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Le nouveau départ de Myriam Soumaré
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Le nouveau départ de Myriam Soumaré

La sprinteuse val d’oisienne a annoncé ce mercredi qu’elle prenait sa retraite sportive, à l’âge de vingt-neuf ans. Mère d’un petit garçon depuis l’été dernier, elle tourne la page de l’athlétisme sans aucun regret. Retour sur la carrière de cette athlète hors norme.

« Je ne sais pas ce qui se passe aujourd’hui mais je n’arrête pas de recevoir des messages. » Myriam Soumaré joue à l’ingénue mais, au bout du fil, on devine le sourire espiègle qui s’affiche sur son visage. La sprinteuse de Sarcelles a annoncé ce matin, dans les colonnes du journal L’Equipe, qu’elle prenait sa retraite sportive. « Une décision mûrement réfléchie », après avoir donné naissance à un petit garçon l’été dernier et repris l’entraînement sans jamais retrouver ce feu sacré qui permet d’aller au stade tous les jours sans se poser de questions.
A six mois de ce qui aurait pu être le dernier grand rendez-vous de sa carrière, les Jeux olympiques de Rio, on pourrait l’imaginer un peu déçue ou amère. C’est en fait exactement l’inverse. « J’ai toujours dit que j’arrêterais le jour où je ne prendrais plus de plaisir, confie-t-elle. Ça ne sert à rien de se forcer. Je vais maintenant avoir une vie comme tout le monde : métro, boulot, dodo. J’ai retrouvé mon petit cocon et je profite de la vie. Je vais découvrir d’autres soucis mais aussi d’autres bonheurs. » Entre son métier d’auxiliaire puéricultrice à mi-temps qu’elle a repris, sa vie de famille, la participation à des séminaires en entreprise et ses interventions dans des établissements scolaires avec le Conseil général du Val d’Oise, Myriam Soumaré ne devrait pas s’ennuyer.

Un chrono de folie en baskets de ville
Au quotidien, elle restera la jeune fille anonyme qu’elle a toujours été. En toute discrétion, sans jamais mettre en avant sa carrière sportive aussi brillante qu’atypique. Ses débuts ont été racontés plusieurs fois. A dix-sept ans, elle est repérée par Olivier Darnal, surveillant dans son collège et qui va bientôt devenir son entraîneur, en compagnie d’Hubert Rochard. Sa sœur, Aminata, est déjà inscrite au club d’AA Pays de France Athlé 95. Après plusieurs semaines d’attente, Myriam finit par se rendre un soir au stade. En baskets de ville dernier cri, elle réalise « un chrono de folie. » Elle ne quittera plus le complexe sportif Nelson-Mandela de Sarcelles et le club val d’oisien, où ses camarades d’entraînement sont vite devenus des amis.

Médaillée de bronze sur 100 m lors des championnats d’Europe espoirs en 2007, c’est en 2010 qu’elle se révèle aux yeux du grand public. Au bout d’un 200 m inoubliable au couloir huit, elle décroche à la surprise générale le titre européen à Barcelone en 22’’32. Ses roulades de bonheur sur la piste puis sa danse sur le podium en font la coqueluche des médias et la chouchoute des fans. Egalement médaillée sur 100 m et avec le 4x100 m, elle doit apprendre à composer avec sa soudaine notoriété. Discrète et désireuse de rester dans l’ombre, elle mettra du temps à s’habituer à cette exposition médiatique à laquelle elle n’était pas préparée.

Les J.O. de Londres, son meilleur souvenir
Résumer sa carrière à ses trois médailles barcelonaises serait injuste. Après 2010, elle montera à cinq autres reprises sur des podiums continentaux et portera, lors de sa dernière année sur les pistes en 2014, ses records personnels à 11’’03 sur 100 m et à 22’’11 sur 200 m. Un temps qui fait d’elle la deuxième meilleure performeuse française de tous les temps derrière Marie-José Pérec (21’’99). Mais le plus beau souvenir de sa carrière, ce sont les Jeux olympiques de Londres en 2012, avec une septième place sur 200 m. « Quand j’y repense, c’était un truc de ouf, s’exclame Myriam, qui nous avait raconté à l’époque avoir quitté la capitale londonienne avec, dans ses bagages, des coussins, une housse de couette et des tasses à l’effigie des J.O. Quand on est athlète, le plus grand, c’est d’entrer dans une finale olympique. »

