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Handisport, l’avenir de l’athlétisme en fauteuil
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Handisport, l’avenir de l’athlétisme en fauteuil

Discipline spectaculaire s’il en est, l’athlétisme-fauteuil semble en perte de vitesse en France. Les deux médailles obtenues aux derniers championnats du monde de Lyon en juillet ne peuvent cacher les difficultés pour constituer un groupe performant. Denis Lemeunier, vainqueur du Marathon de Paris cette année et tout récent retraité international, est aujourd’hui chargé du développement de l’athlé fauteuil sur le territoire. Il nous fait part de son constat et de ses réflexions pour l’avenir.

Athle.fr : Quelle est aujourd’hui la situation de l’athlétisme-fauteuil en France ?
Denis Lemeunier : On peut dire qu’elle est grave. L’équipe n’est pas inexistante mais elle est réduite à deux, trois coureurs, ce qui est trop peu. Si l’on revient un peu en arrière, dans la seconde moitié des années 90, on constate qu’il y avait une douzaine de coureurs de haut niveau, sélectionnables en équipe de France, qui faisaient partie des meilleurs du monde à chaque sortie. On en est loin à présent.

Que s’est-il passé pour en arriver à une telle situation ?
Après les années 2000, le niveau international a progressé. Les préparations physiques et techniques sont devenues plus pointues, plusieurs nations ont adopté une démarque quasi professionnelle. En France, on a manqué le tournant aussi bien budgétaire que technologique, et on a un peu laissé de côté la formation également. Il n’y a pas eu de développement rationnel, on a continué de se débrouiller un peu chacun dans son coin avec quelques résultats intéressants mais qui ont masqué la réalité du retard que l’on était en train de prendre.

Les progrès de la médecine et la concurrence d’autres sports peuvent-ils également expliquer cette situation ?
Oui, bien sûr, ces deux facteurs entrent en compte. Il y a de moins en moins de gens en fauteuil suite à des accidents et c’est tant mieux. Et c’est vrai que des sports comme le handbike (fauteuil avec dérailleur apparenté au cyclisme), difficile mais où l’on s’amuse plus rapidement, ou le basket-fauteuil, qui a ce côté sport-co très ludique, attirent des jeunes. L’athlé fauteuil, c’est un sport très dur, il faut s’imposer de grosses charges d’entraînement, se déplacer sans arrêt pour trouver des compétitions. Il faut être très motivé pour le pratiquer. Mais je ne suis pas sûr que le cœur du problème soit là. Beaucoup de gens appellent dans les comités ou les clubs pour savoir comment et où pratiquer car ils sont intéressés, l’athlé fauteuil garde un fort pouvoir d’attraction. Mais comment fidéliser ces personnes, voilà toute la question.

Quelles sont les solutions ?
L’idée est de créer, dès 2014, trois ou quatre pôles permanents sur l’ensemble du territoire afin d’organiser des stages réguliers. Ils seront destinés aux gens que l’on a détectés lors de journées de sensibilisation ou de compétitions locales, pour leur apprendre les bases de l’athlé fauteuil. Bien connaître son matériel, se mettre dans la bonne position, savoir utiliser la bonne paire de gants, ce ne sont que trois exemples parmi d’autres parmi la foule d’éléments très importants à connaître très tôt. L’athlé fauteuil, c’est un sport de maturité. Il faut environ cinq ans pour former un athlète de haut niveau et sept ou huit pour le former aux épreuves de fond. Cela prend du temps, alors autant commencer le plus tôt possible.

Vous êtes optimiste ?
Si tout le monde va dans le même sens, oui. Mais il faut des moyens matériels et humains. Il va falloir faire un effort budgétaire, se doter d’un parc de matériel important, garder le contact avec les gens qui nous sollicitent, former une masse afin de dégager ensuite une élite d’au moins cinq-six athlètes. Il faudra aussi aller voir du côté des féminines, où il y a du potentiel, et avoir un peu de chance avec des jeunes prêts à faire le « boulot ». Si on arrive à mettre tout cela en place en même temps, on peut se projeter sur les Jeux paralympiques de 2020. Pour ceux de 2016, c’est déjà trop tard. On aura les résultats que l’on mérite, en espérant que ça passe et qu’il y ait tout de même des médailles. Mais si on manque le rendez-vous de 2020, qui est à mon sens le dernier virage à ne pas manquer, là, je serai très inquiet pour l’athlétisme-fauteuil. Cette discipline est pourtant médiatique et est, depuis toujours, l’emblème de l’athlé et du handisport en général.

Propos recueillis par Renaud Goude pour athle.fr

 

PG
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