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Les sprinters et hurdlers en piste

Présentation des athlètes français à suivre lors du rendez-vous continental, organisé dans la capitale italienne du 7 au 12 juin. Premier volet avec les sprinters et hurdlers.

100 m

En forte progression cette année, Gémima Joseph, 3e temps des engagées (après les forfaits de dernière minute de Neita et Lansiquot) et directement qualifiée pour les demi-finales (le top 12 au ranking « Road to Rome » est exempté de premier tour), débarque dans la capitale italienne avec un record en 11’’04 établi en début de saison et une belle régularité sous les 11’’20, qui peut lui permettre de viser une première finale européenne si elle réussit à évoluer à son meilleur niveau. La Britannique Dina Asher-Smith partira grande favorite, mais devra se méfier de l’Italienne Zaynab Dosso (11’’02), de la Polonaise Ewa Swoboda (11’’05) et de la tenante du titre, l’Allemande Gina Luckenkemper (11’’06).

Les Bleus aborderont la compétition en position d’outsiders, avec Méba-Mickael Zézé (10’’16) et Pablo Matéo (10’’17) en potentiels demi-finalistes sur le papier. Mais les deux sprinters, qui s’entraînent aux Etats-Unis avec respectivement Lance Brauman et Mickael Hanany, sont très ambitieux et veulent intégrer le top 8, voire bien mieux. Pour jouer les premiers rôles, ils devront jouer les trouble-fêtes dans le match entre la Grande-Bretagne (Jeremiah Azu et Romell Glave) et l’Italie (Marcell Jacobs et Chituru Ali), qui devrait se jouer autour de la barrière des 10’’.

200 m

A l’image de Gémima Joseph sur la ligne droite, Hélène Parisot a passé un sacré cap sur le demi-tour de piste. Elle a abaissé son record à 23’’02 et a même couru en 22’’71 fin avril, avec un vent légèrement trop favorable (+2,2). A 31 ans, celle qui est désormais coachée par le Suisse Pascal Mancini arrive à maturité et a une chance à saisir. Huitième meilleure performeuse des engagées, elle est espérée en finale. Asher-Smith faisant l’impasse sur cette distance, sa compatriote Neita (22’’50 cette saison) partira avec la faveur des pronostics.

Chez les hommes, les deux athlètes au sommet de la liste des engagés sont Français : Pablo Matéo et Ryan Zézé, qui sont exemptés de séries. En plus de flirter avec la barrière des 20’’, grâce à ses 20’’03, le premier nommé a montré en meetings cette année qu’il pouvait tenir la dragée haute à des pointures mondiales. Il sera à Rome pour le titre, tout comme Ryan Zézé, dont les 20’’18 ont eux aussi fière allure. Le Hollandais Taymir Burnet est leur plus proche poursuivant, mais ses 20’’30 sont tout de même à distance.

400 m

Ces championnats d’Europe pourraient bien constituer une compétition charnière pour Amandine Brossier. En jambes dès la fin avril, avec une rentrée très solide en 51’’61, l’Angevine a l’occasion de changer de dimension dans la capitale italienne. Pour cela, elle devra entrer en finale et donc peut-être battre son record (51’’21), voire descendre sous la barrière des 51’’. Cela tombe bien, les minima olympiques sont fixés à 50’’95. La victoire, elle, pourrait se jouer sous les 50’’, avec la Polonaise Natalia Kaczmarek (49’’80) et la Hollandaise Lieke Klaver (50’’10 indoor) aux avant-postes.

C’est un trio tricolore qui sera au départ du tour de piste masculin avec Gilles Biron, Téo Andant et David Sombé. Si le premier nommé, chronométré en 45’’36 cette année, aura l’avantage de débuter la compétition directement en demi-finales, les deux autres, respectivement en 45’’59 et en 46’’23 (indoor) en 2024, devront en passer par les séries et donc enchaîner trois courses en individuel, en cas de qualification en finale. Le top 8, c’est à coup sûr leur objectif à tous les trois, alors que la discipline a passé un cap au niveau européen cet été, avec trois hommes sous les 44’’50. Si le tout frais recordman d’Europe, le Britannique Matthew Hudson-Smith (44’’07) a finalement renoncé à effectuer le déplacement, le Belge Alexander Doom (44’’46) et le compatriote d’Hudson-Smith, Charles Dobson (44’’46), seront bien là.

100 m haies et 110 m haies

Sacrée bataille en perspective, avec dans la course à la médaille d’or la Française la plus impressionnante depuis le début de la saison en plein air : Cyréna Samba-Mayela (exemptée de premier tour). La hurdleuse installée à Orlando (Floride) enchaîne les chronos de classe mondiale avec, pour l’instant, un chrono de référence en 12’’52. Sa victoire à Eugene, face à tout le gratin, a aussi marqué les esprits. Mais elle ne possède pas le meilleur temps des engagées, puisque c’est la Suissesse Ditaji Kambundji qui mène les débats en 12’’49. Avec également la Polonaise Pia Skrzyszowska et la Britannique Cindy Sember sous les 12’’60, il devrait y avoir du spectacle. Laeticia Bapté (12’’82) est en embuscade.

Sur les haies hautes masculines, les Bleus vont avoir l’opportunité de montrer l’exceptionnelle densité de la discipline dans l’Hexagone. En l’absence des deux finalistes aux Mondiaux de Budapest, Sasha Zhoya et Wilhem Belocian, ce sont deux néophytes en équipe de France seniors, Raphaël Mohamed et Romain Lecoeur, qui relèvent le gant, alors qu'Aurel Manga a été contraint de déclarer forfait, après avoir été opéré en urgence de l'appendicite lundi. Le premier nommé, 5e meilleur performeurs des engagés en 13’’27, est exempté de premier tour, contrairement à Lecoeur (13’’46). La course s’annonce très ouverte, avec le Belge Michael Obasuyi (13’’20), l’Italien Lorenzo Simonelli (13’’21) et l’expérimenté Britannique Andrew Pozzi (13’’23) en favoris, mais sans marge de manœuvre.

400 m haies

Plongée dans le grand bain passionnante en perspective pour Louise Maraval. Pour son premier grand championnat en individuel chez les grandes, la sociétaire de l’Entente Sèvre, qui est exemptée de premier tour, peut prétendre au podium. Grâce à ses 54’’44 lors du meeting de Marseille, record personnel explosé, elle possède le 3e meilleur temps des engagées derrière l’inévitable Hollandaise Femke Bol (53’’02) et sa compatriote Cathelijn Peeters (54’’31).

L’épouvantail de la course masculine sera le Norvégien Karsten Warholm, qui a déjà couru en 46’’70 cette saison. C’est lui qui avait devancé Wilfried Happio il y a deux ans à Munich, lorsque le Français avait décroché l’argent. Le sociétaire du Lille Métropole Athlétisme, qui entrera lui aussi directement en demi-finales, visera un nouveau podium. Pour cela, il devra sensiblement améliorer ses 49’’10 estivaux. Derrière Warholm, tout est très ouvert, avec l’Italien Alessandro Sibilio (48’’25) et le Slovène Matic Gucek (48’’37) à suivre notamment.

Florian Gaudin-Winer pour athle.fr

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