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Les premiers Bleus sont arrivés

La première moitié de la sélection française pour les championnats du monde indoor a rallié Belgrade sans encombre ce mardi, où les perchistes et hurdlers les rejoindront dès jeudi. Qu’ils soient des habitués de longue date ou des petits Bleus, tous sont prêts à en découdre dans la capitale serbe, face aux meilleurs athlètes de la planète.

Devant l’une des boutiques de l’aéroport Charles-De Gaulle, ce mardi matin, Léonie Cambours s’est retrouvée surprise par la vision à long terme d’un vendeur lui demandant où elle se rendait avec ses équipements siglés ‘’France’’. « Championnats d’Europe ? Du monde… Encore mieux ! On vous verra aux Jeux olympiques en 2024, alors… » Si les Jeux de Paris semblent encore loin, dans deux ans et demi, les championnats du monde en salle de Belgrade, qui s’ouvrent ce vendredi à la Stark Arena, marquent bien le coup d’envoi de la nouvelle olympiade, quelques mois après Tokyo.

Dans l’avion les emmenant vers la capitale serbe, les quatre premiers Bleus et leurs encadrants ont croisé l’équipe de basket des Metropolitans de Levallois, qui affronteront le Partizan de Belgrade mercredi soir. Leur entraîneur Vincent Collet, également coach de l’équipe de France médaillée d’argent au Japon, a reconnu parmi l’encadrement Teddy Tamgho, avec qui il est venu échanger quelques mots, en connaisseur. Et tant pis si le technicien de la grosse balle orange a confondu Jean-Marc Pontvianne avec un coureur de 1500 m, le triple sauteur nîmois aura à cœur de lever la confusion par une grosse performance ce week-end.

Des fondations à poser

Si Pontvianne et son camarade Melvin Raffin ont déjà une petite habitude des évènements internationaux - ils étaient tous les deux de la partie aux Europe de Belgrade en 2017, le Bordelais y battant même le record du monde juniors indoor lors des qualifications - Aurore Fleury et Léonie Cambours découvraient les petits rituels et étapes importantes dans l’approche finale d’une grande compétition. La toute première avec des équipements à trois bandes, au moins depuis 2012.

Les six athlètes restants seront à Belgrade dès jeudi, en début d’après-midi, au moment où leurs camarades rentreront de la reconnaissance de la salle, et pourront ainsi récupérer toutes les informations utiles avant leur entrée en lice. Parmi ces six de la deuxième vague, trois perchistes, dont les outils d’envol ont rejoint la Serbie au terme d’un périple de seize heures, à travers les Alpes, sur le toit d’une voiture pilotée par Mehdi Baala.

« Dans cette équipe, il y a des tauliers habitués aux finales et aux podiums, et il y a des jeunes talents. Quand on veut créer quelque chose, il faut bien partir d’une base. Ces dix-là seront notre base, notre noyau dur, pour les saisons à venir. Ils ne sont que dix, parce que la date tardive de ces Mondiaux n’en font qu’un point de passage, qui n’est même pas obligatoire. Mais s’ils sont là, c’est qu’ils en ont très envie », assure Romain Barras, directeur de la haute performance à la Fédération Française d’Athlétisme. Si l’ancien décathlonien refuse de se livrer au jeu hasardeux des pronostics quant au nombre de médailles, il a souligné sa certitude d’avoir « tout mis en place avant et pendant l’évènement pour que les athlètes soient performants. Les médailles, on les comptera après. Ce qui est sûr, c’est qu’ils visent tous au moins une finale. Nous partageons cet état d’esprit ambitieux, conquérant et exigeant avec eux-mêmes. »

Etienne Nappey pour athle.fr
Photo : © Facebook Aurore Fleury

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