MES ACCÈS
Shana Grebo, 2e de sa demi-finale du 200 m en 23’’13, qualifiée
« Ca s’est bien passé ! Le chrono n’a rien d’extraordinaire, mais il fallait juste faire avec les conditions du moment. Je n’avais pas du tout envie de lâcher cette deuxième place, donc je me suis arrachée pour passer devant l’Espagnole avec qui on s’est tiré la bourre toute la course. Je suis trop contente ! Mon départ était meilleur qu’en séries, mais il me manque encore quelques détails à corriger pour battre mon record, je sens que je l’ai dans les jambes. Demain, il faudra faire la course parfaite, car il ne faut rien se refuser. Je n’ai pas été gênée par l’orage, j’ai compris qu’on allait avoir du retard, donc j’ai mis sur pause mon échauffement calmement. Mes qualités de coureuse de 400 m font que je n’ai pas peur de craquer en fin de course, c’est là que je peux grapiller du temps sur les sprinteuses de 100 m qui ont des mises en action plus rapides que la mienne. »
Gemima Joseph, 5e de sa demi-finale du 200 m en 23’’36, éliminée
« Je dirais que ma course était moins bonne que la précédente. Il y avait un peu de fatigue, et je n’étais pas aussi bien qu’en séries. Je suis vraiment déçue, parce que j’espérais rentrer en finale. Il aurait fallu que je sois à mon meilleur niveau, mais il m’en manquait un peu dans les jambes. C’est logique, au vu des évènements lors des derniers jours. Au départ, j’ai été surprise par le starter, et en sortie de virage, je suis un peu basse sur le bassin. Je finis en cycle arrière à fond. Dans ces conditions, ça ne pouvait pas aller vite. »
Manon Trapp, 19e du 5000 m en 16’15’’44
« Depuis mon retour de stage d’altitude, je n’étais pas bien. J’avais refait deux bonnes séances, mais c’est vrai que la forme était un peu aléatoire. Dès le début, je n’étais pas dedans. Je n’avais pas de sensations. Je n’ai pas réussi à accrocher. J’ai vraiment honte de ma course. J’ai encore beaucoup de travail pour être dans les meilleurs, car aujourd’hui, je ne l’étais pas. Je voudrais remercier tous ceux qui m’ont aidé à arriver jusque-là. »
Azeddine Habz, 10e de la finale du 1 500 m en 3'40''92
« J’ai tenté d’aller avec la tête de course, mais j’ai coincé à la fin. Je garde du positif de cette expérience, c’était mon premier championnat en plein air. Une dixième place, ça n’est pas dégueulasse non plus. Disons que je suis satisfait. J’étais prêt à tous les scénarios, donc dès qu’Ingebrigtsen est passé devant, je me suis mis juste derrière. Il y avait un peu d’eau sous les pieds, ça nous gênait un peu. J’espérais mieux, mais j’apprends. »
Yanis David, 8e de la finale de la longueur avec 6,51 m
« J’ai une très bonne régularité à 6,40 m, pas de soucis pour ça ! Mais le résultat est mitigé. Je me suis un peu battue contre moi-même pendant cette finale. Le premier essai était safe, et j’ai essayé de me lâcher sur les suivants. Malheureusement, j’ai commis les mêmes erreurs presque à chaque fois. Mes épaules étaient trop en arrière en arrivant sur la planche, ce qui me ralentissait en donnait un angle pas idéal au saut. Le dernier essai n’est pas très fameux, mais c’est le meilleur du jour, et c’est ma première finale européenne chez les grands. J’essaie de garder le positif, mais je suis un peu frustrée, parce que je pensais être capable de sauter à 6,80 m. Je sais que je les ai, et que ça peut revenir après deux années compliquées. Je vais continuer à travailler pour et on verra ce que ça donne. »
Léonie Cambours, 14e de l’heptathlon avec 4949 points
« Il me tenait à cœur d’aller au bout de cet heptathlon, même si ça allait être compliqué. C’est la beauté des épreuves combinées : on peut réussir une épreuve et tout peut s’écrouler derrière. C’est la dure loi du sport. J’ai énormément appris pendant ces deux jours. C’est ce que j’étais venus chercher ici. Il faut savoir perdre pour gagner plus tard. Aujourd’hui, j’ai pris le plaisir qui m’a peut-être manqué hier. J’ai pris des risques, ça n’a pas payé, mais ça paiera plus tard. Je n’ai rien à regretter. Je suis la seule à avoir terminer l’hepta après avoir fait un zéro. Je voulais prendre de l’expérience internationale parce que je pense qu’il m’en manque. C’est comme ça qu’on prépare l’avenir. »
