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Ghani Yalouz : « Une dynamique positive et collective »
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Ghani Yalouz : « Une dynamique positive et collective »

A l’heure du bilan, Ghani Yalouz a le sourire. Il faut dire que l’équipe de France a vécu une année 2014 particulièrement faste, avec en point culminant les vingt-trois médailles des championnats d’Europe de Zurich. Mais pour le directeur technique national, il y a encore de nombreux chantiers à poursuivre. Interview.

Athle.fr : Ghani, que retenez-vous de cette année 2014 si riche pour l’athlétisme français ?
Ghani Yalouz : Il y a eu un moment qui restera dans nos mémoires, un moment qui nous a tous particulièrement touché : l’arrivée de l’équipe de France gare de Lyon à Paris, le lendemain des championnats d’Europe de Zurich. Nous avons assisté à un véritable engouement populaire, il s’est passé quelque chose entre les Français et l’athlétisme. Les athlètes n’en revenaient pas, je crois qu’ils ont compris ce jour-là la force de la victoire d’une équipe, une émotion incroyable, indescriptible ! Nos athlètes ont bien sûr rapporté des médailles à la France mais, surtout, ils ont touché le cœur des Français ! Et si je dois retenir deux performances, ce sont peut-être les records du monde de Renaud Lavillenie et de Yohann Diniz. Car ils dépassent la sphère sportive, ils sont force de symboles, de travail et de dépassement ! Renaud et Yohann sont des hommes apparemment ordinaires qui ont réussi à faire une chose extraordinaire, décomplexés, ne renonçant jamais à leurs objectifs.

Jamais la France n’avait ramené autant de médailles d’un championnat d’Europe. Quelles en sont les raisons ?
J’ai compris deux choses essentielles : la performance se construit dans la durée et dans la stabilité, et seule la maîtrise de l’ensemble de la chaîne de performance permet d’accéder aux meilleurs résultats. Il faut prendre en compte toutes les spécificités de chacun sans se noyer dans les détails et sans se disperser dans les tensions. Car les difficultés ne sont jamais très loin, l’équilibre est toujours précaire. Cela demande une vigilance de tous les instants. Cette année 2014 est une première étape vers l’ « idéal » que nous cherchons à atteindre tous. Pour l’encadrement comme pour les athlètes, la clé, c’est la confiance, l’échec, c’est le manque d’humilité. Vous le voyez, tout ça est très subtil. Nos équipes de France ont fait une très belle année 2014. Les athlètes nous ont étonnés, ils se sont surpassés pour porter le maillot français sur les plus hautes marches des podiums.

Comment résumeriez-vous l’état d’esprit de ce collectif ?
Nous sommes dans une dynamique d’émulation collective, les moteurs ne sont jamais les mêmes, les athlètes les plus exposés médiatiquement se rangent derrière le collectif. Je retrouve, au fil des championnats, ce bien vivre ensemble qui m’est très cher. Je travaille avec Bernard Amsalem, le président de la Fédération, pour que tout cela soit pérenne. La force de notre sport, c’est qu’il est pluridisciplinaire et pluriculturel. C’est une alchimie qu’il faut entretenir au sein de toutes les équipes de France d’athlétisme, quelles que soient les spécialités. Nos athlètes ne sont pas lisses et ont du tempérament. Cette singularité, c’est ce qui donne du sens à notre action et qui me fait vibrer, c’est ce qui doit nous permettre d’écrire une histoire collective de l’athlétisme.

Quel regard portez-vous sur la nouvelle génération ?
Nos jeunes sont sans complexe mais respectueux de l’expérience de leurs ainés. A Eugene, avec nos trois champions du monde juniors Rouguy Diallo, Wilhem Belocian et Axel Chapelle, puis aux Jeux Olympiques de la Jeunesse, une nouvelle voie a été ouverte. On m’a parfois reproché de ne m’occuper que de l’équipe « première ». C’est faux ! D’abord, parce qu’il n’y a pas d’équipe « première », et ensuite, parce que tout ne peut pas se faire à la même vitesse, que ce soit dans certaines disciplines ou pour certaines catégories d’âges. Chez les jeunes, il faut être prudent, respecter encore davantage les corps et les esprits, les accompagner pour qu’ils deviennent des femmes et des hommes équilibrés. La diversité est ici encore plus flagrante mais aussi plus complexe. Notre programme Génération 2020, piloté par Thierry Cristel et ses équipes, est l’émanation de cette vision. Cela prendra du temps, ce n’est pas toujours visible mais c’est valorisant pour tout le monde de voir que nous obtenons concrètement les premiers résultats. Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir et beaucoup d’idées reçues à vaincre. Je souhaite qu’il y ait de l’humain à tous les niveaux de l’équipe de France. J’ai autour de moi une équipe soudée et solidaire - le manager général, les managers par spécialité, les conseillers et tous les cadres techniques - avec des objectifs partagés et guidés par le plan de développement fédéral. Nous sommes tous complémentaires, nous agissons tous dans un seul et même sens pour la réussite de l’athlétisme.

Qu’attendez-vous de la saison 2015 ?
C’est un nouveau chapitre qui s’écrit. Les athlètes ont pu souffler en fin d’année. La majorité d’entre eux participera, dans quelques jours, au stage organisé à Potchefstroom en Afrique du Sud. Puis il y aura les championnats d’Europe en salle de Prague et les Mondiaux de Pékin, des étapes importantes pour préparer les Jeux olympiques de Rio. Ma préoccupation principale, c’est que les athlètes soient dans une situation optimale pour les Jeux. Pékin ressemblera à Daegu (où se sont déroulés les Mondiaux en 2011, NDLR). Les athlètes arriveront sur place dix jours avant. En Chine, nous aurons des indicateurs importants dans la perspective des JO.

Avant les JO, il y aura plusieurs événements d’envergure en France, dont les championnats d’Europe de cross…
Oui, bien sûr, les championnats d’Europe de Cross à Toulon/Hyères, c’est une première. Mais aussi les championnats du Monde de trail à Annecy-le-Vieux et la coupe d’Europe d’épreuves combinées à Aubagne. En France, nos athlètes auront à cœur de réussir ces événements, pour eux bien sûr mais aussi pour leur équipe et pour leur public. Le cross, le trail et les épreuves combinées sont des épreuves vraiment incroyables. Il y a du spectacle, de la tension. Je retrouve l’abnégation et le sens du combat qui me sont chers. J’espère que les spectateurs seront nombreux à tous ces événements internationaux pour soutenir et encourager nos équipes de France.

 

RB
Admin Athle.fr
les réactions (1)
Gérard Guyot - 18/02 (19h56)
Bravo, vous avez d'excellent résultats, pourriez vous aussi ouvrir un site de vente en ligne de vos superbes tenues, pour que nous les vétérans puissions représenter dignement la FFA aux championnats internationaux.
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