MES ACCÈS
Shana Grebo, 6e de la finale du 200 m en 23’’06
« J’ai vraiment savouré le moment, ma première grande finale internationale, à 200 %. C’était énorme de vivre ça avec les filles, en chambre d’appel, tout s’est super bien passé. L’ambiance était au rendez-vous et je suis très contente de cette opportunité. Sur la course en elle-même, j’aurais aimé un petit peu mieux niveau chrono, mais je suis quand même satisfaite, j’ai eu de bonnes sensations et je me suis arrachée jusqu’au bout. Pendant la journée, c’était un peu les montagnes russes au niveau des émotions. Le matin ça allait, ensuite j’ai eu une montée de stress, puis c’est redescendu et ensuite ça a laissé place à l’adrénaline et au bonheur d’être là. Le 200 m va devenir ma discipline forte ? Je ne sais pas, mais en tout cas ça fait une belle base de vitesse pour revenir sur 400 m et 400 m haies la saison prochaine. »
Wilfried Happio, vice-champion d'Europe du 400 m haies en 48’’56
« Cette médaille représente une année éprouvante avec énormément de boulot mais aussi de confiance avec le coach. Ça ne peut marcher qu’avec une grosse confiance. C’est une cerise sur le gâteau après un été avec plein de moments de bonheur et de satisfaction. J’ai essayé de faire mon maximum, en arrivant avec de la fatigue, parce que c’était ma quinzième course en trois mois. Je me suis battu jusqu’au bout. J’ai senti Yasmani Copello sur ma droite à l’entrée de la dernière ligne droite. Je savais que j’ai un bon finish, j’ai pris une bonne inspiration pour aborder cette partie-là, et je profite d’être en quinze foulées dans mes deux derniers intervalles pour pouvoir bien rythmer et accélérer au-dessus de ma haie. Je crois que c’est ce qui me permet de repasser devant avec plus de vitesse. »
Ludvy Vaillant, 4e de la finale du 400 m haies en 48’’79
« Ce que je retiendrai, c’est qu’on était trois personnes pour la troisième place. Je termine quatrième comme il y a quatre ans. C’est un peu difficile à digérer à chaud. Je fais une course de malade. Je reviens très bien. J’ai respecté ce que je voulais faire, mes jambes connaissent par cœur mon schéma de course. »
Victor Coroller, 8e de la finale du 400 m haies en 50’’46
« J’ai raté ma finale, on ne va pas se le cacher. J’avais pourtant de super jambes à l’échauffement. Je me suis dit que j’allais pouvoir me focaliser sur ma course, vu que j’étais au couloir 8. Je voulais mettre beaucoup de fréquence pour ne pas être trop près des haies. Malheureusement, il me manque tout. Sur la deuxième partie de course, je fais un nombre de fautes incalculables. Ca ne pardonne pas. C’est dommage de finir comme ça. Ce n’est pas du tout la manière dont j’avais rêvé de quitter ce championnat. Il me manque de l’expérience dans ces courses de très haut niveau. Mais je sais d’où je viens et je suis content d’être allé en finale. On va continuer à travailler. »
Louis Gilavert, 15e de la finale du 3000 m steeple en 8’39’’62
« Je voulais courir devant et m’engager. Mais à partir du moment où j’ai commencé à me faire passer, plus rien. Je n’étais pas bien. C’est encore une course sans, c’est frustrant, et il y a une grosse remise en question qui arrive. Il va falloir passer un cap, sinon dans les grands championnats, ça ne marchera jamais. J’ai un gros finish, et une course comme ça, j’ai peut-être les capacités de la gagner, mais je fais 15e… »
Djilali Bedrani, 8e de la finale du 3000 m steeple en 8’28’’52
« La tactique était d’être dans les cinq premiers le plus longtemps possible. Mais aujourd’hui, je n’ai pas le niveau pour jouer devant, c’est aussi simple que ça. J’ai essayé de me battre et d’aller chercher les Italiens quand ils ont accéléré, mais c’était dur. J’ai couru comme un battant, je n’ai rien à me reprocher. Je n’avais juste pas le niveau, et je termine finaliste d’un championnat d’Europe, il n’y a rien à rajouter. Le manque de rythme et de compètes ne pardonne pas. »
Benjamin Robert, 3e de sa demi-finale du 800 m en 1’48’’51, qualifié
« Je suis content ! Je ne pensais pas du tout que ça allait se passer comme ça, je croyais que Kramer allait mener mais j’ai vite vu que ça n’allait pas être le cas. Je me retrouve devant, comme en séries. Arrivé au 400 m, j’accélère progressivement. Je continue au 200 m, tout en essayant de garder une réserve de vitesse pour la dernière ligne droite. Sauf que dans les 20 derniers mètres, ça commence à coincer un peu. Ca passe de peu mais ça passe. Aux Jeux, j’avais été éliminé en séries. Aux Mondiaux, je suis passé en demies et j’ai été le premier non qualifié pour la finale. Aujourd’hui, j’y suis. Je pense que l’expérience acquise sur les précédents championnats me sert. Il ne faut pas se cacher que ma demie était beaucoup plus facile que celle de Gabriel (Tual). J’aurais préféré qu’on soit deux Français en finale, mais c’est comme ça. Maintenant, c’est à moi d’être fort. Il faut viser la médaille d’or. Plus tu vises haut, mieux c’est. »
