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Le programme du mardi

La journée s’annonce copieuse pour les Tricolores, qui seront quatorze à fouler la piste du stade olympique de Tokyo. Dont deux belles chances de médaille : Alexandra Tavernier au marteau et Renaud Lavillenie à la perche.

2h00 - Triple saut (qualifications - groupe B) : Benjamin Compaoré (CA Montreuil 93)

Le champion d’Europe 2014 sautera en huitième position de son groupe. Pour passer en finale, il devra, comme ses deux compatriotes engagés, retomber à au moins 17,05 m ou faire partie des douze meilleurs performeurs sur l’ensemble des deux concours. C’est deux centimètres de plus que sa meilleure performance de l’été. Le triple sauteur de bientôt 34 ans a l’habitude de ce passage obligé et se veut ambitieux. « Je n’ai pas l’impression d’avoir pu encore m’exprimer correctement cette saison, estime-t-il. J’ai l’ambition de faire mieux que lors des deux dernières éditions des Jeux olympiques ». A savoir sixième en 2012 et dixième en 2016.

2h00 - Triple saut (qualifications - groupe A) : Jean-Marc Pontvianne (Entente Nîmes Athlé)

L’élève de Sébastien Bouschet a des fourmis dans les jambes. « J’ai hâte d’y être, tous les voyants sont au vert », avance-t-il. Neuvième à sauter dans le groupe A, il a porté son record à 17,17 m cette saison. Les qualifications lui réussissent bien, puisqu’il a franchi ce cap lors des trois grands championnats seniors qu’il a disputés :  les Mondiaux de Londres en 2017, les Europe de Berlin en 2018 et les Mondiaux de Doha en 2019.

2h00 - Triple saut (qualifications - groupe B) : Melvin Raffin (Bordeaux Athlé)

Melvin Raffin reste sur deux éliminations en qualifs, à Londres en 2017 et cet hiver lors des Europe indoor de Torun. Une dernière compétition que l’élève de Teddy Tamgho a forcément en tête et dont il a pu tirer les leçons. Revenu de deux graves blessures au genou, celui qui sera le quatrième en piste dans le groupe B n’a plus de temps à perdre, à l’âge de 23 ans.

2h05 - 1500 m (série 1) : Alexis Miellet (Dijon UC)

Réputé pour ses qualités de finisseur, le Dijonnais en aura bien besoin dans une série très relevée, où il retrouvera notamment le Kényan Timothy Cheruiyot, meilleur performeur mondial de l’année en 3’28’’28, l’Ethiopien Samuel Tefera (3’30’’71) ou encore l’Américain Cole Hocker, aux fins de course spectaculaires. Pour entrer en demi-finales, l’athlète de 26 ans devra, comme les deux autres Tricolores engagés, terminer dans le top 6 de sa course ou réaliser un des six meilleurs temps parmi les non qualifiés directs. Attention aux bousculades, avec seize athlètes dans la course.

2h16 - 1500 m (série 2) : Azeddine Habz (Val d’Europe Athlétisme)

Avec un record personnel abaissé à 3’31’’74 à Monaco, le Francilien a franchi un gros cap chronométrique cette année. On peut penser qu’un train rapide imprimé dès les premiers mètres serait un scénario qui le favoriserait. De là à décider de mener ? A voir, alors que la course ne manquera pas de clients connus pour leur pointe de vitesse, à l’image du Polonais Marcin Lewandowski et de l’Américain Matthew Centrowitz, tenant du titre.

2h27 - 1500 m (série 3) : Baptiste Mischler (Unitas Brumath)

Autre homme heureux à l’issue du meeting monégasque, avec un nouveau temps de référence en 3’32’’42, l’Alsacien se sent en pleine possession de ses moyens. « La forme monte depuis ma dernière course, se félicite-t-il. Je suis très serein, je n’ai pas de pression et je n’ai rien à perdre. Ma saison est déjà réussie. » Un état d’esprit qui va l’aider à courir libéré, lui qui voit une qualification en demi-finales comme « une cerise sur le gâteau ». Le Norvégien Jakob Ingebritsen sera l’épouvantail d’une course qui accueillera peut-être le tout frais champion olympique du 3000 m steeple Soufiane El Bakkali, si le Marocain ne déclare pas forfait.

3h09 - 400 m (série 4) : Amandine Brossier (SCO Angers Athlé)

L’Angevine ne se fait pas d’illusions : « Le niveau a augmenté sur 400 m, il faudra que je sois sur les bases de mon record dès les séries. » Conséquence : elle donnera tout dès ses premières foulées sur la piste. « Je n’en garderai pas dans la poche pour les tours suivants, il faudra que je sois au taquet. » La start-list lui donne raison, avec les présences de la Jamaïcaine Candice McLeod (49’’91) et de la Britannique Nicole Yeargin (50’’96). La Belge Cynthia Bolingo (50’’29), une redoutable concurrente, est en revanche forfait, ce qui libère une place. Placée au couloir 6, l’ex-spécialiste du sprint court pourra sans doute bénéficier de l’aspiration de la Caribéenne, qui partira juste derrière elle.

