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Double enjeu pour les Bleus

L’équipe de France aborde les championnats d’Europe par équipes de Bydgoszcz, disputés de vendredi à dimanche, avec deux objectifs en tête. Briller collectivement, en commençant par assurer le maintien pour ensuite viser un troisième podium consécutif, et profiter d’un contexte relevé pour permettre à des athlètes de faire un grand pas vers les Mondiaux de Doha.

Le format

La Super Ligue, que n’a jamais quittée la France depuis son instauration à la place de la Coupe d’Europe des nations en 2009 avec le passage à un classement mixte, va vivre ses trois derniers jours dans le format actuel. La première division des championnats d’Europe par équipes passera, en effet, de douze à huit nations à partir de la prochaine édition, en 2021. Conséquence : pas moins de cinq pays seront relégués dimanche soir dans la division inférieure, une seule nation effectuant le chemin en sens inverse en quittant la Première Ligue, disputée au même moment à Sandnes (Norvège), pour monter en Super Ligue. « Le maintien, c’est l’objectif minimum recherché, annonce le directeur technique national Patrice Gergès, avant de viser plus haut : On a terminé troisièmes lors des deux dernières éditions (à Cheboksary en 2015 et à Villeneuve-d’Ascq en 2017, ndlr). Ça serait bien d’être encore sur le podium. C’est un objectif accessible. »

La concurrence

Sur le papier, c’est un match à quatre qui se profile entre l’Allemagne et la Pologne, montées dans cet ordre sur le podium à Villeneuve-d’Ascq en 2017, la Grande-Bretagne et la France. Les deux premiers pays, aux collectifs très complets et denses, partent avec la faveur des pronostics. La nation d’outre-Rhin pourra notamment s’appuyer sur sa sauteuse en longueur Malaika Mihambo, qui vient de porter son record personnel à 7,16 m lors de ses championnats nationaux, alors que les hôtes de la compétition compteront en particulier sur leurs lanceurs, comme le spécialiste du marteau Wojciech Nowicki ou Michal Haratyk et Paulina Gruba au poids, tous sacrés champions d'Europe l'été dernier à Berlin. Si l'on ajoute le perchiste en forme du moment, Piotr Lisek, et la championne d'Europe du 400 m Justyna Swiety-Ersetic, les rouge et blanc font même figure d'épouvantails. Attention également à l’Italie, l’Espagne ou encore l’Ukraine, en embuscade. Les autres pays en lice : la République Tchèque, la Finlande, la Grèce, la Suisse et la Suède.

Les ambitions individuelles

Au-delà de l’objectif collectif immédiat, les championnats d’Europe par équipes peuvent faire office de tremplin vers les Mondiaux de Doha pour de nombreux athlètes. Surtout que certains jouent leur dernière ou avant-dernière carte pour réaliser le niveau de performance requis par la FFA, à l’image de la lanceuse de javelot Alexie Alaïs. « J’ai envie d’aller chercher directement le NPR (62,50 m). Je dois encore faire un petit effort, explique celle qui aborde la compétition « comme une revanche après les championnats d’Europe de Berlin » et vise une place « parmi les trois premières ». Au-delà des résultats, l’état d’esprit et l’attitude des Bleus seront observés de près par l’encadrement tricolore. « Un bon comportement sous le maillot de l’équipe de France peut être un plus, souligne le directeur technique national. On sera attentif à ça, notamment dans l’optique de la composition des relais qui sera annoncée après le meeting de Paris (disputé le 24 août, ndlr) ».

Les règles spécifiques

Si les éliminations en pleine course dans les épreuves de demi-fond, testées en 2009, ont été rapidement abandonnées, certaines règles spécifiques aux concours ont été conservées par l’Association Européenne d’Athlétisme, avec l’objectif de dynamiser les épreuves. Dans les lancers et les sauts horizontaux, seuls les quatre premiers du classement après trois essais auront le droit à une quatrième et dernière tentative, le classement final étant établi à partir de l’ensemble des performances réalisées lors du concours. A la hauteur et à la perche, les concurrents n’auront le droit qu’à quatre échecs toutes barres confondues, à l’exception du dernier athlète en lice qui pourra poursuivre sa compétition dans des conditions classiques. Un dernier point de règlement dont Renaud Lavillenie n’est, litote, pas le plus grand fan. Dans les courses, des séries seront disputées sur 100 m, 200 m, 400 m, 110 m haies et 400 m haies. Seuls les huit premiers prendront part à la finale. Les points seront attribués de la manière suivante : 12 pts pour le vainqueur, 11 pour le deuxième, 10 pour le troisième etc…

Bydgoszcz, terre d’athlé et de lancers

Seule une athlète de la délégation tricolore était à Bydgoszcz en 2004, lorsque la ville située au centre-nord de la Pologne a accueilli la coupe d’Europe des nations. Il s’agit bien sûr de Mélina Robert-Michon, la doyenne des Bleus du haut de ses 40 ans, qui s’était classée troisième avec l’équipe de France féminine alors que ses camarades masculins avaient pris la deuxième place. Les autres Bleus en lice cette année étaient encore, pour la plupart, à l’école primaire ou au collège. Mais une bonne partie d’entre eux connaissent tout de même déjà la piste bleue du stade Zdzisław-Krzyszkowiak, qui a été le théâtre de nombreux championnats internationaux dont les Mondiaux juniors en 2016. Ils ont pu découvrir l’ambiance unique des compétitions polonaises lorsque les lanceurs entrent en piste. « Il n’y a pas de demi-mesure, c’est tout ou rien. Et pour nous, c’est grandiose, savoure d’avance Alexandra Tavernier, qui a amélioré son record de France du marteau en juin à Chorzow, au sud du pays. Les gens viennent voir du marteau. Ce sont des connaisseurs et ils aiment ça. On est toujours à l’honneur. »

Florian Gaudin-Winer pour athle.fr
Photos : © J. Crosnier / KMSP / FFA

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