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Loga et les triple sauteurs en bons gestionnaires

Rose Loga a obtenu sa qualification pour la finale du lancer du marteau avec aisance dès son premier jet. Jean-Marc Pontvianne, Thomas Gogois et Benjamin Compaoré seront également au rendez-vous au triple saut. Huitième, Mekdes Woldu a obtenu le meilleur résultat des semi-marathoniens.

Les promesses

Loga n’a pas traîné

Première de son groupe à prendre possession de la cage de marteau, Rose Loga en est ressortie aussitôt avec son billet en poche pour la finale. Son unique jet, mesuré à 71,70 m, est le reflet d’un sentiment nouveau pour la sociétaire de l’ACLAM. « Contrairement à Munich et Budapest, je suis moins stressée, je me sens beaucoup plus à l’aise. Je suis à trente centimètres seulement de mon record, c’est bien la première fois que ça m’arrive en grand championnat », appréciait-elle. Même si elle s’obstine à ne jamais regarder ce que font ses concurrentes, l’élève de Baptiste Lacourt aura une belle carte à jouer dans deux jours, au sein d’un plateau qui se cherche une reine.

Jean-Marc Pontvianne et Thomas Gogois ont eu besoin d’un deuxième passage pour faire de même au triple saut, mais s’en sont sortis royalement. Avec une même mesure pour les deux : 16,75 m. Juste le temps de prendre connaissance d’une piste surélevée au rebond particulièrement tonique, avant de mettre le cap sur la récupération. « J’ai capté la musique de la piste, à moi d’en faire une bonne chanson », imageait joliment le Nîmois sur le chemin du retour à l’hôtel.

Benjamin Compaoré a transformé le duo en trio lors de son ultime tentative, après une frayeur née d’un mesurage très étonnant de la part du jury. D’abord annoncé à 13,92 m, l’effort de l’Alsacien a finalement été recalculé à 16,72 m, de façon plus conforme à ce que les images de la télévision laissaient entrevoir. « Je suis très fier de m’en sortir au troisième essai, Stievenart m’a parlé à l’oreille », lâchait-il devant les journalistes, en hommage à son coach historique, disparu il y a deux ans.

L’éliminée

Tavernier en décalage

A la recherche de ses sensations depuis des mois, Alexandra Tavernier n’a pas pu réduire l’écart entre son ressenti physique, très bon à l’entraînement, et une lassitude mentale dont elle n’arrive pas à se défaire. Ses 67,11 m en qualifications du marteau n’ont pas suffi pour inscrire son nom parmi les douze meilleures du jour. Lucide, la Savoyarde prévoit quelques jours de repos avant de mettre un nouveau coup de collier à l’entraînement à l’approche des championnats de France et des Jeux. Avant de faire le point, calmement.

Et aussi

Woldu, au nom du père

Endeuillée par le décès de son paternel il y a trois semaines, Mekdes Woldu avait la fierté émue de celle qui a couru pour plusieurs à l’arrivée du semi-marathon, bouclé en 1h10’04’’, à la huitième place. « J’ai beaucoup pensé à mon père, et ça m’a donné de la force mentale. Je me suis battue, et j’ai ramassée les filles de devant progressivement. Au vu de la chaleur, c’est une belle course », estimait-elle. Alors que nombre de ses concurrentes ont payé un départ trop ambitieux, l’athlète de l’EFCVO a réussi une course aboutie en adoptant une approche plus conservatrice sur le bitume roulant mais bouillant du centre-ville romain.

Seizième, Margaux Sieracki a « bien mieux géré la chaleur et les ravitaillements » que lors de son unique expérience sur marathon, où elle avait perdu pied sans pouvoir prendre de ravito. Son résultat en 1h11’24’’, est le fruit d’un dernier tour de stade canon, qui lui laissait le sourire aux lèvres, Du côté de Mélody Julien (26e en 1h11’49’’) et Fadouwa Ledhem (47e en 1h14’07’’), c’est plutôt la déception qui l’emportait, après avoir consulté le classement par équipes de la Coupe d’Europe. Pour une petite seconde, les Françaises ont été privées du bronze par le collectif espagnol. Rageant. Méline Rollin, dont l’approche de la compétition a été perturbée par des problèmes d’ordre personnel, a tenu à aller au bout, « pour le maillot bleu, même si la tête était ailleurs »

Dans la course masculine, Félix Bour a signé une course courageuse, temporisant à son rythme lorsque le futur lauréat Crippa a mis le feu aux poudres à la mi-course. Le Lorrain s’est finalement classé seizième, en 1h02’23’’, « un chrono plutôt bon au vu de la chaleur ». Emmanuel Roudolff-Levisse a fini fort pour rallier l’arrivée en 1h04’30’’ (33e), peu de temps avant Benjamin Choquert (1h04’55, 37e). Endeuillé par un décès familial cette semaine, Nicolas Navarro a lâché prise après le dixième kilomètre et terminé 46e, en 1h06’02’’. Collectivement, les Bleus ont terminé septièmes.

A Rome, Etienne Nappey pour athle.fr
Photos : P. Millereau - JM Hervio / KMSP / FFA

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