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14 août 2005 - Franck Chevallier : « Je croyais à la réussite de l’Equipe de France »

Athle.com : Le bilan de l’équipe de France est meilleur encore que prévu, autant au nombre de médailles que pour le nombre de finalistes. Il vous surprend ?
Franck Chevallier : A Paris, avant le départ pour Helsinki, javais dit que nous avions une belle équipe. Je croyais à sa réussite, même si j’avais tenu à rester prudent, à cause de ma fonction de DTN, en annonçant un objectif de trois médailles. Nous réalisons notre meilleur résultat à l’extérieur, assez proche du score de Paris-Saint-Denis en 2003. Mais ce n’est pas illogique, car l’équipe est presque la même, avec quelques jeunes en plus.

A quel moment clé cette Equipe de France a-t-elle  compris que ces championnats du monde pouvaient lui sourire ?
Il remonte au mois de juin, à la Coupe d’Europe. Les athlètes français y ont compris que le groupe vivait dans une dynamique collective, qu’ils avaient leur place au sein d’une équipe.

Comment expliquez-vous la différence de résultats entre Athènes 2004 et Helsinki 2005 ?
Athènes reste un mystère. C’était la même équipe qu’à Helsinki. Mais elle a connu des pépins, quelques blessures. Et la chance a joué, d’un événement à l’autre. Parfois, il suffit d’un seul grain de sable pour dérégler une mécanique. Et puis, certains athlètes avaient été très sollicités après Paris 2003.

Ils le seront encore au lendemain de ces championnats du monde. Ladji Doucouré, notamment. Comment les aider à éviter les pièges de la notoriété ?
En les préparant à ce qui les attend. Et en les encadrant. La Fédération aura un rôle à jouer : fixer une ligne de conduite, un état d’esprit, une logique. Nous leur parlerons de tout cela avant même le départ d’Helsinki.

Certaines disciplines restent en retrait. Les lancers, certains sauts, notamment. Comment peut-on remonter la pente ?
En acceptant de se remettre en question. On doit mettre de l’ordre, faire en sorte de ne plus entendre dix avis divergents. On l’a vu à Helsinki, les lancers redeviennent humains. Nous ne sommes pas plus bêtes que les autres, en travaillant tout est possible.

Envisagez-vous d’aller voir vers l’étranger, pour refaire notre retard dans ces disciplines ?
Bien sûr. Renaud Longuèvre l’a fait cette année, avec Ladji Doucouré, Linda Ferga et son groupe, en se rendant aux Etats-Unis. Nous continuerons, dans la même logique.

Revenons à Helsinki. Vous y avez connu des regrets, des déceptions ?
Des regrets, non, ce n’est pas dans ma nature. Mais des déceptions, forcément. J’avais fait des paris sur certains athlètes qui n’ont pas été exacts au rendez-vous. Mais je suis surtout déçu pour eux.

Vous ne pouvez pas citer des noms ?
Non, je ne le souhaite pas. Ils le savent. Je ne veux pas les montrer du doigt.

La blessure de Linda Ferga-Khodadin a-t-elle constitué un moment clé de ces championnats du monde, pour l’Equipe de France ?
Peut-être. D’une certaine manière, ce drame a constitué un tournant, dans le sens où il a resserré le groupe. Linda a adressé un message à l’équipe, en partant. Elle était très émue, et ses mots ont touché tout le monde.

La pluie a perturbé ces championnats du monde, mais les Français n’y ont, visiblement, pas trop attaché d’importance…
Je pense que nous avons eu la chance que le mauvais temps arrive au moment où Eunice Barber était sur la piste. Elle, tout cela ne la touche. Elle n’y fait même pas attention. Du coup, les autres ont suivi son exemple, en se disant que le mauvais temps était là pour tout le monde.

Et vous, quel message avez-vous délivré aux athlètes, dans les moments les plus difficiles de la semaine ?
Je leur ai raconté que, désormais, il fallait oublier la recherche de la performance, ou le beau geste, pour ne penser qu’à sa survie. Nous avons adopté une stratégie de commando.

Propos recueillis à Helsinki par Alain Mercier, pour athle.com

 














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