Quentin Bigot, 7e de la finale du marteau avec 77,48 m
« Je sors un peu de l’axe au premier essai et je me bloque le dos. J’ai senti que ça allait être compliqué. J’ai déjà eu ça dans le passé. C’est une contracture qui touche le nerf sciatique, je la sens jusque dans la jambe. Je loupe mes deux essais suivants car je n’arrive pas à lancer normalement. Quand j’ai vu que je passais dans le top 8, je me suis dit qu’il fallait que j’essaye de construire le truc sur de la technique, en oubliant le stade. Il fallait que je pose les choses pour ne plus avoir mal. Et encore, ça n’a pas suffi. Je sauve les meubles au dernier essai, avec une performance pas mal en ayant vraiment mal au dos. Je suis assez content de ça, même si je suis forcément déçu. Mais je ne vais pas rentrer, me mettre en boule chez moi et pleurer. »
Meba Mickael Zeze, 3e de sa demi-finale du 200 m en 20’’47, éliminé
« Encore une fois, je passe pas loin de la finale. Ça fait beaucoup pour moi, beaucoup beaucoup. Il va falloir être très solide mentalement pour se remettre dedans en vue du relais. J’ai donné tout ce que j’avais, mais je fais une faute technique dans le virage qui m’empêche de relancer à la sortie. La chute de température ne m’a pas perturbé, mais ça impacte les performances de tout le monde. Malgré tout, rentrer sur ce championnat avec un 20’’40 n’est pas du tout ce que j’attendais. »
Ryan Zeze, 6e de sa demi-finale du 200 m en 20’’58, éliminé
« Je ne suis pas du tout satisfait, je m’attendais à mieux. J’étais en tête à la sortie du virage, mais je n’ai pas su en remettre un coup. J’étais en plein déséquilibre, et je suis passé en cycle arrière. Je n’ai pas pu bien placer le genou devant, comme j’en ai l’habitude. Les chronos d’engagement, ça ne compte pas quand on aborde un championnat, tout est remis à zéro. Je reste sur ma faim, mais je ne laisserai personne passer devant nous lors du relais. »
Mouhamadou Fall, 6e de sa demi-finale du 200 m en 20’’83, éliminé
« Je me suis donné une contracture à l’ischio gauche lors de ma dernière course d’échauffement, avant de rentrer en chambre d’appel. On m’a donné quelques trucs pour tenter de la calmer, mais c’était mort, ça me lançait. J’ai essayé de m’étirer, ça me faisait mal. Je ne pouvais pas me battre contre ça. Ça montre que mon corps était fragile, alors que je me sentais très bien, je n’avais aucune douleur ces derniers jours. Je suis dégoûté. »
Renaud Lavillenie, 6e des qualifications de la perche avec 5,65 m , qualifié
« J’ai sauté en collant, parce qu’en parlant avec Mondo, Thibaut et Ben Broeders, je me suis rendu compte que j’avais sauté en collant aux qualifs des Europe en 2012, 2014, 2016 et 2018. Thibaut m’a dit que je n’avais pas le choix, que je devais continuer. C’était pour rigoler plus que par superstition. Je n’ai pas cherché à forcer, je me suis mis sur 16 foulées pour m’économiser un peu avant la finale. J’avais la perche et l’élan qu’il fallait pour passer sans problèmes. La finale sera différente, je repasserai sur élan complet. Je suis assez confiant. »
Thibaut Collet, 1er des qualifications de la perche avec 5,65 m, qualifié
« Ca s’est passé comme dans mes rêves. Une qualif’, ce n’est pas facile, j’en ai fait les frais il y a trois semaines. Je me suis bien servi de ma boulette à Eugene. J’étais calme et concentré sur moi-même. L’objectif était de faire le moins de saut possible, et de trouver de bons repères. C’est chose faite. Samedi, rien n’est joué à part la première place. Il faudra être très bon, et je serai présent. C’est un honneur et une chance d’aborder cette finale avec Renaud, qui sera un allié mais aussi un adversaire. »
Shana Grebo, vainqueure de sa série du 200 m en 23’’00, qualifiée
