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Les relais à suivre

A deux jours du début des championnats d’Europe d’athlétisme, gros plans sur les quatre relais en lice en Bavière.

4x100 m : Les Bleus veulent saisir leur chance

Les relayeurs se sont retrouvés pendant trois jours au pôle de Boulouris, la semaine dernière. Au menu de ce stage express : des entraînements mais aussi des débriefings individuels des Mondiaux de Eugene, où ils avaient brillamment remporté leur série avant d’être disqualifiés en finale. « Ca a été une bonne expérience, riche d’enseignements, rappelle Richard Cursaz, le coach de l’équipe masculine. Certains sont encore en cours d’apprentissage. Ils vont pouvoir continuer à s’aguerrir aux côtés de leurs aînés. » Pablo Matéo, Jeff Erius et Aymeric Priam incarnent cette nouvelle génération, qui côtoie les plus expérimentés Jimmy Vicaut, Méba-Mickael et Ryan Zézé. « S’ils donnent la meilleure version d’eux-mêmes, il y aura forcément un beau résultat au vu de leur préparation. Ils seront sur la boite. On ne vient pas pour être finalistes », assène le cadre technique. Les Britanniques, médaillés de bronze aux Etats-Unis et emmenés par le meilleur performeur européen de l’année sur 100 m, Reece Prescod (9’’93), seront l’équipe à battre.

Seul relais absent à Eugene, un an après avoir atteint la finale olympique à Tokyo, le 4x100 m féminin vit « une saison de transition », selon les mots de son entraîneur, Franck Né. Carolle Zahi et Orlann Ombissa-Dzangue ont accouché récemment, et Cynthia Leduc se remet d’une blessure. C’est donc à la nouvelle génération de prendre le relais, avec la demi-finaliste olympique sur 200 m Gémima Joseph, la révélation de l’été Mallory Leconte, Wided Atatou, Leelou Martial-Ehoulet, Chloé Galet, mais aussi les ‘’anciennes’’ Hélène Parisot et Floriane Gnafoua. Après un stage de préparation d’une semaine à Boulouris début août, elles disputeront leur « série à bloc », avec l’objectif de rallier la finale. Pour le titre, l’Allemagne tentera de conclure en beauté ses Mondiaux à domicile, pour ce qui sera l’ultime épreuve de la compétition. Mais la Grande-Bretagne et la Suisse seront de redoutables adversaires.

4x400 m : L’envie de jouer les premiers rôles

Cinquièmes des Mondiaux, le jeune et prometteur 4x400 m féminin n’était pas forcément attendu à un tel niveau dès cette saison. « Le résultat de Eugene a été une grosse satisfaction, même si on est encore plus gourmands et on aurait presque pu faire mieux, analyse Olivier Vallaeys, responsable national des 4x400 m, qui encadre les collectifs femmes et hommes avec Djamel Boudebibah, entraîneur national de ces relais. Maintenant, il faut aller chercher une médaille. » Ce collectif « super soudé » et qui a « une envie d’en découdre assez exceptionnelle » s’appuie notamment sur l’expérience d’Amandine Brossier, demi-finaliste aux Jeux de Tokyo l’an dernier. Shana Grebo, Sokhna Lacoste, Diana Iscaye, Sounkamba Sylla et Marjorie Veyssiere ont aussi montré de belles choses au cours de l’été. « Je pense qu’on a notre place sur le podium, il va falloir la défendre chèrement », anticipe le coach francilien. Les championnats du monde ont redéfini la hiérarchie européenne, avec la médaille de bronze des Britanniques et la surprenante élimination des Polonaises en séries. Mais tout peut à nouveau basculer en Allemagne.

Leurs homologues masculins visent aussi un podium à Munich, après une encourageante septième place à Eugene. Ils pourront pour cela s’appuyer sur une équipe plus dense qu’aux Etats-Unis, où la blessure de dernière minute de Fabrisio Saidy avait réduit leurs options. « On arrive avec une équipe un peu renouvelée, on a beaucoup de monde pour faire quelque chose », apprécie Olivier Vallaeys. En plus de Thomas Jordier, Téo Andant, Loïc Prévot et Simon Boypa, présents outre-Atlantique, le collectif est renforcé par Gilles Biron, sans oublier les spécialistes du 400 m haies Wilfried Happio et Ludvy Vaillant, « qui peuvent augmenter le niveau du relais ». Ils tenteront de titiller les Belges, emmenés par les frères Borlée et en bronze à Eugene. Derrière, tout est ouvert. « Les gars ont une détermination sans faille, le podium est totalement envisageable », estime le cadre technique.

Florian Gaudin-Winer pour athle.fr

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