MES ACCÈS
Compétitions en direct (3)

 

Bouchra Ghezielle, la divine surprise

Une nouvelle médaille, pour Bouchra Ghezielle sur 1500 m, et deux places de finalistes, pour Mehdi Baala au 800 m et le 4x400 m masculin, sont venues s’ajouter, dimanche, au bilan de l’Equipe de France. A l’heure du baisser de rideau, la France peut avoir le sourire : sept médailles, dix-huit finalistes. Le meilleur résultat collectif pour des championnats du monde à l’extérieur.

Le demi-fond féminin français peut sourire de ses belles dents : il possède avec Bouchra Ghezielle une spécialiste du 1500 m au mental bien trempée. Pour sa première participation aux championnats du monde, elle avait gagné avec assurance sa place pour la finale. Dimanche, elle a su s’y faire remarquer, malgré la présence sur la piste de quatre Russes assez larges d’épaules pour dresser un mur infranchissable. Un moment enfermée, l’ancienne Marocaine, naturalisée française en tout début d’année, a sorti sa pointe de vitesse au meilleur moment, dans les cinquante derniers mètres. Bilan : une quatrième place, en 4’02’’45.

Sur le moment, la jeune femme s’est était pleinement satisfaite. « J’ai encore beaucoup à apprendre, techniquement et physiquement, expliquait-elle après la course. Mais je suis fière d’avoir si bien représenté la France ». Près d’une heure et demie plus tard, une réclamation déposée par le Bahreïn bouleversait le classement. Pour avoir bousculé Maryam Yusuf Jamal, la Russe Yuliya Chizhenko, classée deuxième, se voyait déclassée. Bouchra Ghezielle héritait de la médaille de bronze. L’une des plus réjouissantes surprises françaises de ces championnats du monde.

A elle seule, sa place en finale du 800 m avait déjà valeur de performance pour Mehdi Baala. Elle apportait la preuve, sans réserve, de sa capacité à surmonter une déception, un échec, une profonde désillusion, et se redessiner en quelques poignées d’heures un profil de conquérant. Pour sa première finale mondiale sur cette distance, le Strasbourgeois n’a jamais semblé en mesure de jouer les premiers rôles. Le train enlevé du premier tour (52’’48) l’a mis en difficulté, puis il a peiné à trouver la meilleure attitude, dans une course tactique et truffée de pièges. A l’arrivée, sa sixième place, en 1’45’’32, lui laisse un sentiment mitigé. « Mais je me suis battu, je me suis fait mal, j’ai donné le maximum, dit-il. C’est l’essentiel ».

A Helsinki, Mehdi Baala a appris que le mental se travaille, au quotidien, avec la même application mise à entraîner le corps. Une leçon certainement décisive pour la suite de sa carrière.

Pas de miracle, en revanche, pour le relais 4x400 m. Leslie Djhone, Naman Keita, Abderrahim El Haouzy et Marc Raquil n’ont jamais réussi, malgré leur mental et leur envie de bien faire, à se mêler à la lutte pour le podium. Ils héritent de la sixième place, en 3’03’’10, très légèrement moins bien que la veille en série.

Le rideau est tombé, dimanche soir, sur les 10èmes championnats du monde d’athlétisme. Arrivée à Helsinki en croyant fort en son étoile, l’Equipe de France en repart les poche pleines et la fierté au visage. Sept médailles, dix-huit places de finalistes, et un rang de sixième au classement des médailles. Le meilleur résultat de son histoire dans des Mondiaux disputés hors du pays. Les prochains championnats d’Europe, à Göteborg en 2006, s’annoncent sous les meilleurs auspices. On a hâte d’y être.

 Alain Mercier

  

 














Saison internationale 2005
Bilan mondial 2005
Bilan français 2005
Bilan français tous temps

INFORMATIONSFORMATIONCOMMUNAUTÉBASES DE DONNÉESMÉDICALBOUTIQUE
NOS PARTENAIRES
CONDITIONS D'UTILISATION MENTIONS LÉGALES CONTACTS