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Bigot exact au rendez-vous

Le Messin a assuré sans souci sa place en finale du marteau, avec un deuxième jet à 78,73 m. Contrat également rempli pour Gémima Joseph, troisième de sa série du 200 m en 22’’94 et qui sera au départ des demies.

Les qualifiés

Du travail bien fait

Quentin Bigot a été plutôt sympa avec les amoureux des lancers, debout en pleine nuit à 2h pour assister à son entrée en lice. En leur offrant deux lancers, histoire de prolonger un peu leur réveil, tout en leur permettant de retourner au lit sans trop tarder. Le sociétaire d’Athlétisme Metz Métropole, qui était le premier athlète à entrer dans la cage, a débuté par un jet solide mais « un peu crispé » à 76,10 m. Avant d’enchaîner avec un deuxième essai à 78,73 m, largement au-delà des 77,50 m demandés pour accéder directement à la finale. « Je savais que j’avais juste à me relâcher, analyse-t-il. Par contre, je ne pensais pas que ça irait aussi loin. Je suis content de réaliser à 9h du matin (heure locale) une perf comme ça, à moins d’un mètre de mon record personnel (ndlr : 79,70 m). J’étais sur l’automatisme. »
Casquette bleue sur le crâne, l’élève de Pierre-Jean Vazel, premier de son groupe de qualification et quatrième sur l’ensemble des concurrents, a pu rapidement quitter la piste. En assistant en différé sur un écran, depuis la zone mixte où se déroulent les interviews, au troisième essai de Pawel Fajdek. Le quadruple champion du monde - mais jamais médaillé olympique - a eu chaud, et pas seulement à cause des plus de 30°C à l’ombre, avec une meilleure performance à 76,40 m. En ballotage, il a dû attendre les résultats du concours B pour finalement valider son billet au sein du top 12 (9e). « Les qualifs, c’est un coupe-gorge, rappelle Quentin Bigot, vice-champion du monde à Doha en 2019 derrière le Polonais. En finale, ça ne sera pas pareil. Je vais pouvoir m’exprimer. Le but sera de faire le meilleur concours possible, de m’amuser et d’aller chercher mon record personnel, voire peut-être les 80 mètres. »

Gémima Joseph comme une grande

Pour son premier grand championnat chez les seniors, l’espoir du Rou Kou a su saisir sa chance. Dans une course qui ne réunissait que cinq athlètes, elle s’est classée troisième, soit la dernière place directement qualificative pour les demi-finales. Avec, à la clé, un chrono en 22’’94 (-0,2m/s) de belle facture, le deuxième de sa carrière derrière ses 22’’77 à Cergy-Pontoise en juin. Derrière la Suissesse Mujinga Kambundji, qui a égalé son record de Suisse en 22’’26, et l’Américaine Anavia Battle (22’’54), Gémima Joseph a tenu son rang. Elle sera au départ des demies dès ce soir, à 19h32 heure locale (12h32 en France).
« Je suis très satisfaite, l’objectif principal est atteint, apprécie la Guyanaise de 19 ans, tout sourire. Avant la course, j’ai ressenti d’un coup un peu, beaucoup de stress. Mais pendant, j’ai bien sûr tout oublié. J’ai trouvé que j’étais assez facile et relâchée. Avec un petit coup de boost, le chrono devrait descendre en demies. Je sais que pour passer en finale, ce sera très difficile. Mais dans trois ans à Paris, j’espère l’atteindre voire, pourquoi pas, monter sur le podium. » La génération 2024, à l’honneur ces derniers jours grâce à ses demi-fondeurs, peut aussi compter sur cette talentueuse sprinteuse.

A Tokyo, Florian Gaudin-Winer pour athle.fr
Photos : © Stéphane Kempinaire / KMSP / FFA

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