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Les Bleus ont serré les dents

Melvin Raffin et Jean-Marc Pontvianne, respectivement sixième et septième du triple saut à Belgrade, sont les deux premiers finalistes français à l’issue de la première session des championnats du monde en salle. Mais les deux Français ont été contrariés, par une blessure pour le Nîmois, et par ses marques pour le Bordelais.

Les finalistes

Raffin et Pontvianne contre vents et marées

Ils sont sans doute repartis déçus et frustrés, mais les deux Bleus engagés au triple saut ont tenu leur rang lors de la finale directe du triple saut, vendredi midi à Belgrade. Deuxième du bilan avant le coup d’envoi du concours, Jean-Marc Pontvianne a rapidement mis la machine en marche avec un deuxième saut mesuré à 16,62 m, après une première tentative mordue. De quoi envisager sereinement la suite du concours, et « envoyer la sauce ». Hélas, le Nîmois a été coupé dans son élan par une blessure à l’arrière de la cuisse gauche lors de son quatrième essai, et a dû se résoudre à regarder ses adversaires sauter, alors qu’il passait entre les mains du kiné local, espérant pouvoir tenter le tout pour le tout au sixième essai. Il a finalement renoncé, sagement mais la mort dans l’âme, pour ne pas compromettre sa saison estivale.
Son camarade Melvin Raffin a d’abord affolé les journalistes et spectateurs présents en tribune en retombant à hauteur de 17,50 m, mais ça n’était là qu’un défaut de réglage du tableau posé sur le bord du sautoir (16,48 m). Son cinquième essai, mordu de peu, était, lui bien au-delà des 17 m, et peut-être pas si loin des 17,21 m du troisième, Donald Scott. Restait encore une chance. Son ultime tentative, très prometteuse sur ses deux premiers appuis après la planche, s’est arrêtée au moment où son appui s’est dérobé alors qu’il allait enclencher son saut final. Un vrai regret pour le Bordelais, qui a quand même enregistré sa meilleure performance du jour (16,68 m) sur cet essai inabouti. La victoire est revenue au Cubain Lazaro Martinez, qui a assommé ses adversaires dès son entrée en matière, en signant la meilleure performance mondiale de l’année avec 17,64 m.

Le coup de pompe

Fleury y a laissé sa peau

Elle avait promis de tout donner, et Aurore Fleury a tenu parole. Engagée dans la deuxième des trois séries du 1500 m, la Nancéienne s’est appliquée à suivre le train proposé par l’Américaine Josette Norris. Troisième à la cloche, avec une bonne avance, elle a ensuite connu un sérieux trou d’air, alors que l’Ethiopienne Hirut Meshesha s’envolait vers la victoire, acquise en 4’05’’75. « Jusque-là, je me sentais bien, mais j’ai compris à ce moment-là qu’il y avait un tour de trop. Je me suis accrochée, jusqu’à la mort, mais je n’ai jamais été autant lactique de ma vie. J’ai même cru que j’allais tomber dans les cinquante derniers mètres. » Finalement rattrapée par la Mexicaine, Alma Cortes, troisième et qualifiée directement pour la finale, Fleury a atteint la ligne à bout de souffle en 4’12’’20. Insuffisant pour rallier la grande explication avec l’un des trois meilleurs chronos. « Déçue de ne pas rentrer en finale, mais sans aucun regret », glissait-elle à sa sortie de la piste, encore très marquée par son effort.

Et aussi

Cambours dans le tempo

Léonie Cambours a achevé la première session de sa journée à rallonge avec 2723 points après ses trois premiers travaux. Sa meilleure performance de l’hiver à la hauteur (1,83 m) a suivi un 60 m haies initial bouclé en 8’’37, avant un concours de poids un peu en-dedans (12,00 m), peut-être en raison d’une petite gêne à la cheville ressentie par la Normande. Libérée du poids du stress d’un premier grand championnat, la combinarde du SPN Vernon pourra se lâcher lors de la session nocturne avec le saut en longueur et le 800 m à son programme.

Etienne Nappey pour athle.fr
Photos : Stéphane Kempinaire / KMSP / FFA

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