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Eloyse Lesueur-Aymonin a fait du chemin

Engagée en qualifications de la longueur ce vendredi, aux côtés des jeunes Yanis David et Hilary Kpatcha, Eloyse-Lesueur Aymonin a enclenché une mini-révolution cette saison, en changeant sa structure de préparation. Mais elle a gardé intacte sa motivation et ses ambitions.

Voilà six ans qu’Eloyse Lesueur-Aumonin n’avait plus pris part à un championnat du monde en plein air. La championne du monde en salle 2014 est de retour à son meilleur niveau, après plusieurs années en dents de scie, oscillant au rythme des différentes blessures et douleurs que son corps lui infligeait. Cette année, elle a pu se « préparer sans coupure, en dehors de 3 jours d’arrêt au moment des France à cause d’un petit truc au genou. Ça faisait des années que ça n’était pas arrivé. Et quand une année se passe sans souci, il n’y a pas de raison que le championnat ne se passe pas bien », clame-t-elle.
Surtout, la sauteuse en longueur de la Sco Sainte-Marguerite Marseille, 31 ans et 28 sélections au compteur, est arrivée à Doha avec l’esprit apaisé. « Je vais super bien. J’aborde ces championnats avec beaucoup de sérénité et d’envie. » Depuis 2018, Lesueur-Aymonin a décidé de confier à Gérard Vialette le soin de superviser sa progression, notamment sur le plan technique, son mari Franck l’épaulant pour sa préparation physique. « Là, je suis au centre de mon projet, et j’ai choisi les gens avec qui j’avais envie de travailler. Ça change vraiment tout ! Avant, par manque de maturité, j’étais plus l’élève. Je me suis laissé guider, parce que c’était nécessaire. J’ai eu du mal à m’en extraire, parce que je n’avais pas les billes pour le faire, il a fallu la blessure pour y parvenir. Mais j’ai construit ma carrière telle qu’elle est, et j’accepte parfaitement mon chemin de vie », raisonne-t-elle.

Sereine comme jamais

Sa technique de saut a donc évolué, et les changements ont nécessairement pris du temps pour être assimilés tout au long de la saison. Ça n’affole pas Eloyse, qui a bondi à 6,72 m à Bydgoszcz le 11 août pour décrocher son ticket pour le Qatar. « Ça peut paraître bizarre, parce que ce sont des choses nouvelles et qu’elles ne sont peut-être pas encore ancrées, mais je ne me suis jamais aussi bien sentie, dans ma tête, mon corps et mon environnement. J’ai juste hâte de voir ce que ça va donner. »
Même si elle se sent « une nouvelle femme », Eloyse Lesueur-Aymonin n’a pas tout oublié de sa longue carrière. « En arrivant en championnats, ce n’est plus le moment d’apprendre. J’en suis à mes quatrièmes Mondiaux, donc je sais comment ça se passe. Ce sont mon expérience, non pas dans la technique mais dans l’approche de la compète, ainsi que mon envie, qui doivent parler. »
La ligne de qualification directe a été fixée à 6,75 m, une moyenne plutôt haute au cours des dernières années. Lors de ses trois premières apparitions à ce stade lors des Mondiaux 2009, 2011 et 2013, la Parisienne de naissance s'était arrêtée au premier tour. « Les qualifs, c’est toujours le même problème. Je ne suis pas sûre que douze filles feront 6,75 m, et même si c’est un peu au-dessus de mon season best, je n’étais pas forcément à fond jusque-là. C’est simple : il faudra sauter loin, sinon je saute. » L’équation est simple, le contrat est posé.

A Doha, Etienne Nappey pour athle.fr

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