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La belle première d’Alice Finot

La steepleuse de 30 ans se souviendra avec bonheur de sa première sélection en équipe de France, puisqu’elle s’est hissée en finale du 3000 m en 8’57’’28, le deuxième chrono de sa carrière. C’est en revanche terminé pour les spécialistes du 1500 m.

La Qualifiée

Finot prête à se battre pour le podium

Pour ses premiers pas sous le maillot bleu, Alice Finot a eu le sens du suspense. La steepleuse de 30 ans, sixième de la première série du 3000 m en 8’57’’28, la deuxième performance de sa carrière, a dû attendre, le cœur battant presque aussi vite qu’en plein effort, la fin de la deuxième course pour valider son billet pour la finale. Elle est la quatrième et dernière qualifiée au temps. Une belle récompense pour n’avoir rien lâché à la fin d’une course dont l’allure est progressivement montée en intensité. Comme la sono qui, faute de spectateurs puisque la compétition se déroule à huis-clos, a poussé les athlètes devant des tribunes occupées par la presse et quelques officiels dans la Torun Arena.
« Je suis restée en fin de peloton pour trouver mon rythme, raconte la sociétaire du Bordeaux Athlé. Quand j’ai vu que les filles se décollaient un peu, j’ai essayé de me replacer. Mais je n’étais pas assez dans leur roue pour me faire aspirer et je prends un petit écart, que je rattrape grâce à mon finish dans les derniers tours. Je n’ai pas de regrets, j’ai tout donné. »
L’ingénieure installée à Vigo, en Espagne, aura une belle carte à jouer en finale vendredi. A condition d’avoir bien récupéré, elle qui concède qu’il lui a « manqué un petit quelque chose » lors des séries, alors que « la fin de saison approche ». Si le meilleur temps du jour a été réalisé par la Britannique Verity Ockenden en 8’52’’60, les taulières habituelles du 3000 m, comme la Hollandaise Sifan Hassan et la Britannique Laura Muir, ne sont pas à Torun. « Les grosses locomotives ne sont pas là, et entre communs des mortels, chacun peut se battre pour une médaille, sourit Alice Finot. Je vais me battre pour ça. »

Les Eliminés

Les milers trop justes

Avec deux qualifiés à la place dans chacune des quatre séries, et quatre au temps sur l’ensemble des courses, le défi s’annonçait difficile pour les Bleus engagés sur 1500 m, une distance très dense sur le Vieux continent cet hiver. S’ils n’ont pas démérité, Baptiste Mischler (5e en 3’41’’52), Azeddine Habz (5e en 3’41’’55) et Simon Denissel (8e en 3’44’’94) ont été un peu justes dans l’emballage final pour aller chercher leur place dans le top 12. Le premier nommé, placé longtemps aux avant-postes, « a frotté toute la course » et s’est finalement retrouvé bloqué dans l’emballage final. « J’avais encore les cannes à la fin mais j’ai dû attendre que la porte s’ouvre », regrettait-il. Le second, malgré « un peu de frustration », appréciait d’avoir été acteur de sa course pour son premier grand championnat sur piste. Quant au troisième, bien placé pendant les premiers tours, il a vécu « un jour sans » et n’avait « pas de jambes » pour finir fort. Le Norvégien Jakob Ingebritsen, grand favori de l’épreuve, s’est, lui, tranquillement qualifié en prenant la deuxième place de sa série en 3’39’’84, cinq centièmes derrière le Britannique Neil Gourley.

Florian Gaudin-Winer pour athle.fr
Photos : © Jean-Marie Hervio / KMSP / FFA

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