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La belle histoire de Valentin Lavillenie

Qualifié pour la finale de la perche, seize mois après une chute qui a failli mettre un terme à sa carrière, Valentin Lavillenie savoure le chemin parcouru, mais espère monter encore plus haut, pour faire briller l’étoile de la famille.

Lavillenie est en finale, son frère en tribunes. Banal ? Pas vraiment. Ce mardi, c’est bien Valentin Lavillenie qui représentera la famille, et la France, lors de la grande explication de la perche masculine au Khalifa Stadium de Doha. Revenu d’une grave blessure au talon, après une chute en dehors du tapis au premier tour des Interclubs en 2018, le cadet de Renaud n’en finit plus de surprendre son monde cette année. « Je suis très fier de moi. J’ai encore 10 vis dans le pied, un chirurgien qui m’a dit que je ne pourrais jamais recourir. Être présent à Doha, c’était dingue, passer en finale, c’est ouf. Dans ma tête, je suis déjà champion du monde », clamait-il en zone médias après les qualifications samedi soir.
Une réussite qui aurait dû rendre fou de joie ce grand émotif, mais que l’élimination de son grand frère, quintuple médaillé mondial en extérieur, est venue teinter d’une touche d’amertume. « Mon cœur balance, parce que jamais de ma vie je n’avais imaginé que ça se passerait comme ça. Mais je promets que je vais tout faire pour mettre des étoiles dans ses yeux, comme il l’a fait si souvent quand j’étais à sa place. »

Nouvelles perches pour un nouvel homme

Pour oublier cette mésaventure, le perchiste du Clermont Athlétisme Auvergne s’est donné comme mission de terminer « dans les 8, pour décrocher une place pour Tokyo. Comme ça, on ira ensemble aux Jeux olympiques, rien de plus beau ne peut nous arriver. » Un objectif à sa mesure, compte tenu de sa forme du moment. Après avoir amélioré son record personnel à Pierre-Bénite (5,81 m le 14 juin) puis à Monaco (5,82 m le 12 juillet), l’élève de Sébastien Reisdorffer a maîtrisé son sujet en qualifs, avec ses trois premières barres réussies sans échec jusqu’à 5,70 m. Même s’il doit toujours composer au quotidien avec des douleurs au pied opéré, au point qu’il a envisagé de se faire réopérer pour retirer une partie des plaques qui maintiennent sa cheville, il assure se sentir « trop bien, c’est un truc de malade. »
Il peut également compter sur des perches toutes neuves, faites sur mesure par son équipementier, d’une taille inhabituelle de 4,95 m. Côté indice de dureté, il assure n’avoir jamais pris aussi gros. Il a pu les essayer à 5,75 m lors des qualifs, sans trop de pression puisqu’il n’avait « quasi aucune chance de ne pas [se] qualifier en passant toutes les barres d’avant au premier essai. » Pour sa deuxième finale mondiale, six ans après la première à Moscou, Lavillenie a désormais 28 ans et bien plus de maturité. « J’ai appris, depuis. Maintenant il n’y a plus qu’à, tout est ‘’good’’. Je sens que je vais m’amuser. »

A Doha, Etienne Nappey pour athle.fr

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