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numéro 483 - septembre 2005

VENDREDI 12 AOÛT : Une journée inoubliable

Ladji Doucouré n’oubliera jamais la soirée du vendredi 12 août 2005. Une journée où une seule ligne droite, découpée par dix obstacles, l’a invité à la gloire. Récit en images de ces quelques heures déjà historiques.

 

1. Sans pression, les idées claires
A quelques heures de la finale, sa deuxième au niveau planétaire, douze mois après Athènes, Ladji Doucouré a sa tête des bons jours. Concentré, certes, mais habité par la confiance et le relâchement. « J’aborderai la course comme le meeting d’Helsinki, pour tout donner », avait-il promis la veille au soir. « Je n’ai pas ressenti de pression, car je ne me sentais pas favori, racontera-t-il après la course. La pression, elle était divisée par cinq, car nous étions cinq à pouvoir l’emporter ».

2. « Une course de barbare »
L’important était d’arriver en tête. Le reste, Ladji l’a laissé au vestiaire. Concentré, batailleur, il revient à la hauteur d’Allen Johnson peu après la mi-course, puis s’installe aux commandes. Sa faute sur la neuvième haie l’oblige à frapper la suivante. « Mais je n’ai plus alors pensé qu’à rester debout sur mes jambes, pour préparer mon cassé, raconte-t-il. Une course de barbare ».

3. « Le cassé du renard »
À l’arrivée, un centième de seconde sépare Ladji Doucouré du Chinois Liu Xiang, et trois centièmes de l’Américain Allen Johnson. Le podium le plus resserré de l’histoire, sur 110 m haies, depuis l’invention des Championnats du Monde. « Je sentais un gars à droite, deux à gauche, mais je suis resté concentré. Et j’ai sorti mon cassé du renard, plaisante-t-il. Une technique qui m’a souvent réussi, depuis plusieurs années ».

4. Un seul instant de doute
« J’étais soulagé quand j’ai vu ma tête sur l’écran, avouera-t-il plus tard. Je ne savais pas trop si j’avais gagné ». Un court instant de doute, le seul  de la journée, peut-être de  la semaine. Allen Johnson, lui, n’a pas eu besoin de tourner ses regards vers le tableau pour être sûr de sa défaite. « Mais je reviendrai, promet l’Américain. La discipline devient de plus en plus intéressante ».

5. La récompense du travail
Sur le podium, Ladji Doucouré ne quitte plus son drapeau national.  Il sait contenir son émotion, n’ose pas même une larme. « Cette médaille d’or,  elle représente beaucoup de travail, dit-il. J’ai pensé à tous ceux qui m’ont accompagné, qui ont cru en moi. Ma famille, mon coach, Renaud Longuèvre, le kiné, le groupe d’entraînement… »

6. Un accueil de héros
Trois heures après sa victoire, le nouveau champion du monde s’autorise un détour par le Club France. Il y reçoit un accueil de héros national, puis les félicitations de Bernard Amsalem, le président de la FFA, et de SAS Albert II de Monaco, l’un des invités de la soirée. Mais son passage est rapidement écourté. Le lendemain, Ladji Doucouré doit prendre le départ du relais 4 x 100 m. « Et il veut y réussir un gros truc », assure Renaud Longuèvre.

a. mercier. photos : s. kempinaire & n. gouhier / abacapress-cameleon

 


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