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Gaëtan Saku Bafuanga : « Mon but, ce n’est pas d’être septième mondial »
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Gaëtan Saku Bafuanga : « Mon but, ce n’est pas d’être septième mondial »

Un champion du monde et cinq athlètes dans le top 20 mondial en 2013. Le triple saut français masculin se porte bien, merci pour lui. Il y a bien sûr Teddy Tamgho. Mais aussi Benjamin Compaoré, Yoann Rapinier et Harold Correa. Le petit dernier de la bande ? Gaëtan Saku Bafuanga, entraîné à l’Insep par Jean-Hervé Stievenart. Vice-champion d’Europe espoirs du triple saut, le sauteur du Stade Sottevillais 76 a changé de dimension cet été, en prenant la septième place de la finale mondiale. Rencontre avec un athlète ambitieux, qui ne compte pas s’arrêter là.

Athle.fr : Gaëtan, avez-vous déjà repris le chemin des pistes ?
Gaëtan Saku Bafuanga : Je reprends lundi l’entraînement. J’ai fini tard ma saison avec les Jeux de la Francophonie. J’avais donc besoin d’un bon break. J’en ai profité pour partir une semaine en vacances à Barcelone et j’ai aussi passé du temps en famille. Je participe ce vendredi à une action dans une école de Sotteville et, mardi, j’animerai un Urban Athlé* à Lyon. J’apprécie ces moments. C’est toujours sympa de pouvoir passer des messages aux enfants.

Revenons sur les Mondiaux de Moscou, où vous avez pris une très belle septième place. Comment avez-vous abordé votre premier grand championnat ?
On était trois Français, tous très motivés, avec Teddy en chef de fil. Chacun avait un statut différent mais avait envie de se surpasser et de montrer quel était le niveau du triple français. J’ai voulu suivre le rythme et ne pas rester spectateur de la compétition. En arrivant à Moscou, je savais déjà qu’il allait se passer quelque chose de fort. Je me suis dit que je ne pouvais pas m’être autant entraîné pour ne pas être prêt le jour J.

Comment avez-vous géré la pression ?
Entre guillemets, j’avais un peu peur au départ. Mais je m’étais promis de ne pas me prendre la tête et de profiter de l’événement. Après m’être qualifié à la dernière minute pour les Mondiaux (17,07 m lors du meeting de La Roche-sur-Yon, le 24 juillet), je savais qu’il fallait que je saute à 16,80 m environ pour entrer en finale (ndlr : finalement 16,63 m en qualifications). Benjamin (Compaoré) m’a bien conseillé. Au final, je termine septième de la finale. C’est passé un peu inaperçu, après le sacre de Teddy. Mais c’est le jeu. Et quand on regarde le classement, les gens devant moi, ils sont « lourds » !

Que représente pour vous cette place de finaliste mondial ?
C’est un résultat très important. Je me suis prouvé que j’étais capable de réaliser de belles choses et que rien n’était impossible. Peu de personnes avaient misé sur moi pour une place en finale. Ma force, ça a été d’être stable dans ma technique et de ne pas vouloir en faire trop à tout prix. Ma performance (ndlr : 16,79 m en finale) ne reflète pas complètement mon niveau. Mais en championnat, c’est la place qui compte.

Vous avez dépassé cet été pour la première fois la barrière des 17 mètres…
Je l’avais dans les jambes depuis trois ans mais j’ai enchaîné les blessures. J’ai été plâtré l’an dernier puis j’ai enchaîné avec des talonnades. J’ai raté de peu la qualification pour les Jeux olympiques et j’en ai bavé pour dépasser les 17 mètres. Y arriver enfin, ça a été un soulagement.

Votre saison a également été marquée par votre médaille d’argent lors des championnats d’Europe espoirs de Tampere. Le déclic ?
Sur le coup, j’étais déçu car j’étais venu pour la médaille d’or. Mais j’ai eu de petits problèmes de réglage le jour J. Avec le recul, je me rends compte que ce podium m’a apporté de la confiance et m’a confirmé que j’étais en pleine forme physique. C’était juste une étape, pas plus. Et derrière, je suis allé chercher en meeting ma qualification pour Moscou.

Quelques mois plus tôt, vous aviez connu une saison en salle compliquée...
Je suis passé à côté de mon hiver. Après m’être loupé lors des championnats de France, j’ai réalisé un saut à 16,94 m une semaine trop tard. Je n’ai donc pas été sélectionné pour les Europe. Cette déception m’a vraiment fait mal. Mon orgueil a été touché. J’étais au fond du trou. Dans ma tête, je me suis dit : « plus jamais ça ! A moi de prendre ma vie en mains, d’aller chercher la réussite ».

Comment avez-vous réussi à vous relever après cette désillusion, qui n’était pas la première ?
J’ai toujours été très sérieux mais de nombreuses blessures m’ont freiné depuis la catégorie junior. Il m’a manqué, à chaque fois, un petit truc. Mais « Stieve » (Jean-Hervé Stievenart) a toujours été présent à mes côtés. Il s’est tellement investi pour moi qu’il était impossible que je lâche. Je fais partie d’un groupe de très haut niveau, où tout le monde se motive. Se relever n’a donc pas été difficile.

Comment imaginez-vous la suite de votre carrière ?
Mon but, ce n’est pas d’être septième mondial mais de décrocher un jour une médaille internationale. Ce qui me fait vibrer dans ma discipline, c’est que rien n’est jamais joué d’avance. Tout le monde peut se faire battre. Il n’y  a pas de règles établies, à part pour Teddy peut-être (rires). En tout cas, je sais que je vaux plus que mon record actuel et que, un jour, une performance que personne n’attend sortira. C’est pour cela que je m’entraîne avec le sourire…

A plus court terme, quelles sont vos ambitions ?
Je veux d’abord confirmer mes  17 mètres. C’est la barrière à partir de laquelle commence le triple saut mondial. L’objectif final, ce seront bien sûr les championnats d’Europe de Zürich. Avant de parler de place, il faudra déjà se qualifier. Il ne faut pas sauter les étapes. Avec Benjamin (Compaoré), Yoann (Rapinier), Teddy (Tamgho) et Harold (Correa), ce sera dur. Les gens ne se rendent pas forcément compte qu’il y a cinq Français dans le top 20 mondial cette année. Surtout, il faudra réussir à éviter les blessures. J’ai fait des soins et  je vais partir dans deux, trois semaines à Saint-Raphaël, afin d’effectuer un check-up complet.

Propos recueillis par Florian Gaudin-Winer pour athle.fr

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Retrouvez la biographie de Gaëtan en cliquant ici

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RB
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