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Résumé du Vendredi 29 juin

Session de l'après-midi : Mekhissi était le plus fort

A la lutte jusqu’à l’ultime barrière avec l’Espagnol Victor Garcia, Mahiedine Mekhissi-Benabbad a finalement décroché son deuxième titre de champion d’Europe du 3000 m steeple. Le feu d’artifice d’une journée très prolifique pour l’équipe de France, avec également trois médailles de bronze.

C’est sur la dernière barrière que tout s’est joué. Et Farouk Madaci, l’entraîneur de Mahedine Mekhissi-Benabbad, ne s’en est pas caché. Lui aussi a tremblé, en voyant son protégé poussé dans ses derniers retranchements par le surprenant espagnol Victor Garcia. Mais le coureur ibérique a chuté. Par fatigue ? Manque de lucidité ? Sans doute les deux en même temps, ce qui a ouvert un boulevard vers la victoire au steepleur français. En 8’33’’23, le Rémois, qui a confié avoir ressenti beaucoup de pression avant le départ, conserve son titre de champion d’Europe. On lui promettait un 3000 m steeple facile. Cela a finalement été une course de dupes, avec deux premiers kilomètres couverts en près de six minutes et un dernier six cents mètres au sprint, en une minute trente environ. Le Français a finalement fait parler son finish et abordera les Jeux olympiques de Londres en pleine confiance, alors qu’il n’est actuellement pas encore au top de ses capacités. Nour-Eddine Gezzar, lui, échoue au pied du podium, quatrième en 8’36’’98, après avoir été le premier à relancer l’allure. Un résultat qui montre l’étendue de sa progression.

La journée des bronzés

Au cours d’une soirée riche en podiums pour l’athlétisme français, trois autres Tricolores se sont offert une médaille. A chaque fois de la même couleur : le bronze. La plus marquante est sans doute celle récoltée par Pierre-Ambroise Bosse sur 800 m. Aucun Français n’avait terminé dans les trois premiers d’un championnat d’Europe depuis 1950 et Marcel Hansenne. Le Girondin d’adoption, troisième en 1’48’’83 d’une course remportée par l’éternel russe Yuriy Borzakovskiy, a fait preuve d’une remarquable maîtrise tactique et en est encore sans doute aux prémices d’une très belle carrière. Pour Mickael Hanany, troisième du saut en hauteur avec 2,28 m, à trois centimètres du vainqueur britannique, Robbie Grabarz, le bronze a sans doute un petit goût de revanche. L’athlète « américain » a en effet traversé beaucoup de moments difficiles, entre doutes et blessures, avant de s’offrir sa première médaille internationale chez les seniors. Ce n’est qu’au troisième essai qu’il a effacé 2,28 m, avant de s’attaquer sans succès par deux fois à une barre à 2,31 m. Il n’a pas effectué de troisième tentative par précaution, après avoir ressenti une douleur à l’ischio gauche. Enfin, la troisième place de Yannick Fonsat est sans doute la plus improbable de la soirée. Placé à un couloir un qui pouvait apparaître rédhibitoire, le spécialiste du tour de piste ne s’est pas dégonflé et a réalisé une dernière ligne droite de toute beauté. Pas suffisant pour, en 45’’82, déboulonner de la première place le Tchèque Pavel Maslak. Mais assez costaud pour décrocher un bronze qui suffisait largement à son bonheur.

Clémenceau frôle l’exploit
Adrien Clémenceau s’est lui aussi offert une remontée fantastique dans les cent derniers mètres sur 400 m haies. Mais le Normand a finalement échoué à un centième de l’Ukrainien Stanislav Melnykov, en battant tout de même son record personnel de deux centièmes en 49’’70. Difficile de nourrir de gros regrets pour le Français, qui aurait signé avant la compétition pour une quatrième place, et qui obtient au final le même résultat que son partenaire d’entraînement Héni Kéchi il y a deux ans, à Barcelone. Pour Françoise Mbango et Muriel Hurtis, l’enchaînement des concours ou des courses a été plus difficile à encaisser. La triple sauteuse a dû se contenter de la huitième place avec 14,19 m, après avoir frisé la correctionnelle avec deux essais mordus. Quant à Muriel, elle a vécu un calvaire sur le tour de piste. Sans jambes dès les premiers mètres, elle a coupé la ligne d’arrivée en huitième position et en 54’’50. Au lancer du poids, Jessica Cérival, neuvième, échoue aux portes de la grande finale malgré une performance honorable, avec un meilleur jet à 17,20 m.

