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Mélina Robert-Michon est bien de retour

La discobole lyonnaise a retrouvé l’équipe de France d’athlétisme après une deuxième pause bébé avec le stress d’une jeune espoir. Rassurée après son concours de qualifications parfaitement maîtrisé, son appétit est encore décuplé au moment de renouer avec l’ambiance d’une grande finale.

La veille des qualifs, elle n’a « presque pas dormi de la nuit ». Mélina Robert-Michon n’est pourtant pas une débutante, loin de là. Avec soixante sélections au compteur, la première datant de 1998, la vice-championne olympique du disque a de l’expérience à revendre. « J’étais vraiment en stress, même si ce sont mes huitièmes Mondiaux, parce que j’avais peur d’avoir perdu cette capacité à me transcender pour lancer plus loin lors des championnats », expliquait-elle après son premier concours au Qatar.
En plus, la lanceuse du Lyon Athlétisme a profité de son retour de grossesse pour apporter de conséquentes évolutions techniques à son geste. Forcément, la mise en application prend du temps. « J’ai cherché toute la saison à avoir un temps long en final. En meeting, c’était très court, j’avais tendance à anticiper, et j’étais très frustrée. Là, je l’ai vraiment senti, et ça fait du bien à la tête. » Ses bonnes sensations lors des dernières semaines d’entraînement, notamment lors du stage terminal à Boulouris, n’étaient pas mensongères.
Avec 64,02 m dès son premier essai, elle a donné « des frissons » à son entraîneur, Serge Debié. Elle s’est surtout « rassurée », après une saison de reprise difficile. « Je partais un peu dans l’inconnu, puisque la ligne de qualifs était plus loin que mon meilleur jet de la saison. Je savais que j’en étais capable, parce que mes sensations étaient bien meilleures que quand j’ai fait 62,62 m, mais il fallait que ça se concrétise. Ça fait du bien quand c’est écrit sur le tableau de marque. »

L’appétit vient en lançant

Son coach a noté au passage que cette performance constituait le meilleur jet de sa carrière lors de qualifications. « Ça veut dire que je m’améliore, j’ai bien fait de continuer ! », se marre MRM, quarante ans. Surtout, elle a montré à ses adversaires qu’elle était bel et bien de retour, et qu’il faudrait compter avec elle. Car sans jamais prononcer les mots « podium » ou « médaille », Mélina sait qu’elle peut ambitionner de se mêler de nouveau à la grande explication des cadors de sa discipline.
« L’objectif principal est de faire les minima olympiques, pour s’assurer de pouvoir préparer sereinement la saison suivante. Et une fois qu’on est à 64,50 m, on peut commencer à espérer quelque chose de beau. ça se joue généralement autour de 65-66 m. Après, on constate qu’aux bilans, on a trois filles qui sont allées très loin (les Cubaines Denia Caballero et Yaime Perez et la Croate Sandra Perkovic, NDLR), mais ça reste un championnat : tout est remis à zéro. Il y a encore un peu de boulot pour moi, mais je me dis que ça ne sera peut-être pas si loin que ça. » Là encore, son immense expérience et son insouciance de jeunette lui seront d’une aide précieuse.

A Doha, Etienne Nappey pour athle.fr

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