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NUMÉRO 602 - HIVER 2024

Mon premier coach : Stéphane Duval par Rénelle Lamote

Ils sont nombreux à avoir répondu à notre appel à témoins : « Tu es international d’athlé mais tu n’as pas oublié ton tout premier entraîneur, celui des premières fois ? Tu aimerais parler de lui ? » Et ce fut un crève-cœur de devoir choisir entre toutes ces belles histoires, qui vont bien au-delà des couloirs de la piste et des cages de lancers. Voici celle de Rénelle Lamote, qui a découvert l’athlétisme grâce à Stéphane Duval, son prof d’EPS au collège. Un témoignage à retrouver dans le dernier numéro d’Athlétisme Magazine, en compagnie d’autres récits tout aussi émouvants.

« Je viens de Faremoutiers, un tout petit village à la campagne, en Seine-et-Marne. Au collège Louise-Michel, c’est Stéphane Duval, le prof d’EPS, qui m’a repérée. C’était un passionné, il tenait l’Association sportive du collège, qui évoluait en UNSS. De la 6e à la 3e, il a fait le forcing pour que je rejoigne l’AS, puis pour que je vienne aux entraînements ! Mais je n’en avais pas envie. Alors, il a appelé mes parents, pour les convaincre. Un jour, mon père me dit de me préparer, qu’il m’emmène quelque part, sans me dire où. C’était au stade. Un piège ! Direct, je me suis fait des copains, et j’ai voulu y revenir. Lors de mon premier cross UNSS avec lui, je me souviens qu’il me dit : “Si tu t’arrêtes, c’est fini…” Comme je ne maitrisais pas encore le second degré, et que je m’étais arrêtée parce que j’étais partie trop vite, j’ai marché jusqu’à la ligne d’arrivée : je croyais que je n’avais plus le droit de recommencer à courir ! S’il lit cet article, il va enfin comprendre. Je me souviens aussi de la haie d’honneur quand je suis devenue la première athlète du collège qualifiée aux France UNSS… En termes de confiance, c’est tellement important ! Ça m’a portée. Ça m’a appris à ne pas avoir peur, à avoir de grands projets malgré l’endroit d’où je venais. En fait, ce coach, il y croyait, plus que moi-même. D’ailleurs, très vite, il m’a parlé d’un sport-études, parce que je devais faire 30 minutes de voiture pour aller au stade, c’était compliqué. Il m’a dit de tenter ma chance… et j’ai été acceptée dans la section, à Fontainebleau. Il a fallu se décider vite, partir de chez moi, à 13 ans.

Transmission de confiance

Je lui dois beaucoup. Sans Stéphane, je n’aurais jamais fait carrière. Rien que d’y penser, ça me met encore et toujours des frissons. Il aurait juste pu se dire : “Bon, elle n’est pas intéressée”, et point barre. Mais non : il m’a poussée vers le meilleur, sans jamais chercher de reconnaissance, toujours en restant discret. On n’imagine pas l’importance que ça a dans la vie d’un athlète. Peut-être même que ces coaches de nos débuts ne s’en rendent pas compte eux-mêmes. Le fait qu’il y croie, ça a tellement compté pour moi, tellement résonné dans ma tête… C’est même quelque chose qu’il m’a transmis. Après, je suis passée à autre chose, un autre athlé, et c’est super que les entraîneurs se passent le témoin. L’été dernier, on a encore échangé quelques mots, avec Stéphane. Et je reçois encore des messages d’anciens du collège. Parfois, quand je me lance dans une introspection, je vois bien que je n’ai jamais oublié tout ça. Il ne sait pas à quel point il a été important. Ça me donne même envie de pleurer (et elle essuie quelques larmes, NDLR). »


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