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NUMÉRO 588 - AOÛT-SEPTEMBRE 2020

Centenaire de la FFA 5/6 : Mélina Robert-Michon racontée par Loïc Fournet

A l’occasion des cent ans de la FFA, Athlétisme Magazine consacre un grand dossier aux cent athlètes ayant marqué l’histoire de l’athlétisme français. Gros plan sur six d’entre eux, à travers le regard de proches, adversaires ou amis les ayant côtoyés de près. Cinquième volet avec la multimédaillée internationale Mélina Robert-Michon vue par son compagnon Loïc Fournet, spécialiste du disque lui aussi.

« Mélina et moi, ça fait plus de 20 ans qu’on est ensemble. Notre première rencontre remonte à un stage à Boulouris en 1999. J’ai tout de suite senti que c’était une belle personne, très douce, avec une aura. J’avais 22 ans, Mélina 20 ans. Et elle n’a pas changé. Quelles que soit les épreuves, positives ou négatives, elle est restée la même. C’est une femme honnête, franche, volontaire, qui cherche toujours des solutions aux problèmes pour que les choses avancent. Elle sait aussi s’entourer des bonnes personnes. Elle est très attachée à l’humain, aime prendre soin des autres.
Je suis très admiratif de son parcours, car je pense qu’il faut un sacré caractère et une bonne dose de volonté, quand on est une nana, pour réussir dans le domaine sportif. Il faut encore plus montrer sa valeur, parce que tant qu’il n’y a pas de résultats, on n’a pas ou peu d’aides. Mais elle a un gros mental.
À l’entraînement, c’est une acharnée de travail, une bosseuse. Quand elle se donne un objectif, elle met tout en place pour l’atteindre. Elle peut accepter de régresser pour progresser à nouveau, en repartant des fondamentaux, de changer de technique pour être meilleure. Tout le monde n’en est pas capable. Avec ses coaches (NDLR : Serge Debié et Jérôme Simian), ils se sont bien trouvés car ils se remettent tous les trois sans cesse en question. Même après une médaille olympique, Mélina est capable de tenir la buvette ou de préparer les sandwichs lors des compétitions organisées par son club. Elle reste humble. Elle a toujours été là pour disputer la Coupe de France des lancers avec le Lyon Athlétisme. Même si le grand championnat est fini depuis un mois et demi, elle continue de s’entretenir pour venir dépanner l’équipe, y compris au lancer du poids. Elle ne considère pas l’athlétisme comme quelque chose d’individuel. Le sport, pour elle, c’est un peu comme une famille. Elle adore ces moments de partage, ça ne la dérange pas de s’entraîner avec des benjamins ou des minimes. Elle est généreuse, aime partager et donner.
Ce qui m’impressionne le plus chez Mélina, c’est sa capacité à répondre présente le jour J. Elle adore la compétition. C’est ce qui la passionne, vraiment. Elle s’entraîne pour ça. Il faut avoir un certain aplomb pour y parvenir, surtout lors d’une finale mondiale ou olympique. Aux Mondiaux en 2013 ou même aux J.O., elle annonce qu’elle devra faire un gros jet dès le premier lancer en finale et elle le fait. Je trouve ça incroyable, surtout qu’elle doit composer avec les attentes du public et la pression.
Tant qu’elle aura le goût et l’envie de continuer, je la soutiendrai. On marche ensemble. À la fin de sa carrière, je pense qu’elle aura envie de partager son expérience pour montrer aux gens que le haut niveau est accessible, dès lors qu’on s’en donne les moyens. »

Propos recueillis par Véronique Bury

Mélina Robert-Michon
Née le 18 juillet 1979
61 sélections en équipe de France A
Recordwoman de France du disque avec 66,73 m
Vice-championne olympique (2016)
Vice-championne du monde (2013 et 2017)
Vice-championne d’Europe (2014)


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