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Vendredi 29 juin : Zoom sur ... Pierre-Ambroise Bosse, le futur patron

« Ce soir, je sens que je vais faire des conneries. Lesquelles ? Je n’en ai aucune idée. Ça dépendra de mon humeur. » Pierre-Ambroise Bosse avait le sourire espiègle, au moment d’évoquer les heures qui vont suivre son premier podium international. A vingt ans tout juste, le demi-fondeur de l’UA Gujan Mestras voulait profiter pleinement de l’instant présent et faire honneur à sa réputation de fêtard. Ce soir, à Helsinki, le grand public a sans doute découvert le grand spécialiste du 800 m que la France de l’athlétisme attend depuis si longtemps. Pour retrouver trace d’une médaille européenne sur cette distance, il fallait, avant aujourd’hui, remonter à 1950 et l’argent de Marcel Hansenne. Une éternité. Épatant tout au long de son premier grand championnat chez les grands, le Français entraîné par Bruno Gajer a pris ses responsabilités en finale, en restant dans les deux premières places pendant toute la course. Encore en lice pour la victoire à l’entrée de la dernière ligne droite, il voyait finalement le Russe Yuriy Borzakovskiy (1er en 1’48’’61) et le Danois Andreas Bube (1’48’’69) lui passer sous le nez. Mais il s’accrochait jusqu’au bout pour aller chercher le bronze en 1’48’’83.

« Cette médaille a bon goût, elle fait du bien, savoure l’étudiant en kinésithérapie, qui a mis ses études entre parenthèses pour se consacrer à sa carrière d’athlète. J’avais fait le kéké en disant que je voulais l’or. Mais je ne crache pas sur un podium. » L’avenir lui appartient, ce qui ne l’empêche pas de respecter et même d’admirer « Borza », champion olympique en 2004. « Quand il m’a passé, je me suis dit que ce n’était pas le même niveau et pas le même métier. » En trois courses, le champion d’Europe junior aura beaucoup appris, et engrangé une expérience inestimable. « Je n’ai plus du tout peur de courir contre eux. Enfin, eux non plus n’ont sans doute pas peur de moi, corrige-t-il avec sa gouaille habituelle, qui fait le bonheur des journalistes. Il va maintenant falloir que je travaille ma fin de course. » Pierre-Ambroise est un jeune homme pressé. « On a des exemples en France de mecs qui arrivent à réussir très tôt, comme Christophe Lemaitre et Jimmy Vicaut. J’ai envie de suivre leur voie. » Il y avait la génération Santiago 2000. Il y a désormais la génération Tallinn 2011.

A Helsinki, Florian Gaudin-Winer pour athle.fr

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