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Le 4x400 m assure

Les relayeurs du 4x400 m ont réussi à se qualifier pour la finale de leur épreuve en bouclant leur série en 3’01’’40, se qualifiant par la même occasion pour les Jeux olympiques de Tokyo. Le reste de la journée a été plus difficile pour les Bleus, à l’image du relais 4x100 m masculin qui n’a pu rallier l’arrivée, alors que Rouguy Diallo a pris la dixième place de la finale du triple saut.

L’improvisation a parfois du bon. Alors qu’il n’était pas prévu au départ des séries du 4x400 m, Mame-Ibra Anne a été rappelé d’urgence pour prendre la place de Fabrisio Saidy, victime d’une pointe à l’ischio-jambier, une demi-heure seulement avant le coup de pistolet. « Dans un premier temps, le stress est monté d’un coup, parce qu’il y avait un objectif à tenir, et j’avais envie de bien faire, raconte ‘’MIA’’. Le manque d’échauffement et la pression font que je n’ai pas super bien terminé, et j’ai un peu flippé. » A tort, finalement, puisque malgré cette péripétie, le sociétaire de l’US Ivry et ses trois camarades (Ludvy Vaillant, Christopher Naliali et Thomas Jordier) ont réussi leur mission. Avec une cinquième place, en 3’01’’40, les Bleus se sont qualifiés au chrono, et composté un billet pour les Jeux olympiques de Tokyo l’an prochain.
« On voulait être dans la continuité de Pékin et de Londres, où nous étions finalistes. Si on veut jouer une finale olympique à Tokyo, cela passe par là. Aujourd’hui est une belle étape », ajoute Ludvy Vaillant, qui savourait également d’avoir pu prendre une « petite revanche personnelle » après avoir manqué la finale du 400 m haies en individuel. En finale, les Tricolores auront une carte intéressante à jouer, puisque derrière les Etats-Unis et la Jamaïque, virevoltant en séries, les six autres pays se tiennent en moins d’une seconde.

Diallo paie pour apprendre

Le reste de la journée a été plus compliquée pour le clan tricolore. Les relayeurs du 4x100 m ont vu leur finale s’arrêter prématurément après une transmission échouée entre Amaury Golitin et Jimmy Vicaut. Rouguy Diallo s’est retrouvée au pied du mur après avoir mordu ses deux premiers essais de la finale du triple saut. Son dernier saut, mesuré à 14,08 m, l’a placée au dixième rang, pour ses premiers championnats du monde. « Maintenant, je sais à quoi ressemble une finale mondiale, et je serai mieux armée pour les échéances futures », promettait-elle à sa sortie du Khalifa Stadium. Les relayeuses du 4x400 m féminin (Amandine Brossier, Deborah Sananes, Elise Trynkler et Agnès Raharolahy) ont achevé au septième rang leur série, en 3’29’’66, et ne verront pas la finale dimanche malgré une course courageuse. Les trois hurdleuses engagées au premier tour du 100 m haies ont commis des fautes rédhibitoires à ce niveau de compétition. Laura Valette (13’’47) et Fanny Quenot (13’’51) ont perdu le fil après avoir touché des obstacles par excès d’engagement, alors que Solène Ndama a mis le clignotant avant même la première impulsion. Enfin, les trois sauteuses en longueur se sont également arrêtées en qualifications. Hilary Kpatcha (6,47 m), Eloyse Lesueur-Aymonin (6,46 m) et Yanis David (6,46 m) nourrissaient des regrets, puisqu’une marque à 6,53 m suffisait pour avoir le droit de revenir dimanche.

A Doha, Etienne Nappey pour athle.fr
Photos : S. Kempinaire - P. Millereau / KMSP / FFA

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