« Je m’étais dit que j’allais tout donner car je suis assez nouvelle sur cette distance, et encore plus aux championnats d’Europe. Je n’étais pas vraiment dans le contrôle. J’ai senti sur la fin que j’avais de quoi vraiment remonter. J’ai eu de bonnes sensations. Je suis plutôt contente de ma course, même si je sens que je peux encore améliorer mon départ, qui a été un peu timide. Le chrono confirme ce que j’avais fait à Caen aux France Elite. Comme je viens du 400 m et du 400 m haies, enchaîner des 200 m nerveusement n’est clairement pas facile, mais ça ne me fait pas peur. »
Gemima Joseph, 3e de sa série du 200 m en 23’’21, qualifiée
« L’objectif était de passer en demi-finales, et c’est fait. Je suis contente. Le chrono me convient bien parce que je sors d’une semaine compliquée. Je n’ai pas pu m’entraîner lors de la dernière semaine à cause d’une grosse angine. J’étais à l’aveugle sur les sensations, donc 23’’20 dans ces conditions, c’est plutôt pas mal. La piste est top, et mes jambes étaient légères, elles couraient toutes seules. »
Wilfried Happio, vainqueur de sa demi-finale du 400 m haies en 48’’89, qualifié
« C’est une première mise en jambes, ça m’a permis de voir comment est le stade, le vent, la piste. J’appréhendais un peu, parce que c’était la première fois que je rentrais directement en demi-finale, mais j’ai fait le job. Je pense avoir été propre, à part la première où j’étais un peu près, à cause de l’adrénaline. Je me suis pas mal économisé en vue de demain. Des chronos en moins de 49’’ en relâchant, ça fait plaisir. C’est le fruit de mon travail depuis trois ans. La forme monte, c’est cool. Il y a encore quelques réglages et un peu de travail mental pour bien optimiser mon troisième pic de forme lors de la finale. Il faudra savoir jouer avec la fatigue. »
Ludvy Vaillant, 2e de sa demi-finale du 400 m haies en 48’’52, qualifié
« Contrat rempli avec un season best. L’objectif désormais est de se faire plaisir en finale. Je vais essayer de faire le maximum. J’étais un peu en manque de repères, puisque je n’ai pas couru depuis le 1er juillet aux Jeux Méditerranéens, il y a six semaines. Il y avait un peu d’appréhension, mais j’ai bien géré. Je connais bien mon schéma de course désormais, j’ai pu le mettre en place plus rapidement qu’en début de saison. En finale, tout sera remis à zéro, mais la médaille est jouable. Il y a quatre ans, j’étais tout seul, et cette année, j’ai deux autres copains avec moi en finale, c’est génial. »
Victor Coroller, 2e de sa demi-finale du 400 m haies en 49’’46, qualifié
« En séries, après un super début de course, j’étais plutôt dans la gestion et j’avais fini sur un faux rythme. Là, je me suis dit : ‘’Après la septième haie, Victor, tu as intérêt à relancer car ça va se jouer à la gueule’’. J’étais vraiment déterminé à m’engouffrer, s’il y avait une petite ouverture. C’est ce qui s’est passé ! Pour une fois, je ne tombe pas dans la demi-finale la plus rapide, ça fait du bien ! J’ai cassé la ligne et, après, il fallait prier pour que les centièmes tombent du bon côté. Je suis extrêmement heureux de pouvoir vivre cette première finale européenne, d’autant plus avec trois Français, ce qui est historique. Je vais vivre un grand rendez-vous, mais avant, je vais souffler, profiter, et essayer de dormir car les deux dernières nuits n’ont pas été super. »
Valentin Lavillenie, non classé en qualifications de la perche
« C’est la première fois de l’été que je suis aussi bon. Physiquement et au niveau de la course, il y avait une nette différence avec Eugene. Sauf que le problème, vu que je cours vite, est qu’il faut que je ferme rapidement. Ca faisait trois mois que je sautais différemment. Je n’avais donc pas ces repères. J’ai honte de faire deux bulles en qualifs de grands championnats, c’est horrible. Je pense que je peux aller chercher 5,90 m d’ici la fin de saison. »
Rénelle Lamote, vainqueure de sa série du 800 m en 2’02’’22, qualifiée
« Je suis la pro pour les séries. Mais le but, c’est d’être bonne en demies. Je suis déjà concentrée sur la suite. Ça reste du 800 m. Même sur ces allures-là, ça n’est pas confortable. Une petite jeune a voulu s’imposer et faire la course devant. J’avais peur qu’il y ait trop de changements de rythme, donc je me suis placée en tête. Les réponses sur ma forme, je les aurai demain. »
