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Compétitions en direct (4)

Vendredi 6 Mars : "Ils ont dit"

Patricia Girard, 6e de sa série en 8’’98, éliminée : « J’ai pris des coups pendant la course à droite et à gauche. Après, je n’ai jamais pu revenir. J’essaye de me remettre dedans mais c’est tellement violent. C’est la première fois que ça m’arrive. Là, je ne pouvais plus rien faire. Il faut être super solide pour reprendre derrière. D’habitude, ça se passe autrement. Je suis déçue. »

Cindy Billaud, 4e de sa série en 8’’18, qualifiée en demi-finale : « Je fais une bonne série. Je suis bien dedans même si je manque un peu de rythme. Je n’étais pas trop réveillée à l’échauffement. Il y a une grosse différence entre la piste d’échauffement qui est très dure et la piste de compétition. Même si je suis un peu déçue par mon temps, le principal, c’est que ça passe.

Garfield Darien, 4e de sa série en 7’’78, qualifié en demi-finale : « J’étais grave excentré au couloir 2. Je pensais que c’était bon mais, sur la fin, je vois que ça remonte sur la droite. Je mets donc une petite accélération. Il me manque finalement un centième pour passer directement. De toute façon, en série, le but est de se qualifier, quelle que soit la manière. »

Ladji Doucouré, 2e de sa série en 7’’70, qualifié en demi-finale : « Je savais que ça allait tourner dans ces chronos-là et que les autres allaient se défoncer. J’ai fait une bonne mise en action. Ensuite, je vole sur la première haie et je cours pour être au contact de Quinonez. En faisant deux, je vais être tranquille en demi-finale, dans mon coin. C’est une bonne chose de faite. »

Karl Taillepierre, 3e des qualifications du triple saut avec 16,88 m, qualifié en finale : « J’ai bien maîtrisé mon concours même si j’aurais préféré décrocher ma qualification en finale dès le premier essai. La piste, c’est comme du tumbling. Elle est vraiment difficile à apprivoiser. L’essentiel, c’est que ça soit passé. Pour Teddy, ça me fait vraiment chier.
En faisant des  gris-gris, il mord à peine et était à plus de 17 m. J’aurais préféré qu’il y ait trois Français en finale même si l’élimination de Teddy ouvre encore plus le podium. En finale, je vais maintenant jouer ma chance comme d’habitude. »

Jules Lechanga, 8e des qualifications du triple saut avec 16,49 m, qualifié en finale : « A mon dernier saut, je fais un truc un peu sale. Je pense être éliminé et je vois finalement sur le panneau que je suis 8e. Demain sera un autre jour. Je ne suis pas un partisan des excuses mais, sur cette piste, si on n’est pas dans les temps, on le paye cash.
Teddy en a mis trop aujourd’hui. Ce n’était pas lui. Sur une piste normale, il passait facile. »

Teddy Tamgho, 13e des qualifications du triple saut avec 15,94 m, éliminé : « J’ai eu un petit problème. J’avais un peu mal au talon donc je n’ai pas fait assez de bondissements avant le début du concours pour sentir les tensions de la piste. Je ne sais pas si j’ai pêché par manque d’expérience ou parce que j’étais trop décontracté. »
De toute façon, je fais du triple saut donc il va falloir rebondir. Ne vous inquiétez pas, j’ai raté la reprise du cloche mais je vais réussir la reprise du multi. Certains ont aujourd’hui battu leur record personnel. Ils ont été plus forts. Je n’ai pas encore un mental d’acier. Je vais le forger pour cet été. Au premier essai, je suis en déséquilibre donc je ne finis pas mon saut. Au 2e, j’ai un problème au niveau de mes marques. Et, au 3e, ça se joue vraiment à rien. Je touche à peine la plasticine. Je vais maintenant retourner à Boulouris pour encore plus travailler. Ce n’est pas la première fois que je me prends une claque. Dès demain, j’entame la course au record du monde et à Berlin. Jules (Lechanga) passe, je suis content pour lui. Il a connu beaucoup de galères pour son âge. J’espère que lui et Karl (Taillepierre) feront un et deux. Tout est possible. Moi, j’y crois. Je serai là demain pour les supporter au maximum. »

Thélia Sigère, 3e de sa série en 53’’57, qualifiée en demi-finale : « Pour un matin, ça va. J’espère que je me lancerai mieux cet après-midi.  La première européenne aux bilans était dans ma course. Elle est partie devant. Derrière, je me suis battue jusqu’au bout. »

Yannick Fonsat, 2e de sa série en 47’’28, qualifié en demi-finale : « Je ressens une douleur à un ischio depuis lundi dernier. C’est pour cela que je suis parti prudemment. J’ai senti cette douleur mais ça allait. Ma base de vitesse m’a permis de finir fort. Mais je ne suis pas satisfait à cause de la tactique de ma course et à cause de cette douleur. »

Bouabdellah Tahri, vainqueur de sa série en 7’52’’58, qualifié en finale : « Je me doutais que ça allait courir vite. J’avais décidé de me replacer à 500 m de l’arrivée, ce que j’ai fait. La course a accéléré progressivement. En finale, il y aura des gars qui auront déjà tiré sur les jambes. Je suis conscient qu’il faudra que je prenne mes responsabilités.
Je n’aurai rien à perdre. Je vais essayer de faire sauter un ou deux verrous. Le petit signe à l’arrivée ? C’était une dédicace à mon frère qui a roulé en voiture toute cette nuit pour venir me voir courir. »

