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Dans la dernière ligne droite

Une bonne partie des athlètes de l’équipe de France sélectionnés pour les J.O. de Paris étaient réunis, de dimanche à mardi, pour un copieux programme les amenant de Charléty au Stade de France, en passant par l’INSEP. Trois jours qui ont donné le coup d’envoi de le leur aventure olympique.

« On vous a suivis, on vous a supportés, on a parfois souri ou pleuré. Dans trois semaines, vous allez démarrer cette compétition qui va vous marquer à tout jamais. » Quand Marie-José Pérec a pris la parole devant les athlètes de l’équipe de France, lundi après-midi sur la scène de la salle Paris 1900, on est prêts à parier que le cœur de beaucoup d’entre eux s’est emballé. Au lendemain de l’officialisation de leur sélection pour les Jeux de Paris 2024, ils étaient réunis à l’INSEP, au cœur du bois de Vincennes, et ont participé à un temps officiel lors duquel, en plus de la triple championne olympique, ont pris la parole la ministre des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques Amélie Oudéa-Castéra, le directeur de l’INSEP Fabien Canu, Claude Onesta, manager de la haute performance au sein de l’Agence nationale du sport, ainsi qu’André Giraud et Patrick Ranvier, président et directeur technique national de la FFA.

Entraînements et check-up médical ont rythmé la journée des Bleus, qui ont pu prendre ou retrouver leurs repères dans le lieu qui accueillera leur pré-camp olympique à partir du 24 juillet. « Ça fait du bien de se familiariser avec cet environnement et de savoir où on va mettre les pieds », apprécie la sauteuse en hauteur Solène Gicquel. Ceux qui avaient été de l’aventure aux Mondiaux de Budapest l’an dernier, où l’INSEP avait déjà fait office de camp de base pour les Tricolores, ont pu notamment découvrir la nouvelle piste extérieure inaugurée en mars, rebaptisée… Marie-José Pérec. Elle bénéficie des dernières innovations technologiques avec plusieurs revêtements, dont un synthétique identique à celui du Stade de France aux couloirs 9 et 10 en ligne droite. Staff et athlètes ont aussi constaté que la climatisation avait fait son apparition dans les chambres, un détail précieux en cas de canicule.

Essayage de smoking

Passage obligé pour ceux souhaitant participer à la cérémonie d’ouverture : l’essayage d’un smoking. Louise Maraval l’a enfilé avant de se remettre en tenue de sport pour une séance de survitesse sous l’œil de la cellule optimisation de la performance. « Ça fait bizarre, ce ne sont pas des vêtements qu’on a l’habitude de porter, sourit la double championne de France du 400 m haies. Ça aide à prendre conscience de ce qui nous attend. J’ai envie d’assister à la cérémonie, ça me fera du bien d’avoir un aperçu de l’atmosphère. » Le lundi s’est conclu par une soirée organisée au siège d’adidas, l’équipementier de la Fédération. L’occasion de partager un moment convivial et de renforcer les liens entre athlètes, notamment pour ceux qui n’étaient pas aux championnats d’Europe de Rome. « J’ai vu plein de visages que je ne connaissais pas lors de ce rassemblement, c’est là que je me rends compte que je suis un peu vieille, rigole Rénelle Lamote. C’est le bon moment pour me faire des potes, car les miens sont tous retraités maintenant. »

Avant et après la journée à l’INSEP, les Bleus ont pris leurs quartiers dans deux stades. Le dimanche, ils étaient à Charléty. Une partie sur la piste pour disputer le meeting Wanda Diamond League, où ils ont enchaîné les belles performances (records de France pour Gabriel Tual, Alice Finot et Agathe Guillemot, victoire de Sasha Zhoya). L’autre dans les tribunes, puisque le staff tricolore avait tenu à ce que l’ensemble des sélectionnés puissent humer l’atmosphère unique des grands rendez-vous à la maison. « Sentir l’ambiance des Jeux, ça nous a fait du bien à tous, prolonge Rénelle Lamote. J’ai vu de la bienveillance, un public investi et hyper respectueux. »

A la découverte du Stade de France

La double vice-championne d’Europe en plein air du 800 m et ses coéquipiers ont pu aussi avoir un aperçu de ce qui les attend dans trois semaines à une tout autre échelle, celle du Stade de France. Ils ont en effet eu le privilège, mardi matin, de visiter et de s’entraîner dans la prestigieuse enceinte dionysienne qui accueillera les épreuves d’athlétisme des Jeux olympiques, avant une rencontre l’après-midi au siège de Randstad avec les salariés de l’entreprise, partenaire officielle de la FFA. La fameuse piste violette a fait l’unanimité. « Le violet m’a ébloui mais dans le bon sens du terme, j’ai trouvé ça trop beau, s’exclame Shana Grebo, la spécialiste du 400 m haies. Et unique, aussi : quand, plus tard, on verra des photos, on saura tout de suite que c’était Paris 2024. Ce sera marquant. »

Niveau revêtement, les sensations ont, là aussi, été au rendez-vous : « On a la chance que ce soit exactement la même piste que celle dont on dispose pour s’entraîner à l’Insep, explique le triple sauteur Jean-Marc Pontvianne. J’ai fait beaucoup de sauts aujourd’hui, sur élan réduit, et j’en suis ressorti avec les mêmes ressentis que là-bas. » « C’est le début des Jeux », conclut le vice-champion d’Europe du 10 000 m Yann Schrub. Le compte à rebours est lancé jusqu’au 1er août, date des premières épreuves d’athlétisme.

Florian Gaudin-Winer pour athle.fr

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