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JO 2012 - C'était il y a... : Jonathan Edwards, la grâce et la gloire
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JO 2012 - C'était il y a... : Jonathan Edwards, la grâce et la gloire

Chaque jour, retrouvez ici une présentation d’un ou une athlète ayant marqué une édition des Jeux olympiques de son empreinte. Records du monde, collections de médailles et exploits de légende seront au menu cette rubrique.

Jonathan Edwards appartient à la catégorie des athlètes à part, à l’aura particulière. Ses débuts dans l’athlétisme se font de façon beaucoup moins fracassante que d’autres. Le Londonien préfère dans un premier temps terminer ses études, avant de se lancer réellement pleinement dans la pratique sportive. D’un gabarit pas très imposant, il peut toutefois miser sur une excellente vitesse de base pour un triple sauteur, qu’il parvient progressivement à transformer en rampe de lancement efficace pour ses sauts aériens.

Ses débuts dans le grand bain datent des Jeux de Séoul en 1988, mais le jeune homme ne parvient pas à dépasser le stade des qualifications. En 1991, le fils d’un pasteur anglican ne prend pas part aux championnats du Monde de Tokyo en raison de ses convictions religieuses, car le concours de qualifications a lieu un dimanche. En 1992, nouvel échec pour Edwards qui rate encore une fois la finale olympique. L’été suivant, il décide après (longue) réflexion de se rendre aux mondiaux de Stuttgart, même si une nouvelle fois les qualifications ont lieu un dimanche. Bien lui en a pris, puisqu’il finit par décrocher une médaille de bronze. C’est le déclic pour le chimiste de formation.

Malgré une saison 1994 gâchée par le virus d’Epstein Barr, l’été 1995 est celle de la confirmation de l’explosion au plus haut niveau d’Edwards et de sa technique fine et fluide. Il commence en fanfare, avec un saut au-delà des 18 m à l’occasion de la Coupe d’Europe à Villeneuve d’Ascq, mais il bénéficie d’un vent un peu trop favorable (+2,4) pour que ses 18,43 m ne soient homologués. Ce n’est que partie remise, puisqu’il bat le record du monde de Willie Banks, vieux de dix ans, d’un centimètre (17,97 m), à Salamanque le 15 juillet. Il confirme son statut de favori des mondiaux de Göteborg en devenant officiellement le premier homme à sauter plus de 18 m à son premier essai lors de la finale : 18,18 m ! Il fait encore plus fort, avec 18,29 m à son deuxième essai. Nouvelle barrière franchie : plus de 60 pieds !

Reste à conquérir le titre suprême, l’or olympique. A Atlanta, il arrive avec la première place au bilan mondial, mais en finale, il trouve sur son chemin un Kenny Harrison enflammé par son public, et qui profite du début de concours hésitant de son rival pour battre par deux fois le record des Etats-Unis et claquer un saut à 18,09 m, synonyme de titre. Pendant qu’Edwards ravale sa déception, l’Américain fou de joie remplit une poche plastique de sable du sautoir pour immortaliser l’instant.

Edwards connait une nouvelle déception l’année suivante, avec une défaite en finale des mondiaux d’Athènes, battu par le Cubain Yoelbi Quesada. En 1998, Edwards décroche à 32 ans son premier titre de champion d’Europe, à Budapest. Le voilà relancé pour aller jusqu’aux Jeux de 2000. Sa préparation pour le dernier grand rendez-vous de sa carrière connaît un nouvel accroc en 1999, et une troisième place « seulement » aux championnats du Monde de Séville. Quand commence la finale du triple saut des JO de Sydney, la question est de savoir si Edwards, désormais âgé de 34 ans, va pouvoir, enfin, remporter ce titre qui lui échappe encore. Un saut à 17,71 m au troisième essai le place en tête, mais le Britannique n’est pas serein. La peur l’envahit lors de la dernière tentative de Yoel Garcia, qui lui offre finalement la deuxième place. Soulagé,  Jonathan Edwards est au sommet de l’Olympe, et les larmes pas très loin.

Etienne Nappey pour athle.fr

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