Laurence Manfredi, 7e au lancer du poids avec 17,92 m : « Je suis satisfaite. 18,05 m en qualifications, c’est pas mal. L’objectif était d’entrer en finale. Il faut savoir être lucide. J’ai réalisé environ la même chose qu’aux Championnats de France. Enchaîner deux concours avec beaucoup d’intensité dans la même journée, c’est vachement dur. Tu dois manger vite, faire vite la sieste.
Aujourd’hui, j’ai fait mon job correctement. Il me manque un peu de marge de manœuvre. Je n’en ai pas, je ne mesure pas 1,90 m et 140 kg. Et je ne gagne pas trois mètres sur une concours comme certaines aujourd’hui.»

Symphora Behi, 6e de sa demi-finale du 400 m en 54’’81, éliminée : « Cette demi-finale, c’était trop pour moi. Je l’admets. J’ai subi un gros contrecoup par rapport à la série et je fais une contre-performance. C’est la première fois que ça me tombe dessus comme ça. Ça me montre qu’il me reste encore du travail à effectuer. Je suis arrivée ici avec la 12e ou 13e performance d’engagement.
Je suis donc satisfaite d’être arrivée en demi-finale. Etre ici, ce n’est que du plaisir. Mais je sais qu’il me reste encore beaucoup de travail.»

Yoann Decimus, 5e de sa demi-finale du 400 m en 47’’78, éliminé : « Je suis énervé. Je suis sûr que le quatrième, je peux le taper ! J’ai eu du mal à pousser dans les starting-blocks au couloir 1. Les deux premiers virages étaient super durs à passer. J’ai donc été obligé de relancer. J’étais beaucoup mieux qu’en série.
Je pense que ça s’est vu car j’arrive à mettre un taquet dans le dernier virage, ce qu’il ne faut jamais faire mais j’y étais obligé. Ensuite, je reviens sur Yannick et le quatrième. De toute façon, il n’y a pas que le couloir pour expliquer mon élimination. Les autres étaient tout simplement plus forts aujourd’hui. Pour le relais, il va falloir se reconcentrer. On a une équipe plus forte qu’à Birmingham il y a deux ans. »

Antoinette Nana Djimou-Ida, médaillée de bronze avec 4618 pts : « Cette médaille, ça fait plaisir. Après la hauteur, je me suis dit que je pouvais faire quelque chose. La longueur, c’est mon épreuve favorite. Ensuite, il restait le 800 m. A Liévin, lors des Championnats de France Elite, j’étais partie trop vite et j’avais mal fini. Là, j’ai juste suivi les filles.
Avant le départ, j’ai repensé à Grosseto (ndlr : où elle avait pris la 4e place lors des Mondiaux juniors en chutant à l’arrivée du 800 m). Je me suis dit que c’était foutu pour moi. Je ne suis pas très loin du record de France. L’objectif, ce sera de faire mieux à Berlin. En plus, j’aime bien le javelot. »

Térésa Nzola Meso Ba, 3e des qualifications du triple saut avec 14,14 m : « J’ai eu du mal à trouver mes marques. J’ai assuré au deuxième essai. Au 3e, je tire et je saute mais peu importe la manière. C’est un soulagement. Maintenant, comme je l’ai dit à Amy, c’est le « fight » en finale. J’ai repris confiance en moi, c’est l’essentiel. »

Amy Zongo, 6e des qualifications du triple saut avec 14,07 m, qualifiée : « Ça a été assez difficile mais la piste était très bonne. Pour la finale, il faudra juste que je sois mieux réglée. Mais le plus dur est fait ! »

Garfield Darien, 6e du 60 m haies en 7’’66 : « C’est forcément une déception. Il y avait la place pour le podium. J’étais bien dedans, je ne suis pas trop mal sorti. Celui qui finit trois était derrière moi jusqu’à ma faute, lorsque j’ai tapé fort la dernière haie. Ensuite, j’ai fini comme je pouvais. Maintenant, je vais me concentrer sur cet été. La médaille de Ladji, ça me fait super plaisir.
Je suis content pour lui. Je l’ai senti confiant toute au long de la journée. Cet été, les Français vont faire mal sur les haies. »

Ladji Doucouré, champion d’Europe du 60 m haies en 7’’55 : « Ce n’est pas une course modèle mais on s’en fout. Je savais que ça allait se jouer à la bagarre. J’ai commis des erreurs et, à un moment, j’ai même failli m’arrêter sur la 2e haie où je me mets au garage. Mais j’en avais trop envie de cette médaille. En passant la ligne, je n’ai pas eu de doutes sur ma victoire.
Mais j’ai senti Sedoc qui revenait sur le plat. Aujourd’hui, j’ai pris chaque tour comme une nouvelle compétition. Après les demi-finales, j’ai commencé à sentir les jambes. A mon troisième échauffement, j’ai fait des trucs que je n’avais pas fait depuis longtemps comme des exercices avec des élastiques pour rester chaud. Mes deux titres européens sont différents dans leur déroulement. Techniquement, il y a quatre ans, je commettais aussi des fautes mais le bassin repassait devant. Mais là, aujourd’hui, j’étais à la cave. »
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