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Les sauteurs à suivre

A moins d’une semaine du début des championnats d’Europe d’athlétisme, présentation des dix-sept sauteurs tricolores en lice à Munich (15 au 21 août).

Perche : Présents au complet

Avec trois hommes et trois femmes en lice, la perche française et sa tradition d’excellence seront représentées comme il se doit sur la piste du stade olympique de Munich. Avec l’ambition d’aller décrocher des médailles en s’appuyant notamment sur son chef de file incontesté, Renaud Lavillenie. A bientôt 36 ans, le double médaillé olympique a rappelé lors des Mondiaux d’Eugene qu’il était toujours un prétendant au podium, en prenant la cinquième place avec 5,87 m, sa meilleure performance de la saison. Un résultat qui lui permet d’occuper le quatrième rang sur la liste des engagés. Si le Suédois Armand Duplantis, qui a porté son record du monde de la perche à 6,21 m, est actuellement sur une autre planète, il y a de la place derrière pour le Clermontois et ses coéquipiers tricolores, son frère Valentin (8e avec 5,85 m en salle) et Thibaut Collet (9e avec 5,82 m), qui ont une revanche à prendre après avoir été sortis en qualifications aux Etats-Unis.

Margot Chevrier a, elle aussi, une ascension à reprendre après une finale des Mondiaux lors de laquelle elle a connu trois échecs dès son entrée dans le concours. La sociétaire du Nice Côte d’Azur Athlétisme, qui disputait à Eugene son premier grand championnat en plein air chez les seniors, a pu tirer les leçons de cette expérience et s’avance conquérante à Munich, où elle débarque avec la troisième meilleure performance des engagées grâce à ses 4,70 m. Seules la Slovène Tina Sutej (4,80 m indoor), quatrième des Mondiaux, et l’Italienne Roberta Bruni (4,71 m) la devancent au bilan. A surveiller également : l’expérimentée Grecque Ekaterini Stefanidi, qui a montré aux Etats-Unis qu’elle était toujours une spécialiste des grands rendez-vous, en se classant cinquième avec 4,70 m, sa meilleure performance de la saison. Ninon Chapelle (12e avec 4,56 m indoor), qualifiée en finale des Mondiaux, commence à avoir aussi pas mal de bouteille. Elle pourra donner de précieux conseils à l’espoir Marie-Julie Bonnin (14e avec 4,52 m), qui s’apprête à faire ses grands débuts en équipe de France A après une progression constante tout au long de l’été.

Longeur : L’heure du bond en avant

Le saut en longueur hexagonal masculin se cherche un leader depuis les retraites sportives de Salim Sdiri et Kafetien Gomis. En s’appuyant sur une nouvelle génération prometteuse, incarnée notamment par Jules Pommery et Tom Campagne, 21 ans tous les deux. Le premier nommé possède la troisième meilleure performance des engagés avec 8,17 m. Derrière le Grec Miltiadis Tentoglou (8,55 m indoor), vice-champion du monde à Eugene, et le Suédois Thobias Montler (8,38 m indoor), il y a de la place pour s’immiscer jusqu’au podium. Reste que le sociétaire de l’Entente Athlé 58 va faire ses grands débuts en équipe de France A et découvrir un nouveau monde. Tom Campagne a, lui, porté le maillot bleu pour la première fois il y a quelques semaines, à l’occasion des Jeux méditerranéens. Champion de France en salle et en plein air, il aime les championnats et arrive à Munich avec la huitième perf’ des engagées. Finalement, du haut de ses 27 ans et de ses cinq sélections en équipe de France A, le Messin Augustin Bey (15e avec 8,00 m) fait presque figure d’ancien.

La patronne de la longueur féminine, c’est elle. Championne de France en 2021 et 2022, Yanis David a gagné trois titres internationaux dans les catégories jeunes : les J.O. de la Jeunesse en 2014, les Mondiaux juniors en 2016 et les Europe espoirs en 2017. Après avoir participé aux Mondiaux 2019 et aux Jeux olympiques 2020, la Guadeloupéenne du Monster Club Athlé veut désormais, à 24 ans, se faire une place au soleil chez les grandes. Onzième sur la liste des engagées avec 6,71 m, elle a le potentiel pour passer en finale. Pour viser le podium, elle devra sans doute être au moins au niveau de son record (6,84 m). La championne de France espoirs Maëlly Dalmat (21e avec 6,52 m indoor) l’accompagnera, pour ce qui sera sa première sélection en équipe de France A. La favorite du concours sera l’Allemande Malaika Mihambo, titrée à Eugene avec 7,12 m, si elle est remise du Covid-19 qu’elle a contracté il y a quelques jours.

Triple Saut : Les Bleus enchaînent

On prend les mêmes et on recommence. Déjà présents à Eugene mi-juillet, Jean-Marc Pontvianne, Benjamin Compaoré et Enzo Hodebar font le déplacement à Munich. Aux Etats-Unis, le premier nommé a été le seul à rallier la finale, lors de laquelle il a pris une bonne huitième place. Cette fois, le trio est attendu au complet dans le top 12, puisqu’ils possèdent respectivement les quatrième, cinquième et sixième performances des engagés. Le Portugais Pedro Pablo Pichardo, champion olympique et du monde, semble au-dessus du lot sur le papier. Mais derrière, ça se bouscule. Aux Français d’en profiter.

Hauteur : Enfin de retour

Après huit ans d’attente chez les hommes et neuf chez les femmes, les sauteurs en hauteur tricolores font enfin leur retour en grand championnat. Nathan Ismar et Sébastien Micheau succèdent à Mickael Hanany, alors que Solène Gicquel prend le relais de Mélanie Melfort. A 23 ans, Nathan Ismar représente la belle progression tricolore de la saison estivale avec un record porté à 2,26 m (10e performeur des engagés), alors qu’il avait attaqué l’année avec une meilleure performance à 2,19 m. Il compte déjà deux sélections en équipe de France A au compteur, tout comme Sébastien Micheau (20e avec 2,23 m). Le champion olympique Gianmarco Tamberi et l’Ukrainien Andriy Protsenko partagent la meilleure performance d’engagement avec 2,33 m. La finale sera l’objectif affiché des Bleus.

Même ambition pour la Rennaise Solène Gicquel, qui vivra à Munich sa cinquième sélection. Avec une performance de pointe à 1,88 m cet été, réalisée lors du meeting de Paris, elle s’est approchée à deux centimètres de son record. Elle pointe au vingt-deuxième rang sur la liste des engagées, dominée avec 2,03 m par l’Ukrainienne Yaroslava Mahuchikh, vice-championne du monde à Eugene.

Florian Gaudin-Winer pour athle.fr

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