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6 août 2005 - Christine Arron : « Une victoire serait une revanche »

Athle.com : Christine, vous abordez ces championnats du monde en étant invaincue en Golden League…
C
hristine Arron (elle coupe) : Oui, mais il ne faut pas oublier que j’ai perdu une course, à Lausanne, où j’ai pris la troisième place. Et puis, les compteurs sont remis à zéro, avant un grand championnat. Rien n’est fait, il faut rester très vigilant.

Quelles adversaires vous semblent les plus dangereuses ?
Oh, ce sont toujours un peu les mêmes : Chandra Sturrup, Lauryn Williams, les Jamaïcaines…

Et la Biélorusse Yuliya Nesterenko, la championne olympique d’Athènes ?
Non, Nesterenko ne m’intéresse pas. Elle n’a couru qu’une seule fois, cette saison, en 11’’47. Je ne sais pas ce qu’elle fait, je ne sais pas comment elle se prépare. Mais si elle réalise 10’’90 dès la série, je serais en droit de me poser des questions à son sujet.

Comment vous sentez-vous, cette saison ? Plus forte que l’an passé ?
Plus forte, oui. J’ai un peu plus d’expérience. Et, surtout, j’ai confiance dans le travail effectué cette année. J’en ai fait un peu plus, à l’entraînement. J’ai gagné en puissance, en technique, j’ai vraiment bien bossé. J’ai de meilleures sensations que l’an passé. Je sais que certaines choses se sont mises en place. Je me rapproche de plus en plus de ce que j’ai connu en 1998, l’année de mon record d’Europe du 100 m (10’’73).

A quoi attribuez-vous ces progrès, ces sensations améliorées, cette régularité dans les performances ?
Je l’ai dit, au travail. En mai, notamment, je me suis entraînée comme jamais à mon retour de Guadeloupe. J’ai effectué un cycle de musculation, en excentrique, comme je n’en avais encore jamais connu. Je me suis mise dans le rouge, j’étais vraiment à la limite. Les charges étaient énormes, jusqu’à 590 kilos à la presse. Je ne pourrai pas en supporter l’équivalent la saison prochaine.

Le départ reste votre point faible ?
Oui, mais je sais désormais que je peux compenser un mauvais départ par ma capacité d’accélération dans la course. J’ai compris que je ne devais pas me relever tout de suite après un mauvais temps de réaction. A Oslo, fin juillet, Guy (Ontanon) a trouvé mon départ vraiment « vilain », selon ses propres termes, mais j’ai quand même gagné la course. J’avais su me re-concentrer pour bien terminer. Cette année, je peux compenser une mauvaise mise en action.

Vous êtes toujours en course pour le jackpot de la Golden League, et en piste pour un titre mondial du 100 m. Entre ces deux objectifs, lequel vous semble le plus accessible ?
(Rires) La difficulté est comparable, mais il n’y a pas la même chose au bout ! En Golden League, le jackpot est d’un million de dollars. Ici, il s’agit d’une médaille d’or. A choisir, je préfère de loin le titre mondial. Mais je sais que toutes les filles veulent la même chose. Et, en Golden League, elles veulent toutes me battre pour m’empêcher de terminer invaincue.

Dans quel état de fraîcheur abordez-vous ces championnats du monde ?
Tout va bien. J’ai beaucoup couru au mois de juillet, avec une compétition chaque week-end. Je ne crois pas avoir déjà enchaîné autant de courses dans ma carrière. Mais j’ai débuté ma saison assez tard. Je pense donc ne pas avoir exprimé tout mon potentiel cette saison. Depuis mon arrivée à Helsinki, j’ai d’abord pris soin de récupérer de la fatigue du voyage, puis j’ai effectué une bonne séance d’entraînement jeudi. Et pris une journée de repos ce vendredi, veille des deux premiers tours du 100 m.

Si vous l’emportez, lundi soir, en finale, du 100 m, quelle signification aurait votre victoire ?
Une victoire, ce serait une revanche. Sur tout, sur plein de choses. Une grande joie, aussi, mais avant tout une revanche.

Propos recueillis à Helsinki par Alain Mercier, pour athle.com

 















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