A l’heure de raccrocher les pointes, Myriam Soumaré pense à la famille de l’athlétisme : « C’est tout bête mais je remercie tous ceux qui m’ont toujours soutenue. Quand j’ai commencé l’athlétisme, je passais un peu inaperçue. J’arrivais après des filles comme Christine Arron et Muriel Hurtis. J’ai eu un peu de mal à me faire ma place. Les gens m’ont acceptée comme j’étais. J’espère qu’ils comprendront mon choix d’arrêter, ce qui sera, je pense, le cas de mes vrais fans. »

Des pointes neuves au placard
La sprinteuse d’AA Pays de France était une athlète qui sortait de la norme. D’où, peut-être, quelques contre-vérités qui circulaient parfois à son sujet. Myriam, une flemmarde ? Sans doute au début mais, une fois sa carrière lancée, elle ne ratait jamais une séance dans le froid de Sarcelles, allant au bout d’elle-même lors des séances d’aérobie avec les garçons de son groupe d’entraînement. Myriam, une fille qui déteste l’athlé ? Si elle ne s’est jamais intéressée aux bilans et à la liste des engagées des courses auxquelles elle participait, elle aimait son sport, comme elle nous le racontait en 2013 : « Franchement, je suis contente d’avoir rencontré l’athlé. Sans ça, j’aurais eu une vie normale. Je n’aurais pas connu toutes ces émotions. La vie que je mène, je l’aime. »
D’ailleurs, Myriam Soumaré, qui était dans les tribunes lors du meeting Femina du Val d’Oise, n’a pas prévu de déserter les pistes. « Je compte faire des coucous aux copines du relais lors des compétitions. D’ailleurs, je ne ferme pas complètement la porte à l’athlé. J’ai mis des affaires de côté. Il me reste des pointes neuves. » Une ultime pirouette, à l’image de cette athlète aussi insaisissable qu’attachante.

Florian Gaudin-Winer pour athle.fr

Le top 5 des déclarations de Myriam Soumaré dans Athlé Mag

Sur les Interclubs (en mars 2013) : « Au début, je courais pour courir. Je n’étais pas vraiment attachée à l’athlé. Et puis j’ai découvert les Interclubs, cette compétition où tout le monde s’encourage, où tu n’es plus toute seule avec ton maillot. A AA Pays de France Athlé 95, on est un petit club. On part et on revient du stade en car, on délire tous ensemble. J’adore ! »

Sur la retraite sportive (en janvier 2014) : « Si c’est pour finir sa carrière avec deux genoux bousillés et le moral complètement à la ramasse, il vaut mieux arrêter avec le sourire et se dire qu’on a tout donné. C’est pour ça que je me donne à fond année après année. Je partirai la tête haute. »

Sur les J.O. de Londres (en août 2012) : « J’ai adoré ce pays et cette compétition. J’ai tout gardé en souvenirs : les coussins, la couette, mes dossards, les tasses. Ma chambre, ce sera une décoration London pendant au moins quatre ans. »

Sur sa mère (en août 2010) : « La personne que j’admire le plus, c’est ma maman, Bambifylla, pour le courage qu’elle a depuis toujours. Je pense à sa jeunesse en Mauritanie, sa venue en France et les trois boulots de femme de ménage qu’elle cumule pour subvenir à nos besoins. J’espère aller loin pour elle. »

Sur son image publique (en mars 2013) : « On essaye souvent de me faire passer pour une porte-parole, que ce soit comme la fille au foulard, la fille des quartiers ou encore juste la femme dans le sport. C’est un peu compliqué à assumer. S’il y a des gens qui peuvent se reconnaître dans mon parcours, c’est avec plaisir. Mais prendre la parole pour dire aux femmes d’aller courir, ça ne m’intéresse pas. Je laisse ça à ceux qui aiment être sur le devant de la scène. »

 

RB
Admin Athle.fr
les réactions (1)
Marc Croset - 25/02 (14h38)
Myriam quitte sa vie d'athlète de haut niveau pour mener sa vie de femme. Quoi de plus normal. il faut savoir faire un arbitrage à un moment de donné. Respect pour ton choix Myriam même si c'est avec une certaine tristesse que nous apprenons ton départ de la scene internationale. Ta joie de vivre et ton exubérance communicative on fait chaud au coeur de petit monde de l'athlé. Mais je suis sûr que t'impliquera pour transmettre ton expérience et ton vécu aux jeunes. Si cela te dit bien entend
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