Agnès Raharolahy, 7e de sa série du 800 m en 2’07’’20, éliminée
« C’est une course ratée, pas du tout maitrisée. Je me suis fait balader. C’est parti très lentement, du coup, ça a tassé tout le monde et ça frottait un peu dans tous les sens. J’ai reculé au fur et à mesure. Et quand j’ai voulu repartir, il a fallu mettre un bon coup d’accel’ et ça m’a coûté beaucoup d’énergie. Je n’ai pas réussi à revenir sur le devant de la course. J’avoue que je n’ai plus les mêmes jambes que lors des France. Je n’avais pas couru depuis plus d’un mois, avant Monaco la semaine dernière. Avec mon peu d’expérience sur 800 m, j’ai besoin d’enchaîner les courses pour vraiment être dans le rythme. »
Alizée Minard, 22e des qualifications du javelot avec 52,50 m, éliminée
« Je suis forcément déçue. La performance est loin de ce que je suis en capacité de faire, surtout qu’il y avait eu plein de choses positives à l’entraînement ces dernières semaines. J’essaye de rester positive, dans le sens où c’était mon premier grand championnat. Je vais me servir de cette déception pour me remotiver et je reviendrai plus forte. Je vais apprendre à gérer ce genre de grands événements et lancer à mon niveau. »
Yanis Méziane, 5e de sa série du 800 m en 1’47’’82, éliminé
« Je suis frustré parce que je pars bien, je suis dans le coup. Et puis au 600 m, je suis trop passif. Les gars me dépassent, alors que je sais très bien que c’est là que ça va attaquer. Je suis dégoûté car, sans cette erreur, je pense que j’aurais pu suivre jusqu’au bout et me qualifier. Je ne me suis pas mis de pression, j’étais venu pour tenter quelque chose. C’était mon premier championnat, j’espère qu’il y en aura d’autres. »
Benjamin Robert, 2e de sa série du 800 m en 1’47’’66, qualifié
« Je n’ai pas l’habitude de mener. Mark English, qui est un bon tacticien, s’est bien faufilé. Je me crispe peut-être à ce moment-là. A la fin, ça passe de peu. Le matin, ça n’est pas évident de se lever tôt. Mais le job est fait, je passe en demies. Je pense qu’il faudra que je sois bien meilleur que ça. »
Gabriel Tual, 3e de sa série du 800 m en 1’46’’08, qualifié
« Du 600 au 700 m, je fais un peu l’extérieur, ça n’est pas top. Mais l’objectif était de se qualifier et c’est le cas. Ca faisait longtemps que je n’avais pas couru (en compétition ; NDLR). Ca dévergonde ! C’est bien pour la suite. La forme va monter. Je pense que j’ai besoin d’enchaîner les courses pour que les sensations reviennent. »
Flavie Renouard, 9e de sa série du 3000 m steeple en 9’51’’49, éliminée
« Ça a été dur musculairement lors de la deuxième partie de course. Pourtant, je fixais les filles devant, je voulais y aller, mais je crois que mon corps n’a pas trop voulu. On n’a pas tous les jours des jambes de feu. Je me sentais pourtant vraiment prête. Les séances se passaient super bien. Il y a forcément un peu de déception. Je voulais vraiment aller en finale. Mais je suis en train d’apprendre, c’était mon premier grand championnat. J’ai quand même tout donné et je me suis battue jusqu’au bout. C’est ça qu’il faut retenir. Je concrétiserai une prochaine fois. On sait qu’il faut être patient pour que le travail paye. »
Alexa Lemitre, 11e de sa série du 3000 m steeple en 9’58’’49, éliminée
« La fin a été très difficile. La course a fait le yo-yo sur les premiers kilomètres et j’ai gaspillé beaucoup d’énergie. C’était vraiment usant pour les jambes. En plus, on était beaucoup en paquet, donc ça n’était pas pratique pour passer les haies. Ca a été une super expérience. Je suis très heureuse d’avoir été là. Même si je n’ai pas fait la course que j’aurais voulu, je n’ai pas de regrets car j’ai donné tout ce que je pouvais. J’ai eu le Covid et la mononucléose fin avril-début mai, donc je n’imaginais pas être là aujourd’hui. Il va falloir que je fasse plus de courses tactiques pour gagner en expérience. »

Florian Gaudin-Winer et Etienne Nappey pour athle.fr

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