12h10 - 110 m haies (série 1) : Wilhem Belocian (Stade Lamentin)

Le Guadeloupéen a depuis longtemps tourné la page de sa disqualification en séries des Jeux de Rio, il y a cinq ans. Mais nul doute qu’il a hâte d’en avoir terminé avec sa première course à Tokyo. Au couloir 3, il sera bien entouré avec, à sa gauche, le Britannique Andrew Pozzi (13’’25) et, à sa droite, le Jamaïcain Ronald Levy (13’’08). Le mode de qualification pour les demies est relativement ouvert, avec un billet direct pour les quatre premiers, ainsi que quatre qualifiés au temps parmi les non qualifiés directs. Sa technique sûre et épurée sera un point fort dans cette course à hauts risques : « C'est une de mes qualités. Je pense que ça peut vraiment faire la différence. »

12h20 - Perche (finale) : Renaud Lavillenie (Clermont Athlétisme Auvergne)

Au bord du gouffre en qualifications, l’ex-recordman du monde est allé chercher avec ses tripes sa place en finale de la perche, en effaçant 5,75 m au premier essai. « Je n’ai plus rien à perdre, prévient le Clermontois, qui s’est blessé à la cheville le 11 juillet dernier et saute avec la douleur. Je vais donner le maximum pour rêver d’une troisième médaille olympique. Au fond de moi, je sais que je peux aller chercher un gros truc. » Si le Suédois Armand Duplantis semble au-dessus du lot, il y a de la place pour monter sur le podium, surtout en l’absence malheureuse de l’Américain Sam Kendricks, positif au Covid-19.

12h34 - 110 m haies (série 4) : Aurel Manga (US Créteil)

Le discret hurdler aime surgir de l’ombre pour créer la surprise. Il arrive avec de grandes ambitions à Tokyo, mais devra d’abord se sortir d’une série qui reste abordable. Au couloir 8, il sera à distance des deux favoris de la course sur le plan chronométrique, le surprenant Japonais Shunsuke Izumiya (13’’06, couloir 6) et l’Espagnol Orlando Ortega (13’’15, couloir 5). Parfait pour rester concentré sur son couloir.

12h42 - 110 m haies (série 5) : Pascal Martinot-Lagarde (ES Montgeron)

Embêté par des pépins physiques tout au long de l’été, PML a débarqué au Japon sans grandes certitudes. Mais, à son grand soulagement, il peut enfin s’exprimer totalement sur la piste. « Enfin, j'ai l'impression de voir la lumière au bout du tunnel, souffle-t-il. J'ai toujours des douleurs, mais je réussis à en faire abstraction beaucoup plus que ces dernières semaines. J'ai pu faire des séances complètes et retrouver de bonnes sensations. » Au couloir 3, l’athlète entraîné par Benjamin Crouzet retrouvera l’Américain Devon Allen (13’’10, couloir 5) et encore un Japonais Taio Kanai (13’’16, couloir 7).

12h56 - 5000 m (série 1) : Hugo Hay (Sèvre Bocage AC)

Vingt concurrents au départ, cinq qualifiés directs à la place et cinq billets attribués au temps sur l’ensemble des deux courses : les séries du 5000 m s’annoncent épiques. Hugo Hay, en pleine progression cette saison, a les moyens de tirer son épingle du jeu, quel que soit le format de course. Il a montré lors des championnats de France qu’il était capable de finir très fort. Mais un scénario au train, avec potentiellement dix qualifiés dans la série la plus rapide, le favoriserait forcément plus. Cinq athlètes engagés dans cette première série sont descendus sous les 13’ en 2021, avec le Canadien Mohammed Ahmed (12’50’’12) à leur tête.

13h16 - 5000 m (série 2) : Jimmy Gressier (Boulogne-sur-Mer AC)

Même configuration pour le Nordiste, qui aborde ses premiers Jeux olympiques avec un état d’esprit conquérant. « Les séries, c’est ma finale à moi, annonce-t-il. C’est la course d'une vie, le premier grand tournant de ma carrière ! Je vais tout donner et avoir la niaque. » Il en aura bien besoin dans une course particulièrement relevée, avec en favoris la météorite espagnole Mohamed Khatir et le recordman du monde ougandais Joshua Cheptegei.

13h35 - Marteau (finale) : Alexandra Tavernier (Annecy Haute Savoie Athlétisme)

Après des qualifications disputées par près de 40°C, la Savoyarde va retrouver avec plaisir une finale de grand championnat en soirée. Autrice d’un jet solide à 73,51 m, malgré une technique largement perfectible, la médaillée de bronze mondiale en 2015 a une belle carte à jouer. La recordwoman du monde polonaise Anita Wlodarczyk a réalisé la meilleure performance de l’histoire en qualifs avec un unique lancer à 76,99 m. Mais il y a de la place derrière, surtout que l’Américaine DeAnna Price, meilleure performeuse mondiale de l’année avec 80,31 m, est diminuée par une blessure. A Alexandra Tavernier d’en profiter.

A Tokyo, Florian Gaudin-Winer pour athle.fr

Retrouvez le programme complet des Bleus en cliquant ici

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