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13 août 2005 - Linda Jacques-Sébastien : « J’ai découvert ce qu’est vraiment la motivation »

Athle.com : Vous avez débuté vos championnats du monde en portant le drapeau français à la cérémonie d’ouverture. Vous les terminez par une quatrième place au 4x100 m. Une semaine très réussie…
Lina Jacques-Sébastien : Oui, je crois qu’on peut le dire. Porter le drapeau, à la cérémonie d’ouverture, c’est moi qui l’avais demandé. J’aime bien ce genre de manifestations. Je voulais jouer ce rôle, j’ai toujours été émue de voir les défilés des délégations, aux Jeux olympiques. Ca m’a fait très plaisir de le porter. Malgré la pluie. Quant au relais, je suis évidemment super contente. On partait pour gagner, mais la quatrième place est une vraie performance. On a donné tout ce qu’on pouvait. C’est un nouveau relais, très encourageant pour la suite.

Comment avez-vous réussi à gagner votre place dans ce relais 4x100 m ?
J’ai fait une bonne saison, avec un titre de vice-championne d’Europe espoir sur 100 m, et une médaille d’Europe dans la même compétition, au 4x100 m. Et j’ai bénéficié de l’absence de Muriel Hurtis. J’avais participé à tous les rassemblements du collectif. Avec ce relais, j’avais fait la Coupe d’Europe.

Comment avez-vous vécu ces premiers championnats d’Europe, au quotidien, jour après jour ?
En fait, l’attente a été longue. Je peux même dire horriblement longue. A part les séances de relais, je n’avais pas grand-chose à faire. Alors, j’ai regardé les courses de Christine (Arron). Parfois au stade, parfois à la télé. A cause de la pluie, nous ne sommes pas venues tous les jours au stade. Je ne dirais pas que je me suis ennuyée, au village, car avec toutes ces délégations, l’ambiance est vraiment intéressante. Mais il a été très difficile d’attendre de pouvoir s’exprimer sur la piste. J’avais hâte de courir.

On a coutume de dire qu’une première expérience dans une grande compétition internationale est riche de leçons et d’enseignements. Qu’avez-vous appris à Helsinki ?
J’ai beaucoup observé les autres, les finalistes, les vainqueurs. Et j’ai vu à quel point ils étaient motivés. A Helsinki, j’ai compris ce que signifiait vouloir réussir une grande performance. Dans un évènement de cette importance, tout doit être fait pour gagner, du premier au dernier jour.

Vous en avez tiré une motivation plus forte ? L’envie de retourner à l’entraînement et de travailler encore plus ?
Oui. Déjà, l’an passé, j’avais été aux Jeux d’Athènes en touriste. Ma ville, Créteil, avait financé mon voyage, avec un autre athlète. J’étais dans le public, pour les épreuves d’athlétisme. L’expérience avait été extraordinaire. Tellement d’émotions, dans le stade. J’étais rentrée plus motivée que jamais. Là, je vais prendre des vacance, pour me reposer et reprendre l’entraînement plus fort que jamais. Je vais repartir à bloc.

Avec quels objectifs ?
Progresser en vitesse, sur le plan individuel. Je veux essayer de conserver ma place dans ce relais, car il peut aller encore plus vite, peut-être l’an prochain aux championnats d’Europe.

Propos recueillis à Helsinki par Alain Mercier, pour athle.com

 















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