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Renaud Lavillenie : « Ça m’a mis en appétit… »
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Renaud Lavillenie : « Ça m’a mis en appétit… »

Cela peut paraître surprenant mais Renaud Lavillenie n’avait pas franchi une barre à six mètres ou plus en plein air depuis… quatre ans et son premier record de France (6,01 m à Leiria, le 21 juin 2009). De quoi donner une idée de la valeur du concours réalisé par le Clermontois samedi dernier à Londres, sur les terres de son titre olympique l’an dernier. Avec une performance à 6,02 m au bout d’un mois de juillet marqué par une régularité exceptionnelle (quatre compétitions à plus de 5,90 m), l’élève de Philippe d’Encausse est en pleine confiance. Il s’envolera pour la Russie et les championnats du monde de Moscou le 7 août. En toute sérénité.

Athle.fr : Renaud, vous avez retrouvé le week-end dernier le stade de Londres, théâtre de votre titre olympique l’an dernier. Qu’avez-vous ressenti en arrivant sur place ?
C’était un plaisir de retrouver cette enceinte avec, en plus, la présence de mon petit frère. Valentin était déjà là l’an dernier mais dans les tribunes. Là, c’était un moment particulier. L’ambiance était incroyable, les places pour les deux jours de compétition se sont vendues en quelques dizaines de minutes.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce stade vous réussit…
Bizarrement, c’était pourtant le concours où je me sentais le moins prêt pour faire six mètres. J’avais vu qu’on annonçait de l’orage. Je l’ai dit à Valentin la veille de la compétition : ce n’est que du bonus. Mais le samedi matin, en ouvrant les volets, j’ai vu du ciel bleu au lieu de la pluie. Je me suis alors dit : on va peut-être changer d’objectif. J’ai fait un bon échauffement et j’ai donc décidé de commencer à 5,70 m, comme à Monaco.

La suite a été impressionnante. Racontez-nous…
Au premier essai à 5,70 m, je passe et il n’y a pas grand-chose à redire. Ma perche est limite souple. Je tente 5,84 m, une barre que j’efface aussi à ma première tentative. A ce moment, je me rends compte que je suis bien. Je mets la pression sur (Björn) Otto, qui ne franchit pas 5,91 m et 5,97 m. J’ai alors envie de retenter plus de six mètres et je demande une barre à 6,02 m. Je me retrouve à franchir sans trop de difficultés. D’habitude, à ces hauteurs, j’avais le sentiment de réaliser le saut parfait pour passer.  Là, ce n’était pas du tout le cas. Je lutte un peu contre le vent en course, je sors vraiment l’esquive au-dessus de la barre.

C’était le quatrième saut de votre carrière au-dessus des six mètres. Cette hauteur reste-t-elle un symbole important pour vous ?
Je connais la valeur de cette performance. En extérieur, je n’avais pas repassé six mètres depuis quatre ans. Le faire en plus à Londres, c’était le bonheur.

Vous avez ensuite tenté 6,16 m, soit un centimètre de plus que le record du monde de Bubka. Pourquoi ne pas avoir demandé une barre intermédiaire pour devenir le deuxième meilleur performeur mondial de tous les temps ?
Cet hiver, on m’a privé d’une tentative de record du monde avec cette barre qui est retombée sur le support du taquet à 6,07 m (ndlr : en finale des championnats d’Europe en salle). A Londres, j’avais besoin de quelque chose pour me motiver encore plus et me rentrer dedans. Malheureusement, il a vraiment commencé à pleuvoir à ce moment-là. Si Bubka lui-même n’a jamais amélioré son record du monde dans ces conditions, c’est qu’il y a une raison. Mais je suis tout de même content d’avoir vraiment bien tenté ces barres.

Vous allez arriver à Moscou en pleine confiance après ce concours. Pouviez-vous rêver mieux ?
Non. Franchement, c’est impossible. Je ne m’attendais pas à être à un tel niveau de régularité. J’ai réalisé tout ce que je pouvais souhaiter cet été. Je suis bien préparé et je suis capable de sauter haut dans beaucoup de cas de figure. Je sais que si je me retrouve en concours avec un ou deux mecs à plus de 5,90 m, il y a des chances que j’aie un petit avantage psychologique. Après, comme je le répète souvent, tous les compteurs sont remis à zéro en championnat. La clé, c’est d’être capable de rester serein, quel que soit le scenario.

Vous participerez avec votre petit frère Valentin à ces Mondiaux. Il y a un an, vous évoquiez déjà cet objectif commun…
On va avoir le même équipement, représenter ensemble l’équipe de France… C’est un rêve mais il faut que ce championnat reste un très bon souvenir pour nous deux. J’espère pouvoir lui apporter le maximum de choses, en m’appuyant sur mon expérience. J’ai déjà hâte d’être à Moscou. Si on me disait que je partais demain, il n’y aurait pas de problème. Le mois de juillet m’a mis en appétit, je suis dedans. Je n’en suis pas non plus à faire les cent pas. Mais l’envie commence à tranquillement s’installer.

Propos recueillis par Florian Gaudin-Winer pour athle.fr

Retrouvez la biographie de Renaud en cliquant ici

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RB
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