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Stella Akakpo : « Encore beaucoup de progrès à faire »
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Stella Akakpo : « Encore beaucoup de progrès à faire »

En pleurs à l’arrivée de son 60 m à Metz samedi dernier, où elle a explosé son record personnel en 7’’12, Stella Akakpo a séché ses larmes et repris ses esprits. Très heureuse de sa progression en une semaine, après ses 7’’19 à Reims le mercredi, elle garde la tête froide et se projette sur les importantes échéances estivales à venir. L’élève d’Olivier Vallaeys à l’Insep revient pour athle.fr sur les changements dans sa préparation hivernale et sur ses ambitions en cette année olympique.

Stella, vous venez de claquer deux gros chronos sur 60 m (7’’19 à Reims puis 7’’12 à Metz) en quelques jours. Avez-vous ressenti un déclic ?
Oui ! Pendant l’échauffement, mercredi dernier à Reims, j’ai senti que j’avais compris quelque chose au 60 m, qui est une course différente du 100 m. Jusque-là, mes qualités s’exprimaient mieux en fin de course. Ce jour-là, j’ai compris les intentions qu’il fallait mettre sur un 60 m.

Votre préparation n’était pourtant pas idéale…
Samedi dernier, j’avais une séance spécifique de sprint programmée à l’Insep. Mais une compétition de tir à l’arc se déroulait là où nous nous entraînons habituellement, et nous avons dû nous rabattre dans le petit anneau de 166 m dans un coin de la salle. Dans un virage, j’ai ressenti une grosse douleur à l’adducteur. Sur le coup, les kinés m’annoncent une élongation ou une petite déchirure. J’avais une échographie prévue le lundi, et là, on m’a appris que ce n’était qu’un « grade 1 ». Je voulais vraiment courir, et j’ai donc convenu avec mon kiné que si je ressentais le moindre truc à l’échauffement, je ne courrais pas. C'est pour cela qu’après avoir battu mon record en séries, je n’ai pas pris part à la finale.

Vous avez donc préféré attendre trois jours avant de vous y remettre…
A Metz, j’avais un peu d’appréhension, car il fallait confirmer, ne serait-ce que pour moi-même. J’ai été rassurée de voir mon chrono de 7’’23 en séries. En réalisant que j’avais couru en 7’’12 en finale, j’ai beaucoup pleuré. Je savais que je valais autour de 7’’20 depuis longtemps, mais je ne m’attendais pas à courir aussi vite. Il faudrait demander à mon coach s’il s’y attendait…

Justement, avez-vous changé des choses dans votre préparation ?
Nous avons changé beaucoup de choses. Pas sur la philosophie de course ni sur le plan technique, mais sur le plan physiologique. Olivier est très porté sur la technique, il aime beaucoup nous faire travailler sur le placement, lors d’exercices de marche. Nous lui avons demandé de faire des séances cardio moins longues, calquées sur nos épreuves de prédilection, et de faire plus de séances de courses et de vitesse.

N’y-a-t-il pas aussi un changement psychologique ?
On ne peut pas parler de blocage, mais j’avais besoin d’un déclic. A l’entraînement, quand on fait des départs avec les garçons, j’arrive à faire de belles choses. Mais je n’arrivais pas à le transposer en compétition. J’ai fait un gros travail sur moi-même cet hiver, et avec mon coach, pour être compétitive avec de la concurrence, et pas seulement quand je suis seule en course, comme c’était le cas à Reims, au couloir 6.

Vous voilà sixième performeuse mondiale de l’hiver…
Je suis très contente de mon chrono, mais il ne faut pas faire des tonnes de mon 7’’12. Mon objectif, c’est avant tout de courir très vite cet été, que ce soit à Amsterdam ou à Rio. Je garde les pieds sur terre, et concentrée sur mon objectif.

Vous aviez indiqué que les championnats du monde de Portland ne figuraient pas dans vos objectifs. Avez-vous changé d’avis ?
Non. Avec Olivier (Vallaeys), nous échangeons beaucoup, et nous trouvons toujours un compromis. Nous avons débriefé ma course de samedi, et sommes arrivés à la conclusion que je n’irai pas aux Etats-Unis. Cette année, il y a de grosses compétitions qui nous attendent cet été, et les championnats de France arrivent très tôt. En plus, Portland, c’est dans trois semaines, et je commence à ressentir quelques bobos. On rafistole tout ça pour les championnats de France, mais je ne referai pas un cycle de préparation pour aller aux Mondiaux, je préfère me tourner vers la préparation estivale.

Doublerez-vous 60 m et 200 m à Aubière ?
Je ne ferai que le 200 m. Avec mes adducteurs et les virages relevés, ce n’est pas un choix évident, mais c’est une distance à laquelle je veux regoûter. J’y prends du plaisir, alors je veux me lancer dans cette aventure. Je pense que cela peut me faire du bien en vue du 100 m cet été.

Vous alignerez-vous aussi sur le demi-tour de piste en extérieur dans les mois à venir ?
C’est possible. J’en ai toujours fait quand j’étais jeune, mais j’ai arrêté lorsque je suis arrivée à l’Insep en 2012. Je pense que c’est parce que j’avais peur des séances physio pour le 200 m. J’ai passé un cap à ce niveau-là et j’accepte mieux les efforts plus longs.

Vous sentez-vous désormais une senior plus accomplie ?
Je ne pense pas être encore arrivée à maturité, j’ai encore beaucoup de choses à apprendre. Je suis impliquée à 100% dans ce que je fais, mais je peux encore m’améliorer dans mon hygiène de vie, dans ma récupération, prendre de l’expérience. Quand j’aurai fait des finales olympiques et mondiales, on pourra dire que je suis une athlète accomplie.

Avez-vous retrouvé la confiance de la Stella Akakpo championne d’Europe juniors en 2013 ?
Mes années espoirs ont été compliquées sur le plan psychologique. Être fort chez les jeunes n’est pas facile, mais le plus compliqué, c’est la suite. Les regards et les attentes sont braqués sur vous, de la part des médias, des sponsors, de tout le monde. A Moscou, en 2013, je n’avais que 19 ans, on m’a pris pour la nouvelle Christine Arron. Dans la vie d’une jeune fille de cet âge-là, il se passe plein de choses. Il faut prendre en compte le contexte, l’aspect social, familial, sentimental, et envisager les choses dans leur entièreté, ne pas s’arrêter à la simple performance chiffrée.

Vous vous êtes approchée à six centièmes du record de France du 60 m de Christine Arron (7’’06 à Aubière en 2006). Pensez-vous être capable de le battre dans les années à venir ?
J’ai beaucoup de respect pour Christine, et j’ai été très touchée de son message de félicitation sur les réseaux sociaux. Mais je ne veux pas me comparer à elle, et à sa grande carrière. Je ne cours pas pour les records. Si je dois le battre un jour, cela arrivera peut-être, mais je ne veux pas me mettre de pression inutile avec ça. Cela ne m’empêche pas d’avoir envie de courir vite !

Propos recueillis par Etienne Nappey pour athle.fr

Retrouvez la biographie de Stella en cliquant ici

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RB
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