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7 août 2005 - Bouabdellah Tahri : « Il ne faut pas marginaliser un championnat du monde »

Athle.com : Vous disputez à Helsinki vos quatrièmes championnats du monde. Cela fait de vous l’un des anciens de l’équipe de France…
Bouabdellah Tahri : C’est vrai, ce sont mes quatrièmes. Je commence à avoir une petite expérience. J’appréhende mieux la compétition, je suis plus cool, moins stressé. Je sais qu’il ne faut pas marginaliser un tel évènement, mais l’aborder comme n’importe quelle autre compétition.

Vous avez confiance ?
Oui. Je suis arrivé à Helsinki avec plus de confiance que l’an passé aux Jeux d’Athènes. Très concentré, mais aussi assez confiant. C’est le résultat, je crois, des expériences personnelles vécues ces dernières années, depuis que j’ai pris la décision d’aller m’entraîner à l’étranger, seul, pour des séjours aux Etats-Unis et au Kenya. J’arrive à maturité.

Le Kenya, justement, vous y êtes allé ces deux dernières années. Qu’avez-vous retiré de ces longs séjours au contact des coureurs kenyans ?
Au Kenya, j’ai appris à occuper le temps,  à m’ouvrir sur autre chose, à m’instruire. Là-bas, le temps passe différemment. Et j’y suis seul. Alors, je prends un bouquin, et je passe des heures à lire. Ca permet de ne pas penser, vivre et respirer athlétisme du matin jusqu’au soir. Et c’est plus enrichissant que d’allumer sa télé ou brancher sa console de jeux.

Vous aimez la solitude ?
Oui, j’en ai besoin. J’ai besoin de partir, d’être seul, de me retrouver. Ces séjours me font beaucoup de bien.

Revenons à votre saison. Jusque-là, a-t-elle répondu à vos attentes ?
J’ai couru trois 3000 m steeple avant d’arriver à Helsinki. J’ai gagné à Ostrava, j’ai réalisé 8’09’’ à Oslo, et je bats le champion olympique à Stockholm. C’est la première fois de ma carrière que je suis capable de descendre deux fois sous les 8’10’’. C’est une barrière franchie. Et la preuve d’une progression. Mais, au-delà du chrono, c’est surtout la place qui compte à mes yeux. Gagner à Ostrava en 8’18’’, c’est plus fort que terminer 5ème à Rome en moins de 8’10’’.

Aujourd’hui, qui s’occupe de votre entraînement ?
Un Allemand, Dieter Hogan. Il entraîne des coureurs kenyans depuis une quinzaine d’années. Avec lui, je marche au pas, c’est la rigueur allemande. Mais cela me convient. Et puis, je peux m’entraîner en groupe, avec tous ses athlètes. Même si je suis le seul de son équipe à être présent aux championnats du monde.

Comment voyez-vous le 3000 m steeple des championnats du monde ?
Comme d’habitude, très relevé, très difficile. Les Kenyans sont de plus en plus nombreux, avec tous ceux qui portent les couleurs du Qatar et de Bahreïn. Mais ils sont comme nous, ils appréhendent, comme tous les autres, au départ de la course. Moi, je suis sixième mondial, je jouerai ma chance à fond. Les choses s’annoncent extrêmement difficiles dès la demi-finale. Ensuite, en finale, tout peut arriver, tous les scénarios sont possibles. Avec les Kenyans, on ne peut jamais savoir quelle tournure prendra la course. Il faut en être conscient, et se préparer à tout. Je ne vais adopter une tactique précise, j’aviserai au moment présent.

Propos recueillis à Helsinki par Alain Mercier, pour athle.com  

 















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