MES ACCÈS
Morhad Amdouni, 10e du 10 000 m en 27’53’’58
« J’ai fait une course au feeling, à l’instinct. Je me suis donné au maximum. J’avais tout à gagner et rien à perdre. Je savais que la course allait être difficile, avec six médaillés internationaux au départ. C’était très relevé. Je ne pouvais pas espérer mieux. Avec ma préparation marathon, je n’avais pas assez de vitesse à la fin. Il me manquait des séances de miler dans les jambes. Cette course m’a permis de faire des repérages en conditions réelles pour mon objectif principal, le marathon. La récupération ne me fait pas peur. Dès que c’est un coureur africain qui le fait (ndlr : tenter le doublé), on trouve ça normal. Il faut casser cette barrière pour les Européens. D’ailleurs, monsieur Mimoun l’a fait ! »
Rouguy Diallo, 10e des qualifications du triple saut avec 14,29 m (-0,1m/s)
« La finale était l’objectif et ça passe. On remet maintenant les compteurs à zéro. J’ai eu un peu de mal à trouver mes marques. Ça m’a fait une bonne préparation pour la finale. Je vais devoir prendre des risques et me lâcher en course. C’était un rêve de gosse d’aller aux J.O. Passer en finale, c’est déjà quelque chose d’énorme pour moi.»
Alexis Phelut, 3e de sa série du 3000 m steeple en 8’19’’36, qualifié
« J’ai vu que ça n’allait pas très vite, mais je n’avais pas envie de passer devant pour emmener tout le monde. Je suis resté patient toute la course, quatrième ou cinquième, bien à l’abri. J’ai essayé de me placer pour bien visualiser les obstacles. Sur les 800 derniers mètres, je me suis dit : ‘’Là il faut y aller !’’ Je me replace bien. A 400 m de la ligne, je suis encore super frais. Je sais que je vais pouvoir finir vite. Dans les 150 derniers mètres, j’arrive à trouver l’ouverture et je ne me pose pas de questions, je fonce et je finis bien. La première partie de mes Jeux est réussie, mais je suis déjà focalisé sur la suite. Sans prétention, je ne pense pas que ça soit un exploit de passer. Je ne me fixe aucune limite en finale. Je ne dis pas que je vise le podium, mais ça n’est pas impossible. »
Rénelle Lamote, 1e de sa série en 2’01’’92, qualifiée
« Je n’avais pas prévu de courir comme ça, mais j’ai bien vu que les filles me regardaient en chambre d’appel. J’ai senti qu’on allait me laisser courir et je me suis dit qu’il fallait faire une course assez ferme et autoritaire. Dans la dernière ligne droite, ça revient mais je vois que je maitrise ce que je fais. C’était important de gagner, j’ai mis un peu de force sur les derniers appuis. Hier j’étais super stressée, c’était terrible, j’avais le souvenir de Rio. Sortir au premier tour aurait été dramatique. L’énergie dépensée ? Il ne faut pas le dire, si mes adversaires parlent français et lisent l’article… On va dire que c’était comme une finale des championnats de France. »
Ludvy Vaillant, 5e de sa série du 400 m haies en 49’’23, qualifié
« L’attente a été plutôt sereine, même si ça a été quand même long. C’était ma première course depuis le meeting d’Oslo. Ca se voit sur l’intervalle ‘’6-7’’. J’étais assez relâché et rapide sur la première partie de course et la fin de course me satisfait. En demi-finales, ça sera une autre course. Le maitre-mot, c’est le plaisir. »
Wilfried Happio, 5e de sa série du 400 m haies en 49’’39, qualifié
« J’ai ressenti une petite douleur à la cuisse gauche à l’échauffement. Ça m’a fait un peu peur, mais le staff médical a fait du très bon travail. Mon départ a été assez timide, mais je fais une belle fin de course, qui me permet de me hisser en finale. Ça va me mettre un coup de boost pour la demi-finale. Demain, je suis prêt à mourir sur la piste s’il le faut. »
Djilali Bedrani, 7e de sa série du 3000 m steeple en 8’20’’23, éliminé
« Je n’ai pas réussi à m’adapter au décalage horaire. J’ai fait trois, quatre nuits blanches, j’ai au mieux dormi deux ou trois heures par nuit depuis mon arrivée. Dans ces conditions, je savais que j’allais courir avec de la fatigue dans les jambes. »
Louis Gilavert, 12e de sa série du 3000 m steeple en 8’36’’35, éliminé
« Ça a été une course compliquée. J’étais prêt, en forme, dans les meilleures conditions physiques. Mais je pense que je me suis laissé déborder par mes émotions. On m’avait prévenu pourtant, mais je suis tombé dans le piège. Je suis un peu attristé du résultat. J’avais les jambes lourdes, du mal à respirer. J’ai perdu contre moi-même. »
Lolassonn Djouhan, 21e des qualifications du disque avec 60,74 m, éliminé
« Dans mon plan, je devais faire un bon premier jet puis tout mettre sur le deuxième. Il était effectivement bon, à environ 63,50 m, mais hors secteur. Sur le troisième, j’ai tout donné, mais je n’avais plus le même influx. La qualification était à ma portée, je n’ai pas su saisir ma chance. J’ai encore beaucoup de chemin à parcourir. C’est de l’expérience que je prends pour Paris 2024. »
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