Il y aura deux Françaises au départ de la finale du 200 m, demain soir. Myriam Soumaré a délivré la meilleure impression, en remportant sa demi-finale en 23’’04 malgré beaucoup de crispation dans les derniers mètres. Elle peut donc toujours espérer conserver son titre européen, décroché à la surprise quasi générale il y a deux ans. Elle sera accompagnée sur le demi-tour de piste par Johanna Danois, qui, malgré un chrono de 23’’40, a réussi à prendre la deuxième place de sa demi-finale. C’est en revanche déjà terminé pour Lina Jacques-Sébastien, forcément très déçue après sa cinquième place en 23’’45. Le compteur de l’équipe de France, pour l’instant troisième au tableau des médailles, pourrait donc encore grimper dès demain. Surtout qu’il faudra aussi suivre de très près Antoinette Nana Djimou à l’heptathlon, en embuscade pour le titre. Avec notamment un record personnel sur 100 m haies en 13’’11, la Francilienne compte 3739 points et un peu moins de quarante unités de retard sur la leader, l’Ukrainienne Lyudmyla Yosypenko. Blandine Maisonnier, treizième après quatre épreuves avec 3561 points, peut, elle, espérer s’offrir une place de finaliste en cas de belle deuxième journée.

A Helsinki, Florian Gaudin-Winer pour athle.fr


Session du matin : Les Français frôlent le sans-faute

Seuls la hurdleuse Sandra Gomis et le sauteur en longueur Frédéric Erin ont été éliminés ce matin, sur la piste d’Helsinki. Tous les autres Français en lice sont passés, avec plus ou moins d’aisance.

Myriam Soumaré s’était révélée au couloir huit en 2010 à Barcelone, en remportant à la surprise générale la finale du 200 m des championnats d’Europe. C’est à la ligne sept qu’elle a débuté sa compétition ce matin, lors de séries disputées sous le soleil mais par un temps frisquet. Un bon présage ? Peut-être. Sauf que l’extérieur n’est pas vraiment un cadeau sur la piste d’Helsinki, avec ses virages très serrés et ses brutales entrées en ligne droite. La Française, désormais bien expérimentée, ne s’est pas laissée piéger. Et s’est facilement imposée en 23’’10. Lina Jacques-Sébastien est allée un centième plus vite mais a dû se contenter de la troisième place de sa course, après un final dense et très serré. C’est finalement Johanna Danois qui a rencontré le plus de difficultés sur le demi-tour de piste, en terminant au quatrième rang de sa série en 23’’42, après un virage très compliqué.

Sur la même distance mais chez les hommes, le prometteur Ben Bassaw a très bien résisté à la pression d’une première sélection. Deuxième de sa série en 20’’73 grâce à une course très propre, il aura un vrai coup à jouer en demi-finale pour s’offrir une première finale. Le top huit, ce sera aussi l’objectif des deux Françaises qualifiées en demies sur 100 m haies. Aisseta Diawara (3e en 13’’10) et Alice Decaux (3e en 13’’13) ont assuré à l’horaire très matinal de 9h45. Déception, en revanche, pour Sandra Gomis, éjectée dès les séries avec une septième place en 13’’63, conséquence de plusieurs fautes techniques.

Falzon maîtrise le cercle
Côté concours, Stéphanie Falzon a rempli son contrat en franchissant le cap des qualifications. Sur un plateau très lent qui a fait plusieurs victimes prestigieuses, dont la recordwoman du monde Betty Heidler, la Française a expédié son engin à 68,42 m au deuxième essai. Une performance synonyme de septième place. Avec les éliminations de plusieurs favorites, la finale s’annonce très ouverte. A la longueur, Salim Sdiri et Kafetien Gomis ont tremblé jusqu’au bout. Les deux sauteurs ont attendu leur troisième et dernier essai pour se hisser dans le top 12, avec des bonds à respectivement 7,96 m et 7,89 m. Le Montargois s’est classé neuvième, alors que le Lillois s’es qualifié in extremis avec la douzième place. « J’ai vécu les minutes les plus longues de ma vie. Ce ne sont pas des moments agréables à vivre », a-t-il confié. Le malheureux Frédéric Erin a, lui, été éliminé avec un meilleur saut à 7,53 m, et s’est en plus blessé à une côte lors de son troisième bond.

Enfin, à l’heptathlon, Antoinette Nana Djimou est toujours dans la course au titre après trois épreuves, puisqu’elle occupe la deuxième place provisoire avec 2808 points. Excellente sur 100 m haies, avec un nouveau record personnel en 13’’11, elle a en revanche un peu peiné à la hauteur (1,77 m) et au poids (13,48 m). Blandine Maisonnier est plus loin, douzième avec 2665 points.

A Helsinki, Florian Gaudin-Winer pour athle.fr

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