Gabriel Tual, 7e de sa demi-finale du 800 m en 1’47’’70, éliminé
« J’ai fait des erreurs tactiques qui se payent cash. Même moi, je ne savais pas ce que je devais faire. Je n’avais jamais été dans cette situation. Forcément, c’est compliqué. Je mets une grosse attaque au 500 m pour revenir, puis je la paye cash. Tant pis pour moi, j’apprends, même si c’est dur. Je pense qu’il y a de la fatigue mentale et physique qui commence à se faire ressentir. Même à l’entraînement, c’était compliqué. J’ai commencé à être déjà prêt en mai. On est mi-août, ça fait long. Je devais courir à Zurich, mais là, je ne sais plus. Je ne sais pas si je pourrai tenir. »
Rénelle Lamote, vainqueure de sa demi-finale du 800 m en 2’00’’23, qualifiée
« Je suis soulagée ! Les sensations étaient là, même si ça n’était pas hyper simple. Je manquais beaucoup de confiance avant le championnat. Je faisais tellement de comparaisons avec Eugene. J’étais vraiment concentrée sur ce que je faisais. Pour l’instant, tout se passe bien. Demain, ça va être la guerre. Il faut que je me concentre pour gagner. Je sais qu’Hodgkinson, c’est super costaud, et que derrière, c’est super fort aussi. Mais il faut que je sois dans cette optique-là. Si je veux être dans le coup à Paris 2024, je dois apprendre à me confronter aux meilleures mondiales. Si je fais une médaille, ça va être énorme, ça sera la plus belle pour moi. En finale, j’aimerais bien une course rapide, mais pas que ce soit moi qui doive la faire (rires). Un truc où on voit qui sont les boss. »
Solène Gicquel, 12e des qualifications de la hauteur avec 1,87 m, qualifiée
« Je suis ravie, c’est trop top. J’ai eu du mal à me mettre dedans. Au début, je pense que j’étais stressée. Ca m’a mis un petit coup de pression. ‘’Réveille-toi !’’ Mais une fois que ça a été bon, j’ai senti que j’avais les jambes. J’ai tout donné. L’objectif sera le record personnel en finale et de grappiller le max de places. Je voulais vraiment montrer ce dont j’étais capable ici. Niveau expérience, c’est un truc de fou. Ca va me donner plus d’aisance, me préparer mieux pour les prochains championnats. Ca me donne un peu de confiance et ça me montre clairement que je suis au niveau et que je n’ai pas du tout à me cacher. »
Felise Vahai Sosaia, 16e des qualifications du javelot avec 74,70 m, éliminé
« J’avais un peu de pression au début. J’ai essayé de me mettre dans le concours. Je pense que j’ai fait quelques fautes techniques. Je venais surtout en face avant et je perdais la pointe. C’est pour ça que je n’ai pas pu vraiment taper dans le javelot pour l’emmener très loin. Je n’ai pas réussi à être à mon top niveau, je suis quand même déçu. »
Les relayeuses du 4x400 m féminin, 5e de leur série en 3’29’’64, éliminées
« C’est une grosse déception, même si on ne se sentait pas forcément à l’abri. On se méfiait plus de ne pas être sur le podium que de ne pas être en finale. Ca nous apprendra à redoubler de vigilance la prochaine fois. On est forcément super déçues. »
Les relayeurs du 4x400 m masculin, 2e de leur série en 3’02’’09, qualifiés
« On a tous été bons dans notre parcours. Il y a plein d’espoirs et de bons enseignements à prendre pour la finale. On fait un peu mieux en séries qu’à Eugene. On vise la plus haute marche du podium demain. On va tout donner. Il ne faut pas oublier qu’il y a Thomas au repos, qu’il y a peut-être du sang neuf qui va entrer pour la suite. On a souvent été placés au cours des dernières années, mais on n’a jamais remporté de médailles significatives. C’est à partir de maintenant qu’il faut qu’on écrive notre histoire. »
Les relayeuses du 4x100 m féminin, vainqueures de leur série en 43’’24, qualifiées
« Le travail a été bien fait collectivement. On a toutes bien tenu, et on a gagné la course. On est très contentes. Il y a une super ambiance entre nous. Notre objectif était de se hisser en finale, c’est fait ! On est heureuses de travailler ensemble. La prise de risques était au maximum : on a toutes couru à fond, et comme on a confiance en notre partenaire, il n’y a aucune retenue. »
Les relayeurs du 4x100 m masculin, 2e de leur série en 38’’17, qualifiés
« C’est un beau chrono ! L’équipe a été présente, c’est de bon augure pour la finale. Le groupe vit bien, tout va bien. Evidemment, on a envie de prendre une revanche sur nos résultats individuels. C’est une belle occasion de prouver de quoi on est capables. Le réveil à 6h du matin piquait un peu. On a pu travailler nos automatismes pendant une semaine de stage à Saint-Raphaël, on a fait ce qu’il faut pour ne plus faire d’erreur. On va essayer de marquer l’histoire à notre manière. »

Florian Gaudin-Winer et Etienne Nappey pour athle.fr

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