MES ACCÈS
Le menu des routiers

A quelques jours du début des championnats d’Europe de Munich, athle.fr vous dit tout sur les dix marcheurs et marathoniens français qui seront au départ des épreuves hors stade dans la cité bavaroise.

Marathon : Jouer placé

Une fois n’est pas coutume, les marathons sont programmés lors de la première journée de compétition, le lundi 15 août. Tracé sur une boucle de 10 km qui passe par Marienplatz et les berges de l’Isar, à laquelle s’ajoute une mini-boucle additionnelle, le parcours fera la part belle aux lieux emblématiques de Munich. Les coureurs n’auront toutefois pas l’occasion de lever la tête, la haute performance ne permettant pas la déconcentration.. Pour ses débuts en grands championnats seniors, Melody Julien devra se montrer patiente et rigoureuse dans sa gestion de course si elle veut décrocher une jolie place d’honneur. Ses 2h31’37’’ réalisés à Séville cette année ne demandent qu’à être améliorés, et la jeune Montredonnaise (23 ans) vient de réaliser 1h15’39’’ sur semi-marathon dans la touffeur d’Oran, où se tenaient les Jeux méditerranéens début juillet (6e). Dans cette course, la Hollandaise Nienke Brinkman aura une grande pancarte dans le dos, puisque son chrono de 2h22’50’’ lui donne quatre minutes de marge sur ses dauphines aux bilans.

Détenteur de la quatrième performance des engagés masculins (2h08’30’’ à Séville en février), Nicolas Navarro avait son ticket pour les championnats du monde à Eugene le mois dernier, mais a préféré reporter ses ambitions sur les Europe après un début de préparation pollué par un virus. Il constituera la plus solide chance individuelle des Bleus sur la distance. Yohan Durand, brillant à Paris en 2021, mais aussi Benjamin Choquert et Michael Gras, respectivement septième et neuvième des bilans continentaux en 2022, ont aussi une belle carte à jouer, sans oublier Emmanuel Roudolff-Levisse et Florian Carvalho, tous étant concernés par le classement collectif de la Coupe d’Europe de la spécialité. L’Espagnol Ayad Lamdassem possède la meilleure référence sur le papier, avec un chrono de 2h06’25’’, devant les deux Israéliens Maru Teferi et Girmaw Amare.

20 km marche : Tenter le coup

Comme aux Mondiaux de Doha en 2019 et aux Jeux de Tokyo en 2021, Gabriel Bordier et Kevin Campion se retrouveront dans le sas de départ du 20 km marche. Le premier nommé a impressionné la galerie aux championnats de France Elite à Caen fin juin, en signant la meilleure performance mondiale de la saison sur 10 000 m (38’18’’55), même si la distance est assez peu courue sur la planète marche. Le Mayennais, dont le chrono sur 20 km cette année est peu révélateur de son état de forme (1h24’02’’), a donc les moyens de se mêler à la lutte avec les cadors pour les places d’honneur. L’expérimenté Normand, pour sa part, apparaît au dixième rang des engagés cette année, et peut lui aussi viser une place dans le top 8. La concurrence sera toutefois féroce, puisque l’Italien Massimo Stano, champion olympique l’an passé à Tokyo, et récent vainqueur des Mondiaux dans l’Oregon sur 35 km, sera de la partie, entre autres.

A l’inverse, les trois Françaises attendues sur la course féminine sont toute des novices à ce niveau de compétition, et ont faim d’expérience. Camille Moutard, qui a signé une entrée intéressante sur la scène internationale avec son chrono d’1h31’29’’ à Podebrady au printemps, à l’occasion de la Coupe d’Europe par équipes. Cela la place au neuvième rang du bilan des engagés, où la Polonaise Katarzyna Zdzieblo, double vice-championne du monde à Eugene, fait figure de prétendante numéro 1. Clémence Beretta, qui a battu le record de France du 10 000 m à Caen lors des championnats de France Elite, et Eloise Terrec sont elles aussi dans le top 15 européen cette saison, et voudront, a minima, maintenir leur rang, tout en espérant battre leurs records respectifs.

35 km marche : Le droit de rêver

Sur un parcours d’un kilomètre entre Odeonsplatz et Siegestor, Aurélien Quinion abordera son deuxième 35 km de l’été avec la confiance née de sa méritoire 14e place obtenue à Eugene il y a trois semaines. Le marcheur de l’EFCVO avait opté pour une stratégie prudente dans l’Oregon, avant de ramasser de nombreux concurrents dans les derniers kilomètres pour finir en 2h28’46’’. Cette fois, la donne sera différente. D’abord parce qu’il a un peu plus de repères chronométriques sur cette distance encore assez neuve sur le circuit international, mais aussi parce qu’il dispose de la quatrième performance des engagés. La physionomie de l’épreuve pourrait être totalement différente de celle des Mondiaux, où la sélection s’était opérée progressivement au sein d’un gros groupe en tête. Connu pour ses qualités de métronome gestionnaire, Quinion a les armes pour tirer profit de la situation. Le favori sur le papier est Perseus Karlström, troisième du 20 km et du 35 km à Eugene, mais le Suédois, à nouveau engagé sur les deux épreuves en Bavière, pourrait bien être rattrapé par la fatigue accumulée.

Etienne Nappey pour athle.fr

INFORMATIONSFORMATIONCOMMUNAUTÉBASES DE DONNÉESMÉDICALBOUTIQUE
NOS PARTENAIRES
CONDITIONS D'UTILISATION MENTIONS LÉGALES CONTACTS