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Les demi-fondeurs à suivre

A cinq jours du début des Mondiaux (27 septembre au 6 octobre), présentation, épreuve par épreuve, des sept demi-fondeurs tricolores en lice au Qatar.

800 m : Courir malin pour aller au bout

Pour décrocher son billet pour Doha, Rénelle Lamote s’est arrachée comme jamais dans la dernière ligne droite du 800 m du meeting Diamond League de Paris. Elle a rempli son contrat grâce à un chrono de 2’00’’40. La conclusion heureuse d’une course contre la montre entamée fin juin, après une préparation perturbée par une inflammation à la hanche. La demi-fondeuse de Pays Fontainebleau Athlétisme, si elle ne possède que la vingt-deuxième performance des engagées, a décroché des victoires probantes lors des France Elite et surtout lors des Europe par équipes. La preuve que, du haut de ses 25 ans, elle maîtrise de mieux en mieux les courses de championnats. Dans un paysage profondément remanié en l’absence de la Sud-Africaine Caster Semenya, l’aspect tactique jouera un rôle primordial. A l’élève de Thierry Choffin d’en profiter.

Il y a deux ans à Londres, Pierre-Ambroise Bosse avait réalisé un incroyable coup de poker gagnant pour s’offrir le titre, à la faveur de 300 derniers mètres pleins de panache. L’athlète du Lille Métropole Athlétisme remet sa couronne en jeu avec gourmandise. Discret tout au long de l’été, avec seulement les meetings de Paris et de Monaco à son programme (1’45’’07 dans la capitale française), ainsi que les championnats de France Elite conclus victorieusement, le demi-fondeur de 27 ans arrive une nouvelle fois en position d’outsider. Un statut qu’il affectionne, alors qu’il monte en puissance au meilleur des moments. Ses dernières séances ont été prometteuses et il vise au moins une finale. S’il atteint ce stade, il sera prêt à faire de nouveau tapis.

1500 m : Tirer leur épingle du jeu

Rabii Doukkana (US Créteil) et Alexis Miellet (Dijon UC) vont faire leurs premiers pas aux Mondiaux. Le premier nommé, engagé sur 1500 m et 5000 m, a même droit à une double ration. La suite de la belle histoire pour l’athlète né au Maroc, qui, dix ans après son arrivée dans l’Hexagone, a appris qu’il était officiellement naturalisé français le jour même où il a réalisé le niveau de performance requis pour les Mondiaux de Doha. En abaissant son record à 3’33’’11 lors du meeting de Paris, il s’est hissé au treizième rang des engagés. De quoi pouvoir espérer entrer en finale, même si la tâche s’annonce ardue dans une épreuve aux emballages finaux redoutables. En lice sur 5000 m, il pourra faire parler sa science du train sur cette distance à laquelle il ne s’est attaqué qu’une fois en 2019 (13’21’’33, 13’15’’59 en 2018).
Alexis Miellet, chronométré en 3’34’’23 lors du meeting de Monaco, a franchi un palier important cet été, en multipliant les records personnels sur sa distance de prédilection mais aussi sur 800 m, avec un temps de 1’45’’88. Doté d’une excellente pointe de vitesse, comme il l’a montré lors des France Elite à Saint-Etienne en dominant aisément les débats, c’est un vrai coureur de championnats. Tombé en séries lors des Europe de Berlin l’an dernier, le Dijonnais a une revanche à prendre. Doha est l’occasion idéale pour entrer dans le grand monde.

3000 m steeple : Passer les obstacles

Pour son premier grand championnat seniors, Ophélie Claude-Boxberger s’en était tiré avec les honneurs lors des Europe de Berlin en prenant la neuvième place de la finale avec un nouveau record personnel à la clé (9’31’’84). Le niveau sera tout autre dans la capitale qatarie, avec la présence des coureuses africaines et américaines, habituées à truster les podiums. La steepleuse de Montbéliard Belfort Athlétisme a réalisé son meilleur chrono de l’été lors du meeting de Huelva (Espagne), en 9’36’’38. Pour espérer entrer en finale, elle devra sans doute abaisser sa marque de référence. Cela ferait un joli coup double.

Côté masculin, deux Tricolores seront en piste. Quatrième Français sur les listes tous temps grâce à ses 8’09’’47 lors du meeting de Monaco, Djilali Bedrani a passé un gros cap ces derniers mois. Il a pu engranger de l’expérience lors de ses cinq sorties en Diamond League cet été et possède le dixième temps des engagés. C’est d’ailleurs à ce rang qu’il a terminé lors de ces deux derniers 3000 m steeple à Paris et Bruxelles. Le sociétaire du SA Toulouse UC a le potentiel pour passer en finale et, dans un grand jour, y jouer les trouble-fêtes alors que l’épreuve s’annonce bien plus ouverte que par le passé. L’autre Français en lice sur la distance est Yoann Kowal. Le steepleur de Dordogne Athlé, qualifié en 8’26’’16, n’a plus été vu en compétition depuis les championnats d’Europe par équipes de Bydgoszcz début août. Il a pu prendre le temps de se préparer en altitude à Font-Romeu, même si une entorse de la cheville l’a freiné au cours des derniers jours. Atout loin d’être négligeable : il possède l’expérience des grands rendez-vous.

Florian Gaudin-Winer pour athle.fr

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