MES ACCÈS
Tavernier était pressée

La recordwoman de France du marteau a décroché son billet pour la finale dès le deuxième essai avec un jet à 73,51 m, dans des conditions caniculaires. C’est en revanche terminé pour Yanis David à la longueur.

La qualifiée

Coup de chaud au marteau

Savoyarde pur jus installée dans les Côtes d’Armor depuis cinq ans, Alexandra Tavernier n’est pas habituée à une température approchant les 40°C dès 9h du matin, avec un taux d’humidité de 93 %. La recordwoman de France du marteau, engagée dans le groupe A des qualifications, avait donc pour objectif de quitter dès que possible la piste brûlante du stade olympique de Tokyo. « C’était une horreur, je pense qu’on n’a jamais vu ça, s’exclamait-elle à l’issue de son concours, une bouteille d’eau collée au visage pour tenter de se refroidir. Prendre un coup de chaud comme ça, c’est deux jours de récup’ derrière. » Après un premier essai assuré à 72,34 m, la lanceuse d’Annecy Haute Savoie Athlétisme a réalisé un deuxième jet mesuré à 73,51 m, soit un centimètre de plus que la performance demandée pour accéder directement en finale. Du travail bien fait, malgré une technique largement perfectible. « C’est une escroquerie, ça n’était vraiment pas beau, constatait avec son franc-parler habituel l’élève de Gilles Dupray. Ce sont les ‘’pépettes’’. Quand on appréhende, on a le marteau dans les épaules et on raccourcit tout. Un peu d’allonge et il y a deux mètres de plus. »
Il faudra bien cela pour jouer les premiers rôles lors d’une finale où les prétendantes au podium sont nombreuses, entre les Américaines et la recordwoman du monde polonaise Anita Wlodarczyk, autrice de la meilleure performance de l’histoire en qualifications avec un unique lancer à 76,99 m. « C’est impressionnant. L’expérience, ça ne s’achète pas », constatait Alexandra Tavernier. En parlant d’expérience, la médaillée de bronze mondiale en 2015 a pu compter sur les conseils de Mélina Robert-Michon, éliminée hier en qualifications du disque. « Une grande dame, j’ai versé ma petite larme. On est en binôme, une équipe soudée », rend hommage l’athlète de 27 ans, qui a tout de même préféré se passer, superstition oblige, des épingles à nourrice que lui avait prêtées son aînée. Un bain froid bien mérité l’attendait au village olympique. Bonne nouvelle : les conditions météo seront normalement bien plus favorables dans deux jours, la finale étant programmée en nocturne à 20h35 heure locale. Alexandra Tavernier a cependant un souhait : pas de pluie, pour éviter que le plateau ne devienne trop glissant et « compliqué à gérer ».

L'éliminée

Yanis David espérait mieux

Vingt-troisième des qualifications de la longueur avec un premier essai à 6,27 m (-0,4m/s), Yanis David est restée à distance des 6,75 m demandés pour intégrer directement la finale, tout comme des 6,60 m qui permettaient d’intégrer le top 12. Dommage car cette dernière performance était dans les cordes de la Guadeloupéenne du Monster Club Athlé, qui avait sauté à 6,63 m lors des championnats de France Elite fin juin. « J’ai essayé d’être dans le même état d’esprit qu’à Angers, explique-t-elle. Mentalement, j’étais vraiment là. Mais c’est au niveau technique que ça a pêché aujourd’hui. Je suis un peu déçue, j’avais d’autres objectifs… »

A Tokyo, Florian Gaudin-Winer pour athle.fr
Photos : © Philippe Montigny / KMSP / FFA

INFORMATIONSFORMATIONCOMMUNAUTÉBASES DE DONNÉESMÉDICALBOUTIQUE
NOS PARTENAIRES
CONDITIONS D'UTILISATION MENTIONS LÉGALES CONTACTS