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NUMÉRO 588 - AOÛT-SEPTEMBRE 2020

Centenaire de la FFA 1/6 : Colette Besson racontée par Nicole Duclos

A l’occasion des cent ans de la FFA, Athlétisme Magazine consacre un grand dossier aux cent athlètes ayant marqué l’histoire de l’athlétisme français. Gros plan sur six d’entre eux, à travers le regard de proches, adversaires ou amis les ayant côtoyés de près. Premier volet avec la championne olympique du 400 m Colette Besson, vue par Nicole Duclos, une de ses principales concurrentes sur la piste.

« J’ai connu Colette lorsque nous étions cadettes. Nous ne venions pas de la même région, mais on se croisait lors des compétitions interrégionales. La première fois que je l’ai vue, elle m’a épatée. Elle avait déjà fait du saut en hauteur, sa première passion, mais aussi de la longueur, et plein d’autres épreuves. Elle aurait été une très bonne heptathlonienne. On a fait nos études ensemble, au Creps du château de Boivre à Poitiers, pour être profs de sport. On a passé beaucoup de temps ensemble puisqu’on était dans la même chambre. Forcément, ça crée des liens !
Sur la piste, cela s’est toujours bien passé entre nous. Beaucoup de personnes, dont l’entraîneur de Colette (NDLR : Yves Durand Saint-Omer), cherchaient à nous présenter comme de grandes adversaires. Sur le terrain, certes, c’était le cas. On ne se faisait pas de cadeaux. Mais dans la vie, on a toujours été des amies. Il n’y a jamais eu d’animosité entre nous. Le jour de son titre olympique à Mexico, je devais être devant ma télévision à Brive. Après l’arrivée, on m’a retrouvée à plat ventre devant la télévision, tellement je hurlais d’émotion après avoir sauté partout pendant la course. Bon, c’est mon mari qui me l’a raconté, parce que moi, je ne m’en rappelle pas (rires) ! Un an plus tard, lors des championnats d’Europe d’Athènes, on a vécu un grand moment toutes les deux. Je décroche l’or avec deux centièmes d’avance sur Colette (NDLR : en 51’’72), qui est en argent. Mais, à l’époque, les centièmes n’étaient pas comptabilisés. Nous avons donc été classées dans le même dixième (51’’7) et sommes devenues toutes les deux détentrices du record du monde.
Dès qu’on pouvait se retrouver toutes les deux, on s’amusait beaucoup. C’était une fille extraordinaire, pleine de vie et qui aimait tellement rire. Qu’est-ce qu’on a pu se marrer ! Quand j’en parle, je la revois en train de rire… On est restées amies jusqu’à son décès, qui est toujours pour moi une grande douleur. Je me souviens que quand elle a rencontré son mari, elle m’a téléphoné pour me dire qu’elle était tombée amoureuse. Moi, à ce moment-là, j’avais arrêté l’athlé parce que j’étais enceinte, mais nous sommes restées complices jusqu’au bout. »

Propos recueillis par Etienne Nappey

Colette Besson
Née le 7 avril 1946, décédée le 9 août 2005
35 sélections en équipe de France A
Recordwoman du monde du 400 m en 51’’7
Championne olympique (1968)
Vice-championne d’Europe (1969)


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