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A quelques centimètres du bonheur

Treize centimètres ont manqué à Karl Taillepierre, en finale du triple saut, pour offrir à la France sa quatrième médaille des championnats du monde. Cinquième, il a aperçu le podium de très près. L’un des grands moments, côté français, d’une journée sans fausse note, où Mehdi Baala sur 800 m, Ladji Doucouré au 110 m haies, et Christine Arron sur 200 m, ont tous continué leur route.

Karl Taillepierre peut nourrir quelques regrets. Un moment en tête de la finale du triple saut, longtemps en position de monter sur le podium, l’élève de Jean-Hervé Stievenart est passé tout près de l’exploit. A son deuxième essai, un saut à 17,27 m, avec un vent parfait ( + 2 m/sec) lui a fait entrevoir un coin de ciel bleu, dans un ciel toujours aussi hostile. Mais la suite du concours l’a repoussé à la cinquième place. Dommage. Mais sa soirée restera comme l’une des plus réussies de sa carrière. Pour sa première finale internationale, Karl Taillepierre a fait mieux que se défendre. Il se glisse parmi les grands de sa discipline. Et s’offre cinq sauts, pas un de moins, au-delà de la limite des 17 mètres, dont quatre réussis avec un vent régulière. Une éclatante confirmation de ses 17,45 m des championnats de France.

Ladji Doucouré, lui, avance dans la compétition ventre à terre, solide sur ses jambes et le sourire aux lèvres. Renaud Longuèvre, son entraîneur, n’avait jamais caché que la demi-finale du 110 m haies lui semblait constituer l’obstacle le plus périlleux. Son athlète l’a franchi sans une angoisse. Il remporte sa course, en 13’’35, malgré des fautes sur les huitième et neuvième haies. La finale, vendredi soir, s’annonce comme l’un des sommets de la compétition. Ladji Doucouré y sera opposé, notamment, au Chinois Liu Xiang, et aux Américains Allen Johnson, Dominique Arnold et Terrence Trammell. « Pour moi, ce sera le meeting d’Helsinki, je vais tout lâcher », a-t-il promis. Du grand spectacle en perspective.

« Ma médaille m’a libérée pour la suite de la compétition », avait promis Christine Arron à sa descente du podium du 100 m. A l’évidence, le propos n’était pas excessif. Preuve en a été donnée dans la première demi-finale du 200 m. Très bien partie, la Française a accompli une course solide et convaincante, ne relâchant jamais son effort, avec la volonté de réussir un chrono pour s’assurer un bon couloir en finale. Résultat : 22’’45, le meilleur des temps des deux demi-finales, contre un vent soufflant à 2,70 m/seconde. Christine Arron n’avait encore jamais atteint une finale mondiale sur cette distance. Elle l’abordera, vendredi, avec la certitude que tout peut arriver. Y compris le meilleur.

Mehdi Baala peut dormir du sommeil du juste. Sa décision de s’aligner sur 800 m, après son échec en demi-finale du 1500 m, était la bonne. Engagé dans la deuxième série, il a fait preuve d’une grande maîtrise, pour boucler les deux tours de piste avec autorité. Et en vainqueur, signant un chrono à 1’46’’57, le troisième plus rapide de la soirée. Moins observé que sur la distance supérieure, déterminé à « rebondir », le Strasbourgeois a promis d’aborder la demi-finale, vendredi, « comme s’il s’agissait d’une finale ». Il espère une course fluide. Et se dit prêt à se « mettre à l’agonie » pour gagner sa place parmi les huit finalistes.

 Alain Mercier

 














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