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Quentin Bigot veut frapper fort

Deux ans après sa quatrième place à Londres, Quentin Bigot entend bien gagner au moins un rang dans la hiérarchie mondiale, à l’occasion de la finale de son épreuve, ce mercredi. Et assure que les Polonais Fajdek et Nowicki ne sont pas intouchables.

C’est l’heure de la phase 3. Pour sa troisième participation aux championnats du monde, Quentin Bigot a la ferme intention de trouver la voie le menant au podium. En 2013, il découvrait ce niveau de compétition, et, de son propre aveu, « ne croyai[t] pas pouvoir jouer un jour le podium ». En 2017, de retour de suspension, sa quatrième place lui avait permis de se révéler, au monde et un peu à lui-même aussi. Deux ans plus tard, le lanceur d’Athlé Metz Metropole veut continuer son ascension.
« Comment pourrais-je ne pas penser au podium après avoir fait quatrième la dernière fois ? », soulevait-il en conférence de presse avant de débuter sa compétition. Par prudence, le conducteur de train s’était tout de même abstenu de réserver un créneau chez les kinés de l’équipe de France entre les qualifs et la finale. « Par prémonition, je l’ai pris seulement après m’être qualifié pour la finale. Je suis assez confiant, mais il ne faut pas trop l’être non plus. »
N’empêche, Bigot se sait « en grande forme physique », et ses 77,44 m dès sa première tentative lors du premier tour, mardi soir, l’ont conforté dans sa position. « Je ne croyais pas être aussi loin. J’ai commis quelques petites erreurs sur les deux premiers tours. C’est bon signe, ça veut dire que mon niveau moyen augmente », racontait-il à sa sortie de piste.

Peur de personne

Pour monter sur la boîte, Bigot le sait, il faudra « lancer à 78 m ou 78,50 m. » Soit dans les eaux de son record personnel, figé à 78,58 m depuis 2014. « Je sais comment il faut s’y prendre, mais de là à le faire, c’est une autre histoire. Il faut que je reste confiant en mes capacités, tout en me laissant porter par l’événement, pour le vivre pleinement. » S’il y parvient, il sera de façon quasi certaine dans les « six ou sept » qui se battront pour les trois places sur le podium. « Je ne redoute personne en particulier. Je pense que ça sera un concours très serré, et je ne mettrais pas les Polonais en tête d’office. Ce qui s’est passé en meetings ne compte plus. Hormis l’an passé aux Europe, Nowicki est rarement à son meilleur niveau en championnats ; et Fajdek est souvent loin de son season best en championnats, et a raté ses Jeux il y a trois ans. Ce serait aussi une belle erreur de les sous-estimer. »
Pour ne pas perdre de jus entre les qualifs et la finale, ce mordu de marteau jusqu’à la moelle s’est abstenu de regarder les lanceurs du deuxième groupe se confronter. « Je regarderai la start list de la finale quand elle sortira, mais c’est tout. Même si j’adore regarder du marteau, peu importe qui lance, ma compétition passe d’abord. Et je ne veux surtout pas gaspiller du jus. »
Lors des dernières semaines de préparation, le lanceur s’est concentré sur ses sensations, « plutôt que de chercher à aller le plus loin possible, comme je pouvais le faire avant. Et malgré la chaleur, les distances étaient plutôt bonnes. » Plus mature, le Lorrain assure avoir totalement oublié ses Europe ratés à Berlin l’an passé (éliminé en qualifications) - « J’y étais, mais je ne me souviens de rien depuis un an » - à cause d’une saison perturbée par une grosse grippe avec bactéries puis une blessure au dos, consécutive à une reprise trop précoce. « Cette année, on a vraiment pu faire le maximum à l’entraînement, assure son entraîneur Pierre-Jean Vazel. Mais ne croyez pas que la saison a été linéaire pour autant. En compétition, peut-être, mais on ne vous montre que les hauts, les bas, on les garde pour nous. » Tant que la saison s’achève au sommet, le reste finira aux oubliettes.

A Doha, Etienne Nappey pour athle.fr

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