire. A l’attaque de la dernière ligne droite, Marc Raquil a avalé le Jamaïcain Michaël Blackwood, avant de fondre sur l’Américain Jerome Young, sacré quelques jours plus tôt sur 400 m. On l’a cru un instant capable de le priver du titre, mais huit petits centièmes de seconde ont manqué au relais français pour réaliser l’impossible. 2’58’’88 pour les Etats-Unis, 2’58’’96 pour les Français. Le record de France (3’00’’09 en 1993) n’est pas seulement battu, il vole en éclats.

« Quand j’ai entendu le public crier « Allez les Bleus », j’ai regardé la tête des Américains, explique Stéphane Diagana. Et j’ai vu qu’ils étaient en train de réaliser que ce serait encore plus difficile que prévu ». Quatrième dix ans plus tôt à Stuttgart, le 4x400 m français s’était souvent approché du podium, aux championnats du monde, mais sans jamais l’atteindre. Cette fois, le talent de ces quatre coureurs et le support d’un public en ébullition, véritable cinquième homme de l’équipe, ont accompli des miracles. « Cette médaille, elle est pour vous, a lâché Marc Raquil en bouclant son tour d’honneur ». Pour le public du Stade de France, et pour un athlétisme français classé cinquième dans le tableau des médailles, derrière les Etats-Unis, la Russie, l’Ethiopie et le Bélarus.

A la différence de la course masculine, le marathon féminin n’a pas attendu longtemps avant de pousser la pédale de l’accélérateur. La course s’est emballée dès les premiers kilomètres. Les Françaises ont suivi le train, avec audace, sans craindre pour la suite. Fatima Yvelain et Rakiya Maraoui-Quetier ont même navigué un long moment dans les eaux de la meilleure performance française, détenue par Chantal Dallenbach en 2 h 28’27. Mais, aux deux tiers du parcours, la première a craqué, alors que la seconde se retrouvait trop esseulée pour conserver la même allure. A l’arrivée, Rakiya Maraoui-Quetier hérite de la 21ème place, en 2 h 31’23, loin derrière la Kenyane Catherine Ndereba, la championne du monde (2 h 23’55). « J’ai eu des douleurs à l’estomac, au début, mais elles ont disparu vers le 25ème kilomètre. Mais j’étais trop seule. En étant dans un groupe, j’aurais peut-être pu battre le record de France. L’entrée sur le stade a été extraordinaire. Je me suis même fait doubler en regardant un peu trop longuement tout ce public ». Fatima Yvelain, 34ème en 2 h 36’20, et Zahia Dahmani, 48ème en 2 h 40’34, complètent un trop finalement classé huitième. Hafida Gadi, perturbée par de violentes douleurs à l’estomac, termine 54ème, en 2 h 45’53. Fatima Hajjami, elle, a été contrainte à l’abandon.

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