MES ACCÈS
Les premiers Bleus sont arrivés

À un peu plus d’une semaine du début des épreuves d’athlétisme aux Jeux olympiques de Tokyo (30 juillet au 8 août), les membres de l’équipe de France arrivent petit à petit à Kobé, où ils réalisent leurs derniers réglages et s’acclimatent à l’atmosphère nippone. Retour sur le voyage des Bleus et sur leurs premiers pas en terres japonaises.

En atterrissant à Osaka, aéroport le plus proche de leur camp de base de Kobé, les Bleus ont été épargnés par les longues files d’attente que connaissant certaines délégations à Tokyo. « Il y a beaucoup d’étapes à passer, beaucoup de comptoirs auxquels il faut se présenter mais c’est très fluide. Le seul moment d’attente, c’est celui du résultat du test PCR que l’on fait en arrivant à l’aéroport. Il y a énormément de personnel et de bénévoles mobilisés pour nous aiguiller. Il n’y a vraiment pas eu de stress supplémentaire », se satisfait Jean-Sébastien Ménigoz, directeur adjoint du pôle des équipes de France à la FFA. De nombreuses procédures administratives avaient dû être réalisées en amont de la compétition.

Après douze heures de vol, deux heures passées à l’aéroport et une dernière heure de car, les premiers arrivés ont finalement pu rallier Kobé. Parmi eux, six athlètes : Pierre-Ambroise Bosse, Mélina Robert-Michon, Melvin Raffin, Rouguy Diallo, Cyréna Samba-Mayela et Jean-Marc Pontvianne, et une partie du staff technique.

« On a retrouvé le personnel et les interlocuteurs que l’on avait rencontrés en 2019, à l’occasion du stage préparatoire des Relais mondiaux. Le but de l’époque, c’était aussi de s’assurer que l’on arriverait dans les meilleures dispositions juste avant les Jeux. Et c’est le cas. Ils sont vraiment aux petits soins ! », poursuit Jean-Sébastien Ménigoz.
Deux nouveautés non-négligeables attendaient les Bleus sur leur lieu d’entraînement, à quinze minutes de car de l’hôtel : en plus de la piste, qu’ils connaissent bien, une salle de musculation et une salle de récupération, ont été spécialement montées pour l’occasion.

7 heures de plus à la montre, près de 30 degrés dès les premières heures de la journée, plus de 60 % de taux d’humidité… Les premières heures passées sur le sol japonais ne sont pas de tout repos pour les organismes des Bleus. « Pour certains athlètes, notamment les plus jeunes, il s’agit du premier décalage horaire vers l’est, et c’est un peu difficile. Des lampes UV sont mises à disposition des athlètes et Mounir Chennaoui, membre du staff médical de l’équipe et spécialiste du sommeil, est là aussi pour les aider à s’adapter au mieux », précise Jean-Sébastien Ménigoz. « Tout le monde réagit un peu différemment, mais c’est vrai qu’en rentrant du stade en début d’après-midi, on a tous eu un bon coup de fatigue. Il fallait vraiment lutter pour ne pas s’endormir et faire le maximum pour se coucher assez tôt ce soir-là », ajoute Jean-Marc Pontvianne.

Pour se mettre dans l’ambiance sans traîner, les premières séances de décrassage n’ont pas tardé. Tous les athlètes présents se sont déplacés au stade. Au programme : bains froids et réveil musculaire. Pierre-Ambroise Bosse en a lui profité pour faire un premier footing actif, avec deux répétitions de 30’’+45’’+1mn à « allure tranquille ».

À l’inverse du stage préparatoire en 2019, les Bleus sont logiquement restreints dans leur déplacement. Oubliées les balades en ville ou les rencontres avec les locaux. Une séance d’entraînement ouverte au public sera malgré tout organisée ce samedi 24 juillet. 300 jeunes et étudiants de la province seront présents dans les tribunes.
« Lors des repas, on est quatre par table, séparés par des plexiglass », raconte Jean-Marc Pontvianne. Un protocole bien défini est mis en place avec prise de température et test salivaire chaque matin pour l’ensemble des athlètes et du staff.
Dans ce contexte particulier, Mélina Robert-Michon a tout de même pu « fêter » son 42e anniversaire, dimanche 18 juillet. Le personnel de l’hôtel avait préparé un gâteau mais les Bleus étant arrivés un peu tard, la salle de restauration était fermée, alors Mélina a soufflé ses bougies... dans le car !

Alors que la cérémonie d’ouverture, organisée ce vendredi 23 juillet à 13 heures, heure française, approche, les Bleus la vivront, eux, depuis leur chambre. Le départ au village olympique est prévu deux jours avant l’entrée en lice de l’athlète. Les premiers transferts débuteront donc le 28 juillet. « Ce sera le 1er août pour ma part », précise Jean-Marc Pontvianne. Le triple-sauteur, qui participera aux qualifications le 3 août (9h locales, 2h du matin à Paris) sera accompagné de Melvin Raffin et de Benjamin Compaoré.

Marion Canu pour athle.fr

INFORMATIONSFORMATIONCOMMUNAUTÉBASES DE DONNÉESMÉDICALBOUTIQUE
NOS PARTENAIRES
CONDITIONS D'UTILISATION MENTIONS LÉGALES CONTACTS