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Les Bleus ont tout donné

Douzième de la finale du 3000 m steeple, Alexis Phelut n’a rien lâché et ne nourrissait aucun regret après sa course. Le demi-fondeur du Clermont Athlétisme Auvergne prend date pour Paris 2024, tout comme la prometteuse Gémima Joseph, demi-finaliste sur 200 m.

Le temps fort

Phelut s’est bien battu

Alexis Phelut a été en tête de la finale olympique. Ce fut pendant les premiers hectomètres, mais si on avait dit en début de saison au Clermontois qu’il se retrouverait à Tokyo dans cette position, pas sûr qu’il y aurait cru. Car il a fait d’énormes progrès au cours de l’été, avec pour récompense une douzième place aux Jeux olympiques en 8’23’’14, dans une course remportée par le Marocain Soufiane El Bakkali en 8’08’’90. « Je la prends, même si je suis compétiteur et que je visais mieux, confie l’élève de Jean-François Pontier. Je suis fier de ce que j’ai fait. J’ai vraiment tout donné jusqu’au bout et je tire beaucoup de positif pour la suite. »
Logiquement émoussé par une série lors de laquelle il s’était approché, en 8’19’’36, de son record (8’18’’67), avec une qualification surprise à la clé, le demi-fondeur de 23 ans a commencé à souffrir « entre le 1500 m et le 2000 m », lorsque le Japonais Ryuji Miura (7e en 8’16’’90) a accéléré l’allure, vite relayé par les Ethiopiens Lamecha Girma (2e en 8’10’’38) et Getnet Wale (4e en 8’14’’97). « C’est devenu super compliqué, mais je n’ai rien lâché et j’ai fait avec les armes du jour, relate Alexis Phelut. Je ne peux pas avoir de regrets, ça a été une très belle expérience et ça me montre le niveau que je dois atteindre pour Paris 2024, qui est vraiment l’objectif que je me suis fixé. » Avant de reprendre l’entraînement, il va pouvoir prendre le temps de bien se reposer après une longue saison. Sans oublier d’encourager ses potes nés en 1997 et 1998, comme Gabriel Tual en finale du 800 m mercredi ou Jimmy Gressier et Hugo Hay en séries du 5000 m mardi, qui incarnent à ses côtés la génération Paris 2024.

La décla

« Les meilleures sont là depuis des années, elles ne sont pas arrivées là d’un coup. Tokyo me donne encore plus l’envie et la niaque, je vais retourner au travail. »

Pour une première demi-finale olympique, Gémima Joseph a été servie. Victoire de la Jamaïcaine Elaine Thompson-Herah en 21’’66, record personnel égalé pour la sixième meilleure performeuse de tous les temps. Mais aussi record du monde juniors pour la Namibienne Christine Mboma en 21’’97. L’Américaine Gabrielle Thomas, la sprinteuse la plus rapide de tous les temps sur la distance (21’’61 lors des Trials) derrière sa compatriote Florence Griffith Joyner, a dû attendre une qualification au temps pour passer en 22’’01. « Les filles étaient rapides, le niveau était très élevé, j’ai couru avec les plus grandes, s’exclame en souriant la Guyanaise de 19 ans. J’ai essayé de m’accrocher à elles, mais ça n’a pas suffi. » Placée au couloir 2, la sprinteuse du Rou Kou a conclu sa course à la septième place en 23’’19 (+0,3m/s).
Elle n’avait logiquement plus la même fraicheur qu’en séries ce matin. Un cap qu’elle avait passé avec la manière en 22’’94, le deuxième chrono de sa jeune carrière. « La saison a été très longue, les jambes n’ont pas trop répondu ce soir même si l’envie était là, constate l’élève de Kathia Benth. Mais ça a été une super expérience, et l’objectif principal a été atteint avec une qualification en demies. Je suis tout de même satisfaite. » Elle se projette déjà vers le relais et, à beaucoup plus long terme, vers les Jeux de Paris. « J’espère que, cette fois, ce sera pour une finale. »

A Tokyo, Florian Gaudin-Winer pour athle.fr
Photos : © Stéphane Kempinaire / KMSP / FFA

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