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10 août 2005 : Ladji Doucouré : « Il faudra être le plus malin »

Athle.com : Comment avez-vous vécu les premières journées des championnats du monde, avant votre entrée en compétition ?
Ladji Doucouré : C’était difficile. J’ai mal dormi au début, j’étais fatigué. Et l’attente est longue. J’en ai l’habitude, c’est toujours ainsi, mais rester au village, lorsque les autres sont déjà dans l’action, n’est jamais facile. En plus, le temps n’incitait pas à sortir. Je ne suis pas allé au stade, par crainte d’attraper froid.

Vous n’avez donc pas vu Ronald Pognon ?
Non, mais j’étais déçu pour lui, comme tous les autres. On y croyait tant. Mais il faut relativiser, ce qu’il a fait n’est pas nul.

Comment se passe un 110 m haies, de l’intérieur, dans le feu de l’action ? Racontez nous…
Quatre appuis, puis une haie à passer. Encore quatre appuis, une autre haie à passer…Après chaque obstacle, on pense au suivant. Mais le but est de parvenir à effectuer toute la course sans penser, comme un automatisme. Enchaîner les gestes, bras, impulsions, sans y penser. Je n’y arrive pas encore, il y a pas de travail à faire avant d’atteindre ce stade. Aux Jeux, à Athènes, j’ai heurté les trois dernières haies par manque d’automatisme.

Vous aimez le risque inhérent à cette discipline ?
Oui, c’est même un des raisons de mon attirance pour le 110 m haies. J’aime ce risque. Dans cette épreuve, on peut être rapide et technique mais ne pas l’emporter. Il faut souvent être le plus malin.

Quels devraient être, selon vous, vos principaux adversaires à Helsinki ?
Allen Johnson, d’abord. Il faudra faire gaffe à lui, il ne veut pas laisser sa couronne. Il a peu couru cette saison. Il a l’envie et il est chaud.

Et le Chinois Liu Xiang ?
Ses performances ont été un peu en dessous, mais on ne peut pas toujours être au top. Il faudra quand même se méfier de lui. On verra sur la piste dans quel état il se trouve.

Vous abordez ces championnats du monde avec le meilleur temps mondial de l’année, 12’’97…
C’est vrai, mais ça ne compte pas. Ce chrono est derrière. Et il a été réalisé sur une course, alors qu’il y en a trois aux championnats du monde. L’expérience va jouer. Ma victoire à Oslo est importante, elle me donne une certaine confiance. Mais il ne faudra pas se tromper, pas changer les choses.

Votre objectif, Ladji, aux championnats du monde ?
Faire mieux qu’il y a deux ans, au Stade de France (il avait été demi-finaliste du 110 m haies). Cela démontrerait une progression. Il faudra passer sans encombre les deux premiers tours. Et, surtout, ne pas se faire avoir en demi-finale. Je ne crains pas trop de courir le matin, j’en ai l’habitude avec le décathlon.

Le décathlon, justement, que vous a-t-il apporté ?
Plein de choses. Notamment la capacité à passer d’une épreuve à l’autre. J’y ai connu des tas de bons moments, mais je ne regrette pas de l’avoir délaissé, car je m’éclate sur 110 m haies. La seule chose qui me manque, c’est l’ambiance des épreuves combinées. Moi, je suis un garçon d’ambiance.

Propos recueillis à Helsinki par Alain Mercier, pour athle.com

 















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