MON ACCÈS
Trouver un club près de chez vous
Les
Vidéos
Derniers
clichés
Espaces
FFA
STRUCTURES
CLUBS
l'actu des espaces | infos
Eloyse Lesueur : « Tout est plus vert et lumineux »
Commentez cette actualité
Eloyse Lesueur : « Tout est plus vert et lumineux »

Francilienne pure souche, Eloyse Lesueur a fait le grand saut à la rentrée. Victime d’une rupture des ligaments croisés du genou droit en mai, la double championne d’Europe en plein air de la longueur vit désormais à Saint-Raphaël (Var), une ville qu’elle a fréquentée au mois d’août pendant sa rééducation. Séduite par ce nouveau cadre de la vie, bien différent de celui de l’Insep où elle était entraînée par Renaud Longuèvre depuis près de dix ans, elle est désormais coachée par Laurence Bily, avec l’appui de Teddy Tamgho pour la partie technique. La semaine dernière à Saint-Malo, entre deux soins de thalassothérapie, l’athlète de vingt-sept ans a parlé cueillette de champignons, permis bateau. Et surtout athlé.

Athle.fr : Eloyse, vous avez quitté l’Insep au mois de septembre pour rejoindre le Creps de Boulouris, à Saint-Raphaël. Pourquoi ce choix ?
Eloyse Lesueur : Je suis arrivée à l’Insep en 2006, quand j’étais encore cadette. Au début, de temps en temps. Puis à plein temps à partir de 2008. La lassitude, tant que ça va, on ne la ressent pas. Mais quand on se blesse et qu’on rencontre de grosses difficultés, on se rend compte qu’il n’y a pas que l’athlétisme dans la vie. En m’installant à Boulouris, j’ai trouvé un cadre de vie où je vais pouvoir continuer à m’épanouir. A l’Insep, on bénéficie d’un confort qui n’est pas négligeable. Mais en allant au centre de rééducation de Saint-Raphaël au mois d’août, j’ai découvert un nouveau rythme de vie. Là-bas, tout est plus vert et lumineux. Et aujourd’hui, j’ai d’abord besoin de respirer.

Vous sortez d’une saison 2015 très difficile…
Ça a été très dur. Le bilan de l’année est plus que mauvais. Je me suis blessée fin mars lors de ma première séance après la saison hivernale, alors que je n’avais même pas commencé la préparation estivale. Je n’ai même pas eu le temps de mettre un pied dans l’été que j’étais déjà sur la touche. Quand j’ai repris l’entraînement, j’étais fébrile. Je commençais seulement à sortir la tête de l’eau et je suis finalement retombée encore plus bas (ndlr : saison terminée le 17 mai, après une rupture des ligaments croisés postérieurs du genou droit). La suite a été dure et longue.

Comment avez-vous traversé cette période ?
Des moments comme ceux-là permettent de se rendre compte de beaucoup de choses, comme de l’importance d’épargner ou de pouvoir compter sur ses proches. On voit qui est là, sur qui on peut compter et s’appuyer. J’ai pensé à autre chose qu’au sport, à moi et à mon avenir par exemple. J’ai pu trouver le temps de faire ce qui me rend heureuse, comme goûter à une cuisine un peu plus riche et un peu plus poussée. Je me suis lancée dans la cueillette de champignons. Vivre sur la côte, ça donne des envies. J’aurais aimé passer mon permis bateau. C’est un projet qui va se concrétiser. Il y a plein de choses que j’avais mises de côté et que j’ai redécouvertes.

L’athlétisme est donc passé au second plan ?
Non ! Au contraire, je me suis dit qu’il ne fallait surtout pas que je lâche. Je suis quand même restée concentrée sur ma rééducation et l’athlétisme est resté le point central de mon temps. Mais avec beaucoup moins de contraintes et de déplacements qu’avant.

Quelle importance a joué votre entourage lors de votre convalescence ?
Après une grave blessure, on ressent une profonde tristesse. On n’est pas toujours très agréable avec ses proches. Certains vont fuir ça. D’autres vont te comprendre, te pardonner, et te faire prendre conscience de ton comportement. C’est avec ces gens-là que tu as envie de rester. C’est triste mais c’est la vie. On a besoin d’un entourage et d’un cadre de vie solide. Sans ça, la reprise et la guérison sont plus difficiles.

Où en êtes-vous physiquement aujourd’hui ?
Je peux courir, prendre des impulsions, faire des squats. Je peux même retourner faire des côtes. Mais je ressens encore de l’appréhension. Une rupture des ligaments croisés, c’est une blessure qui fait très mal. Pendant plusieurs jours, j’ai été réveillée en pleine nuit par une douleur insupportable. Quand tu passes par un tel état, tu as le réflexe de t’en rappeler lorsque tu retournes à l’entraînement. J’ai repris progressivement depuis la mi-août. Après une rupture des ligaments croisés, on dit qu’il faut attendre entre six et huit mois pour être sûr qu’il n’y aura pas de rechute. J’en suis à six mois et ça va très bien. Mais je dois rester vigilante.

Vous pensez déjà aux Jeux olympiques ?
Tout ce que je fais depuis que j’ai commencé l’athlé, c’est en vue des Jeux. Ils sont dans un coin de ma tête. Mais je sais ce que c’est que de vouloir reprendre trop vite. Je ne prendrai pas de risques.

Propos recueillis par Florian Gaudin-Winer pour athle.fr

Retrouvez la biographie d'Eloyse en cliquant ici

Retrouvez tous les reportages, interviews et résultats de l’athlétisme en vous abonnant sur ce site à Athlétisme Magazine, le mensuel de référence de l’athlétisme français. Cliquez ici !! 

 

RB
Admin Athle.fr
les réactions
Commentez cette actualité
Pour commenter une actualité il faut posséder un compte sur le site FFA, utilisez la rubrique ci-dessous pour vous identifier ou vous créer un compte.
Login (Email) : 
Mot de Passe : |
mot de passe oublié ?
dans la même rubrique
18/06 > (3)
05/06 >  
22/05 >  
07/05 >  
30/04 >  
18/04 >  
04/04 >  
02/04 >  
27/03 >  
22/03 >  
le reste de l'actualité
16/07 >  
16/07 > (2)
15/07 >  
15/07 > (1)
14/07 > (1)
13/07 > (1)
13/07 >  
12/07 >  
12/07 >  
11/07 > (1)
10/07 > (2)
09/07 > (4)
08/07 >  
08/07 >  
07/07 >  
07/07 > (1)
07/07 >  
06/07 > (2)
06/07 >  
05/07 >  
05/07 >  
05/07 >  
04/07 >  
04/07 >  
04/07 >  
rechercher
Fil
Info
12345
boutique
FFA
Derniers
résultats
International
National
Régional
Départemental
INFORMATIONSFORMATIONCOMMUNAUTÉBASES DE DONNÉESMÉDICALBOUTIQUE
NOS PARTENAIRES
CONDITIONS D'UTILISATION MENTIONS LÉGALES CONTACTS