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Romain Barras, le « James Bond du décathlon »
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Romain Barras, le « James Bond du décathlon »

Nous avions voulu l’interviewer cet hiver après son retour à la compétition, en salle. Il nous avait alors promis de prendre le temps de nous répondre, après qu’il ait bouclé un décathlon. Promesse tenue. Après quatre années de galère et de blessures à répétition, Romain Barras a retrouvé la lumière, et le maillot de l’équipe de France lors de la Coupe d’Europe à Aubagne, qu’il a terminée à la troisième place en individuel, avec 8 007 points.

Romain, quel bilan tirez-vous de votre week-end ?
Pour la dernière Coupe d’Europe de Jean-Yves (Cochand, le manager des épreuves combinées) et ma dernière à moi, on termine sur un podium, c’est super. C’était l’objectif qu’on s’était fixés, on savait les Russes hors de portée avec l’équipe qu’on avait. Cela suffit à mon bonheur !

La marque des 8000 points est-elle importante lorsqu’on a déjà fait 8453 points ?
Oui, toujours ! Surtout quand on revient de blessure comme moi. Ce week-end, c’est aussi mon trentième décathlon à plus de 8000 points. C’est un chiffre sympa. Devant moi, il doit y avoir un Sebrle, un Dvorak, un Plaziat, et après je ne sais pas.
Jean-Yves Cochand coupe : « Pour sa première Coupe d’Europe à Bressanone en 2003, qui marquait aussi le début de notre collaboration, il avait réalisé son premier 8000 points, avec 8008. Là, il fait 8007, on va pouvoir l’appeler le James Bond du décathlon ! »

Quelles étaient vos ambitions en arrivant à Aubagne ?
Cette sélection est la grosse surprise de ma saison. Depuis les Mondiaux 2011, j’ai été blessé sans cesse. Je mesure donc la chance que j’ai d’être sur un stade, en bonne santé, à faire ce que j’aime. Il y a trois semaines, j’ai pu terminer un décathlon à Lunel, pour la première fois en quatre ans, et j’ai été sélectionné pour cette Coupe d’Europe. C’est un énorme cadeau !

Avez-vous toujours gardé confiance en vous pendant tout ce temps ?
Au début de ma blessure, oui. Après, je me suis concentré sur ne plus avoir de douleur dans ma vie de tous les jours, car j’avais tout le temps mal. Cela a été dur. J’ai aujourd’hui 35 ans, et certains des mecs avec qui j’ai partagé la piste durant ce week-end ne pratiquaient pas encore l’athlétisme quand j’ai commencé. C’était un vrai plaisir d’être là, et d’être un challenger pour les meilleurs décathloniens d’Europe.

Vous avez de beaux restes, puisque vous avez notamment égalé votre record en hauteur, à 2,04 m…
Les vieux peuvent encore sauter haut ! J’ai surtout compris pas mal de choses sur le plan technique, et avec l’expérience, cela a suffi. Mais j’ai encore pas mal de travail à faire à l’entraînement sur le plan physique, notamment pour le 400 m.

A quel moment avez-vous pu vous entraîner sans douleur ?
Cela fait six semaines que je peux m’entraîner sans problèmes. J’avais fait une bonne préparation hivernale jusqu’à mi-janvier, et après cela, je me suis pété les mollets de façon incessante. Je revenais, je faisais deux séances, et je me re-blessais. J’ai dû faire ça quatre ou cinq fois, et j’ai fini par me dire que l’athlé ne voulait plus de moi, que c’était trop violent pour mon corps. J’ai pensé arrêter, mais Bertrand (Valcin) et Jean-Yves (Cochand) m’ont dit que je n’avais pas le droit de lâcher sans concrétiser mes efforts pour revenir. Ils ont eu raison, et ça me donne envie de continuer une année de plus.

Jusqu’aux Jeux de Rio….
Ce serait finir en apothéose. J’ai toujours eu envie de mettre un vrai point final, et de choisir le moment où j’arrêterais. Là, j’ai l’occasion de me dire qu’en 2016, après le meeting de Talence, c’est fini. Je vais essayer de m’entraîner sans me blesser, pour, pourquoi pas, accompagner Kevin (Mayer) et un autre Français aux Jeux olympiques. Peut-être Bastien (Auzeil), Gaël (Quérin), Florian (Geffrouais), ou un autre, mais j’espère être du voyage au Brésil.

La transmission vous tient à cœur ?
Bien sûr. Après, transmettre de façon implicite, c’est beaucoup mieux que de transmettre de façon explicite. On me répète que je les tire un peu vers le haut, moi je n’en ai pas conscience. Très égoïstement, ce décathlon, je l’ai fait pour moi et pas pour les autres, mais si ça les inspire un peu, et que ces jeunes pleins de talent se disent qu’ils ne doivent rien lâcher parce que ce qui m’est arrivé peut leur arriver aussi, ce serait un bonus énorme pour moi.

Retrouvez la biographie de Romain en cliquant ici

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RB
Admin Athle.fr
les réactions (1)
Romain Marques - 07/07 (09h17)
Romain, tu as toujours était un modèle, plein d'humanité et de gentillesse ! Et c'est toujours ce qu'il ressort. Bravo ! Merci !!!
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